OUVRAGES

OUVRAGES2018-08-15T19:33:06+02:00

10 CONFÉRENCES DE LANZA DEL VASTO

Livre + CD audio en format MP3. Conférences faites en Belgique de 1975 à 1979. Le livre et le CD contiennent l’intégralité des conférences telles qu’elles ont été enregistrées à l’époque. Titres des conférences : Non-violence. Vie intérieure. Le monde et l’amour. Péché originel. Poésie et Résurrection. Le destin de l’Occident. L’homme libre face au pouvoir. L’homme libre face à lui-même. Donner un sens à sa vie. Questions-Réponses.

Editions Enzo Ganzitti, 2010
Lanza del Vasto (1901-1981), philosophe italien et disciple chrétien de Gandhi, fondateur des Communautés de L’Arche, il s’est concentré sur la vie intérieure et la non-violence active. Écrivain et poète francophone, il était aussi sculpteur, dessinateur et musicien. En tant que conférencier international, il a participé à de nombreuses actions en faveur de la paix. 

AMNISTIER L’APARTEID

Après les atrocités de l’apartheid, aboli en 1993, pas de terreur ni d’épuration, pas non plus de tribunaux, spéciaux ou ordinaires, pour se saisir de ces crimes contre l’humanité, mais un processus de réconciliation nationale, d’où sort l’arc-en-ciel de la “rainbow nation”. La Commission Vérité et Réconciliation en fut l’instrument. Son Rapport, remis par Desmond Tutu à Nelson Mandela le 29 octobre 1998, n’est pas seulement un écrit d’un genre juridique nouveau et un document fondateur dans l’histoire de la nation sud-africaine, c’est un texte qui acquiert une place au côté des grandes oeuvres de philosophie politique, à l’instar de la Constitution d’Athènes d’Aristote et du Contrat social de Rousseau.

Le Seuil, 2004
Desmond Tutu Archevêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984, auteur d’une théologie ubuntu de la réconciliation, il fut ensuite le président de la Commission de la vérité et de la réconciliation, chargée de faire la lumière sur les crimes et les exactions politiques commis, durant la période de politique d’apartheid, au nom des gouvernements sud-africains, mais également les crimes et exactions commis au nom des mouvements de libération nationale.

AU-DESSUS DE LA MÊLÉE

“Au-dessus de la mêlée” est le plus célèbre manifeste pacifiste de la Grande Guerre. Comparable au “J’accuse” de Zola, il fut publié par Romain Rolland le 24 septembre 1914 dans le Journal de Genève. Ce texte exceptionnel, qui exhorte les belligérants à prendre de la hauteur pour saisir l’ampleur du désastre, provoqua aussitôt de nombreuses réactions violentes et haineuses envers son auteur, dont la lucidité, l’idéal de non-violence et de communion entre les peuples furent néanmoins récompensés, dès l’année suivante, par le prix Nobel de littérature.

Payot, 2013
Romain Rolland (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915, ami de Stephan Zweig, animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, admirateur de Léon Tolstoï et passionné par les philosophies de l’Inde, fasciné par Abd-al-Bahā. 

AVEC OU SANS VIOLENCE

D’un essor de créativité partagée à l’épreuve.
Florence Samson tente de parler dans son ouvrage des violences qui ont un impact sur le monde, les sociétés et les individus, des évènements qui détruisent les peuples, les personnes dans leur quotidien. Tout comme notre environnement. Elle nous interroge sur notre responsabilité individuelle et collective. Pour contre-balancer, l’auteure expose sa vision d’une humanité non violente et une philosophie de vie, le bouddhisme laïc. Elle propose des solutions pour construire un nouveau modele de société.

L’Harmattan, 2018
Florence Samson publie là son dix-huitième ouvrage depuis 2005. Elle est décorée des Palmes du bénévolat, échelon Bronze, et du Mérite bénévole, échelon Or, pour son engagement associatif depuis l’âge de 15 ans.

COMMENT LA NON-VIOLENCE PROTÈGE L’ÉTAT : ESSAI SUR L’INEFFICACITÉ DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Parlons franchement, au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement, depuis des décennies, ne serait-ce qu’à freiner la catastrophe sociale et écologique en cours (de la sixième extinction de masse aux inégalités économiques phénoménales et croissantes qui caractérisent notre temps). La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. En outre, il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces…

Éditions libre, 2018
Peter Gelderloos, philosophe libertaire, activiste et théoricien anarchiste.
NOTE DE L’OBSERVATOIRE : nous sommes en accord avec Peter Gelderloos quant à la nécessité de changer radicalement le système de société actuel, mais en désaccord avec ses interprétations, ses analyses et sa vision de la lutte non-violente. Ses arguments sont en outre peu convaincants et l’empreinte de son idéologie ressort tout au long du livre où l’on note un certain agacement devant la montée d’une force non-violente sur toute la planète.
Nous renvoyons à un extrait du chapitre Répondre à la violence par la violence (p. 106 à 109) de l’ouvrage Violence, conscience, non-violence. Extrait de la p. 109 : …Certains partisans de la lutte antisystème insinuent, avec mauvaise foi, que la non-violence, par sa soi-disant inaction, collabore avec les pouvoirs dits répressifs et qu’elle est naïve et inefficace. Cependant, que constatons-nous ? Par la violence, en mettant de l’huile sur le feu, on renforce ces pouvoirs qui peuvent ainsi justifier leur contre-réaction violente et augmenter leur répression, devenue alors légitime. N’est-ce pas là de la collaboration ? Dénoncer la violence en l’utilisant à son tour est un contresens qui doit, de plus, produire une profonde contradiction interne chez celui qui l’exerce. “Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même. Si tu plonges longuement ton regard dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard en toi” disait Nietzsche. Face au constat d’impuissance à obtenir des résultats, la violence est souvent un acte désespéré ; l’ultime recours qui dévoile une consternante carence à imaginer des formes de lutte nouvelles, efficaces et constructives. J’ai vu fréquemment des militants, épris de justice, basculer dans la lutte violente, envahis par le dépit, le désespoir ou la rage. Le violent ne dévalorise-t-il pas la non-violence par projection de son propre problème ? Ce faisant, ce ne serait pas la non-violence qu’il critique, mais bien l’inefficacité de sa violence. “La violence est le dernier refuge de l’incompétence” disait Isaac Asimov…

CONSCIENCE CONTRE VIOLENCE

Stefan Zweig finit de rédiger ce texte prémonitoire en 1936, en pleine montée du fascime : il nous raconte le conflit qui opposa Sébastien Castellion (1515-1563), partisans de la tolérance, au théologien Jean Calvin (1508-1564). Le rapprochement entre la ville de Genève au XVIe siècle et l’Allemagne nazie, entre Calvin et Hitler, entre les disciples de Guillaume Farel, qui fit adopter la Réforme à Genève, et les hordes hitlériennes s’impose d’emplée au lecteur. Quelques décennies plus tard, la montée des intégrismes religieux, la résurgence des extrêmes droites sont plus que jamais d’actualité et cet écrit polémique n’en a que plus de force.

Le livre de poche, Paris, 2010.
Stephan Zweig (1881-1942), écrivain austro-hongrois, ami proche de Romain Rolland avec qui il partageait ses idéaux d’humanisme, de pacifisme, de fraternité et d’universalité.

DE LA VIOLENCE I

Comment la violence se met-elle au service de la religion ? Quel usage politique peut-on faire de la cruauté ? Par quels biais les logiques de haine aboutissent-elles au massacre de populations entières ? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la guerre civile en Colombie, l’épuration ethnique dans l’ex-Yougoslavie, le génocide des Rwandais tutsi, mais aussi la Bible, le droit musulman, la médecine ou encore le pouvoir. Il privilégie une approche pluridisciplinaire pour cerner et comprendre ce qui fait basculer les sociétés dans la folie destructrice.

Editions Odile Jacob, 2005
Françoise Héritier (1933-2017) anthropologue, ethnologue et féministe française, fut directrice d’étude à l’EHESS et succéda à Claude Lévi-Strauss au Collège de France.

DE LA VIOLENCE II

Le sacrifice est-il un meurtre? A quoi sert la douleur infligée? Quelles sont les limites du pacifisme et de la non-violence? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la torture politique, les mises à mort publiques, mais aussi le statut de l’animal, le sacrifice de soi ou des autres, la vendetta et le bouc émissaire, la haine en bande organisée. C’est la genèse de l’intolérance violente qu’il tente de décrire, pour servir de préalable à une éthique universelle.

Editions Odile Jacob, 2005
Françoise Héritier (1933-2017) anthropologue, ethnologue et féministe française, fut directrice d’étude à l’EHESS et succéda à Claude Lévi-Strauss au Collège de France.

DES DÉLITS ET DES PEINES

L’été 1764, à Livourne, en Italie, un jeune homme de vingt-six ans publie anonymement un court essai traitant de ” la cruauté des supplices et de l’irrégularité des procédures criminelles “. Le marquis Cesare Beccaria, auteur de l’essai, ne va pas rester longtemps inconnu. Son texte connaît un succès foudroyant, pénètre sur la scène française, est traduit, se répand dans toute l’Europe. Voltaire, Diderot, d’Alembert l’acclament… Beccaria pose les bases de la réflexion pénale moderne. Beccaria, frère spirituel des Encyclopédistes, veut fonder ” en raison et en humanité ” les principes d’une nouvelle justice criminelle. Il développe une pensée originale qui voit dans la peine une garantie de la loi et non une mise hors la loi. Tenant d’une justice laïcisée, et soucieux de défendre l’utilité sociale, Beccaria dénonce la peine de mort et ses méfaits. Toute peine doit être rapportée à la liberté et non au pouvoir, à l’exigence sociale et non à l’arbitraire du souverain ou du juge. Beccaria, célébré par les Lumières, fut une référence fondamentale de la Révolution, et jusqu’à nos jours les principes de sa pensée ont eu une influence internationale.

Flammarion, 2006
Cesare Beccaria (1738-1794), juriste, philosophe, économiste et homme de lettres italien rattaché au courant des Lumières. Dans Des délits et des peines, il fonde le droit pénal moderne et se signale notamment en développant la toute première argumentation contre la peine de mort.

DÉSARMER LES DIEUX ; LE CHRISTIANISME ET L’ISLAM FACE À LA NON-VIOLENCE

Jean-Marie Muller nous convie à une immense méditation sur le bien et le mal. Il réfléchit ici sur la violence dans la religion et la perversion radicale qui peut parfois en résulter : tuer au nom de Dieu ! Par l’enseignement rigide d’un discours dogmatique fermé, les religions historiques ont souvent disposé les hommes à l’intolérance plutôt qu’à la bienveillance. Certains hommes de foi ont en effet la conviction de posséder la vérité ultime, et de la tenir directement de Dieu. Ils se donnent volontiers la mission de la défendre contre les infidèles et les hérétiques. ” Ceux qui prétendent tout savoir et tout régler, affirme Albert Camus, finissent par tout tuer. Un jour vient où ils n’ont.. d’autre science que la pauvre scolastique qui. de tout temps, servit à justifier le meurtre.

Le Relié Poche, 2018
Jean-Marie Muller Philosophe français, directeur d’études à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits et membre fondateur du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente).

DÉSOBÉIR

Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brulante. Dans cet essai intempestif, Frédéric Gros réinterroge les racines de l’obéissance politique. Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? C’est en repérant les styles d’obéissance qu’on se donne les moyens d’étudier, d’inventer, de provoquer de nouvelles formes de désobéissance : la dissidence civique, la transgression lyrique… Rien ne doit aller de soi : ni les certitudes apprises, ni les conventions sociales, ni les injustices économiques, ni les convictions morales. La pensée philosophique, en même temps qu’elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences et aux généralités, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. à l’heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d’humanité. Philosopher, c’est désobéir. Ce livre en appelle à la démocratie critique et à la résistance éthique.

Albin Michel, 2017
Frédéric Gros Professeur de pensée politique à Sciences-Po Paris. Essayiste, philosophe, grand connaisseur de l’ouvre de Michel Foucault qu’il a éditée pour la Bibliothèque de la Pléiade, il est déjà l’auteur de nombreux livres.

DÉSOBÉIR. PETIT MANUEL

“Celui qui n’essaie pas, et celui-là seul, a déjà perdu.” On a tous déjà manifesté des dizaines de fois. On a tous signé des centaines de pétitions. Mais combien sommes-nous à nous être demandés, lucidement, sans faux-semblant, ce qu’il en était de l’efficacité, et donc, de la pertinence, de nos moyens d’actions traditionnels ? Combien sommes-nous à nous réfugier dans une espèce de pensée magique chaque fois que nous sommes en colère, en nous habituant à considérer nos modes de protestation non plus comme des outils au service de fins précises, mais comme des gestes magiques, comme des prières aux puissants dont la valeur ne serait plus que symbolique ? Xavier Renou Militant associatif, membre de plusieurs collectifs (les désobéissants, le Réseau Sortir du Nucléaire, Génocide Made in France…)

Le passager clandestin, 2012
Xavier Renou Militant associatif, membre de plusieurs collectifs (les désobéissants, le Réseau Sortir du Nucléaire, Génocide Made in France…)

DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

Publié en 1576, le Discours de la servitude volontaire est l’oeuvre d’un jeune auteur de dix-huit-ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l’humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l’armature même du pouvoir.

Éditions Mille et une nuits-Fayard, Paris, 1997
Étienne De La Boétie (1530-1563), écrivain humaniste et poète français.

DU MENSONGE A LA VIOLENCE

Hannah Arendt propose une réflexion générale sur le politique, à travers ses concepts fondamentaux. Elle étudie le rôle du mensonge et des techniques d’intoxication, et la manière de les combattre. Elle développe sa réflexion sur la notion de violence, sur les relations entre une structure étatique et les formes de contestation qui peuvent s’y opposer : la désobéissance civile, dont elle montre le développement aux Etats-Unis, et son importance à côté des voies classiques de recours et de contestation ; la violence des révoltes, dans les pays gouvernés par un régime totalitaire où se développe la bureaucratie. Quatre textes majeurs, proposant des analyses qui s’appuient aussi bien sur la tradition philosophique que sur l’actualité de notre temps – y voisinent Platon et un rapport du Pentagone -, enracinent ainsi une réflexion brillante dans le terrain des préoccupations contemporaines.

Pocket, 1994
Hannah Arendt (1907-1975), politologue, philosophe et journaliste allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme, la modernité et la philosophie de l’histoire. Ses ouvrages les plus célèbres sont Les Origines du totalitarisme (1951), Condition de l’homme moderne (1958) et La Crise de la culture (1961). Son livre Eichmann à Jérusalem, publié en 1963 à la suite du procès d’Adolf Eichmann en 1961, a fait l’objet d’une controverse internationale.

ÉLOGE DE LA FUITE

La fuite dont parle Laborit ne relève pas du sauve-qui-peut impuissant. Elle n’est pas un retour en arrière, mais une marche continuelle vers l’avant, une remise en cause permanente des situations établies, une fuite loin des pouvoirs en place, y compris et surtout ceux que nous avons nous-mêmes contribué à installer. Car sitôt installé, un pouvoir se corrompt immanquablement. Fuir, c’est « choisir un but et corriger la trajectoire de l’action à chaque seconde ». Le but à atteindre est évolutif dans le temps et dans l’espace, jamais figé dans des certitudes idéologiques sectaires et rigides. L’éloge de la fuite, c’est « l’éloge de l’imaginaire, d’un imaginaire jamais actualisé et jamais satisfaisant, c’est la Révolution permanente ». Avec l’utopie comme guide et non comme but à atteindre.  (Source : Chroniques du Yéti, 17 août 2008 – https://yetiblog.org/?s=eloge+de+la+fuite).

Folio, 1985
Henri Laborit (1914-1995) Médecin chirurgien, neurobiologiste, ethnologue et philosophe, connu du grand public par la vulgarisation des neurosciences.

ESSAIS

La publication du présent recueil d’essais, aux thématiques très diverses, met pour la première fois à la disposition du lecteur français du début du XXIe siècle la variété des intérêts de Thoreau. Elle donne à voir l’évolution de sa pensée, son déplacement entre nature et société. Il faut entendre sa passion pour la nature, son refus d’adopter un comportement moutonnier, accueillir le questionnement qui est au cœur de sa résistance : peut-on subordonner la liberté à des considérations économiques ? La loi de la majorité est-elle démocratique et souhaitable ? La loi rend-elle nécessairement juste ? L’individu seul peut-il favoriser l’avènement de la justice ? Comment ne jamais abandonner sa conscience ?

Le Mot et le reste, 2007
Henry David Thoreau (1817-1862), essayiste, philosophe et poète américain, il est considéré, par ses écrits et ses actions, comme étant à l’origine du concept contemporain de non-violence et influenca notamment Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King. En 1849, il démissionnait de son poste de professeur à l’école publique, car il refusait de battre les élèves.

GANDHI : ATHLÈTE DE LA LIBERTÉ

1869 : lorsque naît Gandhi, son pays s’appelle encore les Indes, fleuron de l’Empire britannique et joyau de la reine Victoria. Quand il meurt assassiné le 30 janvier 1948, l’Inde est devenue libre. C’est son œuvre, l’œuvre d’une longue vie athlétique. Ce petit homme maigre souleva d’abord les Indiens d’Afrique du Sud, puis l’Inde entière, avec des moyens nus, des actions simples. Ni saint, ni guru, ni prophète, Gandhi pour son peuple fut d’abord ” Mahatma “, Grande Ame, puis ” Bapu “, Grand-Père. Aujourd’hui, on l’appelle le ” Père de la Nation “. L’histoire ne connaît pas d’autre exemple de libérateur d’un peuple qui ait su, comme lui, gagner la liberté par la désobéissance civile, qu’il appelait, lui, la ” force de la vérité “. Sans aucune violence, jamais. 

Gallimard, 2008
Catherine Clément Elle intègre l’École normale supérieure de jeunes filles en 1959, agrégée de philosophie, sa rencontre avec Claude Lévi-Strauss l’influence de manière décisive. Depuis 2002, elle prépare et dirige l’Université populaire du quai Branly à Paris.

GANDHI ET LA NON-VIOLENCE

Ce livre retrace la vie et l’œuvre de Gandhi (1869-1948), et surtout, dessine le portrait d’une personnalité spirituelle hors du commun. ” On écrira la vie de Gandhi et on le discutera, lui, ses théories et ses activités. Mais pour quelques-uns d’entre nous, il restera quelque chose au-delà de toute théorie, un visage radieux et bien-aimé qui ennoblissait nos vies mesquines, leur donnait un sens et dont la mort nous a laissés dans un sentiment de vide et de solitude… Il restera le pèlerin en quête de la Vérité, calme, paisible, résolu et impavide ” (Nehru). Un humble chercheur et expérimentateur qui, selon ses propres mots, n’a jamais rien fait ” que de tenter des expériences “, mais dont le message lui a survécu et reste d’une profonde actualité.

Seuil, 1970
Suzanne Lassier Diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales.

IDENTITÉ ET VIOLENCE

Le monde semble redevenir une fédération de “cultures“, de “civilisations“, où chacun est sommé de se ranger. Faut-il s’y résigner ? N’avons-nous d’autre choix que de nous enfermer en des identités closes ? Remettant en cause l’idée de Moyen-Orient et d’Occident monolithiques, rompant avec la logique de l’affrontement entre blocs antagonistes, se revendiquant à la fois de ses racines indiennes et de la culture des pays occidentaux où il travaille, Amartya Sen dénonce les illusions qui entourent de nos jours la notion d’identité. La liberté qu’a chacun de se construire par-delà des identités fermées, grâce à la multiplicité de ses appartenances, est peut-être le seul recours contre la violence. “Critiquant les tendances actuelles au communautarisme, Amartya Sen rappelle à quel point l’identité moderne est complexe et multidimensionnelle“, Francis Fukuyama. “Une rare synthèse d’intelligence et d’implication personnelle. Un livre qui nous sauve des théories militaristes, de la guerre des civilisations“, Nadine Gordimer.

Odile Jacob, Arles, 2015
Amartya Sen (né en 1933), économiste et philosophe indien, chercheur et enseignant depuis 1972 en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis, Il reçoit en 1998 le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur la famine, sur la théorie du développement humain, sur l’économie du bien-être, sur les mécanismes fondamentaux de la pauvreté et sur le libéralisme politique.

IL FAUT TUER TINA

La célèbre expression de Margaret Thatcher est tout sauf vraie. Des alternatives au capitalisme et à la pensée unique néolibérale existent. Elles sont construites par des femmes et des hommes qui, partout dans le monde, se dressent contre l’injustice, les inégalités, l’oppression. Beaucoup de ces alternatives sont simples, cohérentes et, avec un peu de volonté politique, pourraient être mises en œuvre dès aujourd’hui. Prétendre que l’être humain est fondamentalement égoïste ou que le capitalisme est notre seul horizon revient à forger notre impuissance : en jetant le discrédit sur celles et ceux qui veulent changer le monde, taxés de rêveurs, d’utopistes, TINA nourrit le fatalisme, la passivité et la résignation. En effet, comment penser l’alternative et pourquoi agir si l’on part du principe que, de toute façon, «c’est foutu» et qu’on n’y pourra rien changer ? C’est le point de départ et l’objectif de ce livre : proposer un outil accessible, pratique, concret et rigoureux pour rompre avec le fatalisme ambiant et montrer que, dans tous les domaines (finance, économie, éducation, culture, démocratie, agriculture, etc.), des alternatives crédibles à la mondialisation capitaliste sont à notre portée. Cet ouvrage s’adresse aux millions de personnes indignées par les injustices et les absurdités de ce monde. À celles et ceux qui veulent construire un autre modèle, fondé sur la satisfaction des droits humains fondamentaux, le respect de l’environnement et la construction d’une véritable démocratie.

Éditions Cerisier,  2017
Olivier Bonfond Économiste et conseiller au CEPAG (Centre d’Éducation populaire André Genot), militant altermondialiste, membre du CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes), de la plateforme d’audit citoyen de la dette en Belgique (ACiDe) et de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, auteur du livre Et si on arrêtait de payer? 10 questions/réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité (Aden, 2012). Il est également coordinateur du site www.bonnes-nouvelles.be.

JEAN-CHRISTOPHE

Écrivain engagé, pacifiste, poète et humaniste, figure majeure de la littérature française du XXe siècle, Romain Rolland (1866-1944) a laissé une oeuvre exigeante et ambitieuse, distinguée par le prix Nobel en 1915, et dont la pièce maîtresse demeure Jean-Christophe, roman auquel il consacra dix ans de sa vie. Passionné de musique, il y retrace le destin et la formation d’un compositeur de génie, héros romantique et « âme libre» à l’image du Werther de Goethe. De l’enfance à la maturité, Jean-Christophe Krafft découvre la douleur, l’injustice, affronte les épreuves de la vie pour enfin s’accomplir, trouver l’équilibre et la paix. Roman d’apprentissage, tableau du monde intellectuel européen de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, cette vaste fresque qui mêle pensée et poésie, réalisme et symbolisme, est autant une réflexion sur la création artistique que l’exploration sensible et profonde de l’âme humaine. Un chef-d’oeuvre et un classique.

Albin Michel, 2007
Romain Rolland (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915, ami de Stephan Zweig, animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, admirateur de Léon Tolstoï et passionné par les philosophies de l’Inde, fasciné par Abd-al-Bahā.

L’ÉDUCATION AUX VALEURS : UN REMÈDE À LA VIOLENCE

Quelles sont les valeurs de la démocratie ? À quoi sert l’éducation à la citoyenneté ? Que sont les droits de l’homme ? Ces notions sont trop souvent méconnues dans l’esprit des plus jeunes. En offrant des pistes de réflexion, l’auteur montre comment l’éducation aux valeurs des droits humains diminue les tensions et les conflits et constitue un vecteur important de cohésion sociale. Cet ouvrage montre l’impact de l’éducation aux valeurs sur le développement personnel des enfants et des jeunes.

L’Harmattan, 2019
Adel Fakih Docteur en Sciences politiques et Relations internationales, a fondé l’ASBL Bruxelles Trait d’Union où il dirige des recherches dans le domaine de l’éducation aux droits humains.

L’ENGRENAGE DE LA VIOLENCE

L’escalade vers la violence dans les relations interpersonnelles. Comment les différents dysfonctionnements de la communication sont des précurseurs de l’acte violent, et de démontrer l’engrenage qui mène de ces dysfonctionnements à la violence. S’appuyant sur la théorie systémique de la communication, l’ouvrage présente le concept de passage à l’acte comme outil de discrimination entre communication et violence. Il souligne la coresponsabilité des partenaires dans la construction d’une relation, aussi dysfonctionnelle soit-elle. Incertitude qui concerne les relations interpersonnelles privées, et les relations entre groupes humains : la géopolitique.

L’Harmattan, 2004
Jean-Marc Bailleux Écrivain français

L’HISTOIRE DE MES EXPÉRIENCES AVEC LA VÉRITÉ

Cette œuvre de Gandhi a été écrite à l’origine en gujarati, la langue de la région natale de l’auteur, et a été publiée en 1925 dans l’hebdomadaire Navajivan, dirigé par Gandhi lui-même. Traduit en anglais en 1927, il a été publié en deux volumes. L’histoire de mes expériences avec la vérité est fondamentalement une autobiographie qui rassemble ses expériences politiques et religieuses personnelles d’action et de pensée. La principale caractéristique de ce livre est sa sincérité absolue, qui fait du texte un document psychologique extraordinaire : avec une humilité franche, l’auteur révèle le monde de ses pensées et sentiments les plus intimes.

Discovery Publisher, 2018
Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), dirigeant politique, guide spirituel de l’Inde, communément appelé le Mahatma Gandhi, ou “grande âme“. Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha (résistance à l’oppression par la désobéissance civile de masse), théorie fondée sur l’ahimsa, qui a contribué à conduire l’Inde à l’indépendance.

LA COMMUNICATION NON-VIOLENTE AU QUOTIDIEN

Communiquer, nous le faisons tous constamment. Cependant, peu sont celles et ceux qui connaissent les règles d’une communication réellement respectueuse de soi et de l’autre. Dans ce livre, Marshall B. Rosenberg propose une méthode qui permet en toutes circonstances d’accroître la qualité de la relation, la compréhension et les rapports entre les personnes, mais aussi et surtout le respect de nos différences mutuelles. “Quand nous réussissons à entretenir la fluidité de communication décrite dans ces pages – en exprimant sincèrement ce qui se passe en nous et ce que nous aimerions, ainsi qu’en écoutant les autres et ce qu’ils aimeraient de manière empathique -,j’ai constaté que nous pouvons goûter plus pleinement à la magie de la bienveillance“. 

Jouvence Editions, Genève, 2003
Marshall Rosenberg (1934-2015) psychologue américain et créateur de Nonviolent Communication, un processus de communication qui aide les gens à échanger l’information nécessaire pour résoudre pacifiquement les conflits et les différences.

LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

L’ouvrage s’ouvre sur cette pensée toujours actuelle : “Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins“, demeure l’un des plus beaux pamphlets contre l’Etat qui, d’André Gide à la Beat Generation, a exercé une influence déterminante.

Editions Mille et une nuits, Paris, 1996
Henry David Thoreau (1817-1862), essayiste, philosophe et poète américain, il est considéré, par ses écrits et ses actions, comme étant à l’origine du concept contemporain de non-violence et influenca notamment Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King. En 1849, il démissionnait de son poste de professeur à l’école publique, car il refusait de battre les élèves.

LA FORCE SANS LA VIOLENCE

La lutte non violente a permis de résoudre un nombre important de graves conflits. Elle est venue à bout des plus grandes puissances militaires. Le travail de chercheurs a permis de comprendre le rôle incomparable d’une population qui, écrasée par la violence d’une dictature, d’une oppression ou d’une agression, se redresse et se met en marche avec une incroyable détermination. Pourtant, il ne suffit pas de descendre dans la rue par millions : la clé de la réussite, c’est aussi la stratégie, un exercice de haut vol qui ne s’improvise pas.

L’Harmattan, Paris, 2009
Gene Sharp (1928-2018), politologue américain connu pour ses nombreux écrits sur la lutte non-violente. Il a été parfois surnommé le “Machiavel de la non-violence”, fondateur de l’Albert Einstein Institution, une association sans but lucratif qui étudie et promeut la résistance nonviolente dans les zones de conflits actuelles.

LA HAINE N’AURA PAS LE DERNIER MOT

Maggy, la femmme aux 10 000 enfants. Au Burundi, pays voisin du Rwanda, ravagé par les massacres interethniques, la misère et le sida, une femme d’exception se bat pour que la haine n’ait pas le dernier mot. Cette haine, Marguerite Barankitse, que tous surnomment Maggy, l’a vécue dans son expression la plus inhumaine lorsqu’en 1993 soixante-douze personnes sont assassinées sous ses yeux. Au cœur de cette barbarie, elle parvient, au risque de sa vie, à sauver vingt-cinq enfants avant d’en recueillir des centaines d’autres dans l’enfer de la guerre civile. Puisant des forces insoupçonnées dans sa colère et sa révolte, mais aussi dans sa foi chrétienne comme dans son amour pour la vie, elle bâtit au fil des années une véritable pépinière d’espérance. Plus de dix mille enfants sont nourris, scolarisés, réintégrés dans leur famille ou réunis dans des maisons où se réinvente une responsabilité solidaire. Surtout, ils bénéficient d’une éducation à la paix, au pardon et au respect qui fait d’eux une nouvelle génération de jeunes citoyens plaçant leur humanité au-delà de toute appartenance ethnique – hutue, tutsie ou twa.

Albin Michel, 2005
Marguerite Barankitse Militante et enseignante burundaise tutsie, créa l’Oasis de la paix et la Casa de la Pace pour aider les enfants dans le besoin et leur donner accès aux soins de santé et à l’éducation.

LA LUTTE NON-VIOLENTE EN 50 POINTS

Approche stratégique de la tactique quotidienneCe livre est une introduction à la stratégie de l’action non-violente. Les techniques présentées dans les quinze chapitres ont été appliquées avec succès dans différentes parties du monde au cours du vingtième siècle. L’historien britannique Eric Hobsbawm a qualifié le vingtième siècle de « siècle des extrêmes « en raison des guerres destructrices qui ont été menées durant ces décennies et des idéologies extrémistes qui ont souvent été avancées pour justifier l’extermination de peuples entiers, de groupes ethniques ou de religions. Aujourd’hui, même si les progrès de la démocratie et le développement économique modifient quotidiennnement le visage du monde, les risques de conflits dévastateurs n’en persistent pas moins, d’où le besoin, plus que jamais, d’une action non-violente, en tant qu’alternative à la violence et à la destruction.

Centre for Applied NonViolent Action and Strategies, Serbie, Belgrade 2006.
Srdja Popovic, né en 1973. Leader étudiant, à partir de 1992, et cofondateur du mouvement otpor ! (Résistance !) Qui a aidé à mettre fin au « règne « de milosevic. Directeur exécutif de la campagne nationale “gotov je ! ” (Il est cuit !) en serbie, en 2000. Membre en vue du parti démocratique depuis sa fondation, membre de l’assemblée nationale de 2000 à 2003, et conseiller du premier ministre de la serbie, zoran djindjic. Directeur exécutif de Canvas (Centre for applied nonviolent action and strategies) depuis 2004.
Andrej Milivojevic, né en 1974, a travaillé pour la branche américaine de Otpor. A Belgrade a travaillé sur de nombreux projets de développement, y compris le projet “La réduction stratégique de la pauvreté” au Ministère des affaires sociales de la Serbie. 
Slobodan Djinovic, né en 1975. leader étudiants à partir de 1994 et un des cofondateurs du mouvement Otpor ! (Résistance !). Expert en technologies de télécommunication et expert en politique
dans les pays en transition, Président du Comité exécutif national de Canvas depuis 2004.

LA LUTTE NONVIOLENTE : PRATIQUES POUR LE XXIE SIÈCLE

Couper les sources du pouvoir et planifier la lutte nonviolente de façon stratégique, voilà l’objectif ambitieux de cette bible de la nonviolence, loin des fleurs dans les cheveux et autres clichés trop souvent associés à cette frange de la lutte politique. Gene Sharp est sans conteste l’un des théoriciens les plus connus et influents de la lutte nonviolente. Dans un contexte où la violence de la répression vis-à-vis de la contestation populaire est exponentielle, se plonger dans les écrits de Sharp devient incontournable. Surtout que l’action nonviolente, planifiée et exécutée de manière réfléchie et conséquente, constitue une force puissante et efficace pour promouvoir le changement social et politique. Des partisans de cette pratique en ont d’ailleurs fait usage avec succès tout au long du XXe siècle. Ressource inestimable pour les luttes politiques à venir, La lutte nonviolente, s’appuie sur plus de cinquante années de travaux académiques et de recherches en plus de faire le portrait d’une vingtaine de luttes nonviolentes qui ont traversé le XXe siècle, sources d’inspiration pour le présent siècle?: de la Place Tienanmen au Conseil suprême letton, en passant les témoins des freedom riders, le Printemps de Prague, la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis ou encore la résistance anti-nazi des enseignant.e.s norvégien.ne.s. À la fois pratique et théorique, l’ouvrage se veut la somme des réflexions de Sharp sur la nonviolence et les voies possibles pour planifier une action nonviolente de manière stratégique et efficace. Construit à partir de l’analyse profonde de l’œuvre maîtresse de Sharp, The Politics of Nonviolent Action, l’ouvrage intègre les théories de l’auteur et leur mise à l’épreuve sur le terrain. Le livre a aussi le mérite de rappeler l’importance de la préparation et de la stratégie dans ce type de lutte. Les réflexions de Sharp risquent de pousser les sceptiques à sérieusement considérer le potentiel de l’action nonviolente comme alternative éprouvée à la passivité et à la violence.

Ecosociété EDS, 2015
Gene Sharp (1928-2018), politologue américain connu pour ses nombreux écrits sur la lutte non-violente. Il a été parfois surnommé le “Machiavel de la non-violence”, fondateur de l’Albert Einstein Institution, une association sans but lucratif qui étudie et promeut la résistance nonviolente dans les zones de conflits actuelles.

LA NON-VIOLENCE

Un outil remarquablement construit, à la fois clair et exhaustif, pour comprendre ce que regroupe comme significations ce terme de non-violence. Présentant tout d’abord les origines du mot en recherchant une définition la plus précise possible avec les problématiques actuelles, les auteurs s’appliquent à prouver ensuite le bon sens de ce concept et les réussites de son application dans des situations critiques. Même si on n’évite pas la tentation de la généralisation liée à la volonté de théorisation et de modélisation de phénomènes qui sont la plupart du temps spontanés et qui se construisent selon les paramètres du moment, c’est un vrai bonheur de lire une étude aussi riche et le déroulement logique d’une pensée si clairvoyante.

PUF, 2007
Christian Mellon Prêtre jésuite français, spécialisé dans les questions éthiques et spirituelles touchant la paix et la guerre, la violence et la non-violence, fondateur de la revue Alternatives non violentes.
Jacques Sémelin Historien et politologue français. Il est professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris et directeur de recherche au CNRS.

LA NON-VIOLENCE

Cet ouvrage est un essai de morale fondamentale qui tente de définir une place pour la non-violence dans le champ éthique. La philosophie morale et politique s’est beaucoup intéressée à la raison pratique (la “prudentia” d’Aristote) attentive aux dimensions sociales et politiques des passions et de l’agir humain.

Editions du Cerf, 1991
François Vaillant Militant non-violent, rédacteur en chef de la revue “Altenatives Non-Violentes”

LA NON-VIOLENCE ACTIVE

100 questions-réponses pour résister et agir.
Si les conflits que vivent les individus et les nations font partie de l’art de vivre ensemble, la violence ne doit plus être dans une société civilisée son seul mode d’expression. La Non-violence active fait le pari de réussir là où bien souvent la force échoue. Lire les commentaires de Sauveur FERNANDEZ du 15/12/2001 sur le Site L’Econovateur.

Éditeur la Plage, 2001
Olivier Maurel écrivain français, auteur de nombreux ouvrages sur la violence et la non-violence, tels “La violence éducative” 2012, “La fessée” 2015, “Oui, la nature humaine est bonne” 2009. 

LA NON-VIOLENCE EXPLIQUÉE À MES FILLES

Il en résulte un texte très clair et très pédagogique. Son principal mérite – outre la compétence de l’auteur – est de s’appuyer constamment sur des exemples tirés de la vie quotidienne. (En cela, il procède comme le faisait Tahar Ben Jelloun au sujet du racisme). Pour un enfant, en effet, les questions que posent désormais la violence et la non-violence sont immédiates. Elles sont aussi spécifiques. Pourquoi ? Parce que, dans une large mesure, le monde scolaire est devenu un monde violent. C’est une évidence. La violence, le racket, la guerre des bandes, le chahut poussé à ses limites, tout cela constitue désormais l’ordinaire d’un lycéen. Il est donc directement sensible à certaines interrogations “politiques”, au sens noble du terme. Ce sont ces interrogations très dérangeantes qu’affronte loyalement Sémelin. Et c’est seulement à partir de ces exemples quotidiens qu’il élargit peu à peu son propos à la non-violence historique et philosophique. le public Pour les raisons évoquées plus haut, ce thème devrait susciter beaucoup d’intérêt dans le monde enseignant. Comme on le sait, la violence et la nécessité de la conjurer est l’un des thèmes récurrents des débats scolaires, discussions civiques, exposés, etc.

Le Seuil, 2000
Jacques Sémelin Historien et politologue français. Directeur de recherche émérite au CNRS affecté au Centre d’études et de recherches internationales (CERI).

LA PART D’ANGE EN NOUS “HISTOIRE DE LA VIOLENCE ET DE SON DECLIN”

L’épopée de l’humanité racontée par un des plus grands scientifiques mondiaux : un livre majeur, qui redonne foi en notre espèce. Aussi incroyable que cela paraisse, nous vivons l’époque la moins violente et la plus paisible de toute l’histoire de l’humanité. S’appuyant sur des milliers d’études, plus de trente années de recherche et des statistiques incontestables, Steven Pinker montre que, malgré le terrorisme, malgré les conflits contemporains, la violence n’a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles. Ce livre au carrefour de la psychologie et de l’histoire a été traduit dans dix-sept pays et acclamé par les plus grandes universités du monde.

Editions les arènes, Paris, 2017
Steven Pinker Professeur de psychologie à l’Université Harvard, spécialisé dans la recherche sur la cognition et la psychologie du langage. En 2004, il a été désigné comme l’une des cent personnes les plus influentes par le magazine Time.
NOTE DE L’OBSERVATOIRE : malgré la quantité impressionnante d’informations livrées dans cet ouvrage et étant donné la référence qu’il représente aujourd’hui dans la société, nous attirons l’attention sur le recul qu’il est nécessaire d’adopter à sa lecture. Voici quelques éléments qui ont attiré notre attention : le livre est essentiellement axé sur la violence physique, les données et les arguments sur la violence de nos ancêtres sont faibles et peu convaincants, les nombreuses analyses statistiques sur lesquelles repose essentiellement l’ouvrage donnent souvent lieu à des interprétations dépourvues de contexte, notamment socioculturel, l’oubli significatif de la plus grande des sources de souffrance du monde actuel, à savoir la violence économique enlève toute crédibilité à l’idée que le monde est moins violent qu’hier. Nous allons davantage dans le sens de l’historien François Cusset qui dans son récent ouvrage “Le déchaînement du monde” présente la violence comme ayant changé de visage.

LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE : DES ARMES À LA NON-VIOLENCE

Dans sa lutte désormais centenaire, le mouvement national palestinien a cru un moment nécessaire et possible d’obtenir la libération par une lutte armée de longue durée soutenue en particulier par le monde arabe. Les échecs politiques et militaires l’ont conduit à s’engager dans une résistance populaire non-violente qui a fait l’admiration des peuples du monde dominé et ouvert la voie au « Printemps arabe ». Prenant essentiellement la voie d’une désobéissance civile de masse que désormais prône Marwan Barghouti, cette résistance devrait permettre au peuple palestinien d’espérer être libéré de l’occupation militaire israélienne condamnée par la quasi totalité de la communauté internationale.

L’Harmattan, 2019
Bertrand Ravenel Membre du comité de rédaction de la revue Confluences-Méditerranée, il a écrit de nombreux articles sur la question palestinienne. Il fut président de l’Association-France-Palestine-Solidarité et de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine de 2001 à 2011.

LA VIE DE TOLSTOÏ

« Jamais voix pareille à celle de Tolstoï n’avait encore retenti en Europe. Comment expliquer autrement le frémissement d’émotion que nous éprouvions alors à entendre cette musique de l’âme, que nous attendions depuis si longtemps et dont nous avions besoin ? Mais c’était trop peu pour nous d’admirer l’oeuvre : nous la vivions, elle était nôtre. »La découverte des grandes œuvres de Tolstoï en France entre 1885 et 1887 a été une révélation pour la jeune génération des intellectuels français. Parmi eux, Romain Rolland, futur prix Nobel de littérature, qui fut, avec Gandhi, un des disciples de l’écrivain russe. D’un même mouvement, Romain Rolland raconte, dans ce portrait publié en 1928, la vie mouvementée et les grandes fresques de celui qui fut pour lui autant un « Titan des lettres » qu’un messager spirituel. Il montre en quoi sa vie fut une épopée : enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans l’inconnu et mort dans la petite gare d’Astopovo ; ou encore comment Tolstoï fut un mystique et un prédicateur, un prophète de génie et, dès lors, l’ennemi de l’Eglise orthodoxe et des religieux.Cette biographie est à la fois le récit d’une oeuvre et le roman d’un homme en quête d’absolu. À l’occasion du centenaire de la mort du grand écrivain russe, un classique à découvrir pour comprendre un mouvement de pensée qui allait révolutionner la littérature.

Albin Michel, 2010
Romain Rolland (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915, ami de Stephan Zweig, animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, admirateur de Léon Tolstoï et passionné par les philosophies de l’Inde, fasciné par Abd-al-Bahā.

LA VIOLENCE

Comment comprendre la violence ? La plupart des explications disponibles, tant en sociologie qu’en anthropologie ou en sciences politiques, sont souvent réductrices, tant la violence combine des aspects différents, depuis la violence fondatrice jusqu’à la violence gratuite de l’extrême cruauté. Dans ce livre, Michel Wieviorka tente de proposer une vision d’ensemble, qui ne laisse de côté aucun des traits de la violence et la resitue dans sa véritable dimension : manifestation d’une fêlure, voire d’une fracture du sujet, dans les moments où le sens se dérobe.

Les éditions Pluriel, Paris, 2012
Michel Wieviorka, sociologue et écrinain français, Michel Wieviorka, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et Président du directoire de la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme.

LA VIOLENCE

 Cet ouvrage étudie la violence dans son histoire mais aussi sous ses visages contemporains : guerres, terrorisme, génocides, déportations, telle qu’elle est présentée par les médias et utilisée dans la communication politique. En examinant les explications anthropologiques, psychologiques, sociologiques et les philosophies qu’on en donne, il nous invite à comprendre la violence aujourd’hui et la place que tient cette notion dans nos représentations de la politique et de la vie en général.

PUF, 2018
Yves Michaud Philosophe français

LA VIOLENCE ET LE SACRÉ

Comment les cultures archaïques se protégeaient-elles des rivalités mimétiques ? C’est pour répondre à cette question que j’ai écrit La violence et le sacré”, explique René Girard. Dans cet essai audacieux et percutant, il met l’accent sur le rôle de la « violence fondatrice » et sur celui de la « victime émissaire » pour expliquer les premières institutions culturelles et sociales. Une vaste culture ethnologique et des références incontestables permettent à l’auteur de construire une théorie nouvelle du sacré, et de donner une interprétation convaincante de nombreux thèmes mythiques et rituels (la fête, les jumeaux, les frères ennemis, l’inceste, le masque, etc.) dont la signification profonde n’apparaît ici avec tant d’évidence que parce qu’ils sont étudiés, pour la première fois, dans leur unité. Enfin, le plus grand mérite de René Girard est peut-être dans la clarté et dans l’élégance de son exposé. Libéré de toutes les obscurités tenant aux jargons initiatiques, voici un livre d’une grande importance scientifique qui est aussi une magnifique œuvre littéraire.

Fayard/Pluriel, Paris, 2011
René Girard (1923-2015), anthropologue, historien et philosophe français, inventeur de la « théorie mimétique » qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, cherche à fonder une nouvelle anthropologie de la violence et du religieux.
Le concept de mimesis ordinaire, décrit dans la poétique d’Aristote et dérivé de celle de Platon, exclut deux types de conduite qui sont également soumis à l’imitation par l’homme : le désir et l’appropriation. Pour Girard, le désir humain est essentiellement mimesis ou imitation, c’est-à-dire que nos désirs sont façonnés par les désirs des autres (ce qui diffère de Freud).

LA VOIE DE LA NON-VIOLENCE

La voie de la non-violence n’est pas seulement l’apanage des saints et des sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. «La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L’esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l’homme exige d’obéir à une loi supérieure : à la force de l’esprit». Dans l’histoire de l’humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique.

Folio-Gallimard, Paris, 2005
Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), dirigeant politique, guide spirituel de l’Inde, communément appelé le Mahatma Gandhi, ou “grande âme“. Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha (résistance à l’oppression par la désobéissance civile de masse), théorie fondée sur l’ahimsa, qui a contribué à conduire l’Inde à l’indépendance.

LE COURAGE DE LA NON-VIOLENCE

Lors d’un débat télévisé, on opposa Stéphane Hessel au Dalaï-lama, arguant que l’un résiste, l’autre médite. La non-violence reste incomprise en Occident qui n’y voit que passivité. Qui a dit : ” Là où il n’y a la choix qu’entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence ” ? Gandhi, incitant à la résistance contre le nazisme, à sauver sa conscience ! Mais s’il faut déconseiller les interventions militaires en Afghanistan, en Lybie, c’est parce qu’elles auraient pu être évitées si nos années de lâcheté n’avaient pas fabriqué les tyrans. Comme disait Camus de la non-violence : ” Il y faut une grandeur que je n’ai pas. ” C’est à cette grandeur que ce livre est dédié.

Indigène Éditions, 2012
Jean-Pierre Barou Éditeurs du best-seller mondial Indignez-vous ! par Stéphane Hessel, auteur et rédacteur à La Cause du peuple, il participe à la création du journal Libération. 

LE COURAGE DE LA NON-VIOLENCE : NOUVEAU PARCOURS PHILOSOPHIQUE

L’intuition forte de cet essai, c’est que la non-violence, à la fois une philosophie qui donne sens à l’existence et une stratégie permettant l’efficacité dans l’action, offre l’espérance de défier la déraison de ce monde et de briser la fatalité de la violence qui semble peser aussi bien sur notre vie quotidienne que sur l’histoire des peuples. Face à la violence aveugle, Jean-Marie Muller propose un vrai livre de philosophie active et pratique. Une pensée à l’opposé de tout dogmatisme. Une invitation à découvrir une sagesse et une transcendance qui ouvrent à l’universel.

Les Éditions du Relié, Paris, 2008
Jean-Marie Muller, philosophe français, directeur d’études à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits et membre fondateur du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente).

LE DÉCHAÎNEMENT DU MONDE

Le monde est déchaîné. La violence n’y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l’esclavage au burn-out, des déportations à l’errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres… L’oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées. Plutôt qu’enrayée, la violence a été prohibée, d’un côté, pour « pacifier » policièrement les sociétés, et systématisée de l’autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu’on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l’abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d’un genre neuf, frustrés et à cran, et non les citoyens affables que la « civilisation » voulait former. Pour sortir de ce circuit infernal, et de l’impuissance collective, de nouvelles luttes d’émancipation, encore minoritaires, détournent ces flux mortifères d’énergie sociale. 

Editions la Découverte, Paris, 2018
François Cusset est historien des idées, professeur à l’université de Paris-Ouest Nanterre, et l’auteur de nombreux ouvrages remarqués

LE DICTIONNAIRE DE LA NON-VIOLENCE

La culture de violence qui domine nos sociétés ne nous pas appris une autre langue. Pour la première fois, ce Dictionnaire de la non-violence, nous présente les mots-clés d’une philosophie qui donne sens à l’existence et une stratégie qui permet l’efficacité dans l’action. Jean-Marie Muller a voulu à la fois rassembler dans ce lexique tes éléments d’un “traité : de philosophie de la non-violence” et d’Un “manuel pratique de l’action non-violente”: Il existe en effet un lien essentiel entre le mot juste, la pensée juste et l’action juste.

Poche, 2014
Jean-Marie Muller Philosophe français, directeur d’études à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits et membre fondateur du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente).

LE JAÏNISME

La lecture de ce remarquable livre de Vilas Sangave vous fera découvrir l’une des plus anciennes traditions religieuses et philosophiques de l’Inde, peu connue en France, faute d’ouvrages accessibles à tout public. Vilas Sangave a su mêler à l’authenticité des éléments essentiels de cette culture, la simplicité de son exposé. Cette religion et cette philosophie sont actuellement pratiquées par des millions de fidèles dans le monde, non seulement en Inde, mais également aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans divers autres pays. L’essence du jaïnisme réside dans la confiance en l’homme et dans sa capacité de parvenir, s’il le désire, au bonheur éternel, en suivant l’exemple de 24 Thirthankara, cela sans recours à un Dieu créateur ni à une église dogmatique. Son principe fondamental réside dans la non-violence et dans le respect de règles de conduite nécessaires à notre monde moderne, à l’aube du XXIe siècle. Cette sagesse orientale mérite d’être connue de tous ceux qui sont à la recherche d’une nouvelle spiritualité et d’une nouvelle raison de vivre, en paix et en harmonie avec eux-mêmes et avec leur environnement.

Editions Tredaniel La Maisnie, 1999
Vilas Adinath Sangave (1920-2011), sociologue et un jaïnologue indien, docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages sur le Jaïnisme qui font autorité et ont été traduits en plusieurs langues.

LE PÈLERINAGE AUX SOURCES

Celui que Gandhi appellera Shantidas, c’est-à-dire Serviteur-de-Paix, quitte son Europe natale pour se rendre en pèlerinage aux sources du Gange. Que cherche-t-il à gagner dans ce voyage lointain ? « Cette distance qui fait que le regard s’aiguise et qu’on voit clair… cette clarté qui a nom détachement. » En un mot, la sagesse. Mais au bout de trois jours passés auprès du Maharshi Ramana, il comprend que la sérénité parfaite ne suffit pas à son exigence intérieure. « Je tiens que charité vaut mieux encore que sagesse. C’est pour ces raisons que je me rendrai à Wharda chez Gandhi. Oui, pour y apprendre à devenir meilleur chrétien». De Ceylan à Wharda, du Gange à Port-Saïd, Lanza del Vasto nous entraîne à sa suite dans ce pèlerinage passionné, où l’humour a sa place. 

Gallimard, Paris, 1972
Lanza del Vasto (1901-1981), philosophe italien et disciple chrétien de Gandhi, fondateur des Communautés de L’Arche, il s’est concentré sur la vie intérieure et la non-violence active. Écrivain et poète francophone, il était aussi sculpteur, dessinateur et musicien. En tant que conférencier international, il a participé à de nombreuses actions en faveur de la paix. 

LE ROYAUME DES CIEUX EST EN VOUS

Le royaume des cieux est en vous m’a submergé. Il m’a marqué pour toujours“. Gandhi a défini ainsi cet ouvrage controversé, par lequel Tolstoï sera reconnu non seulement comme un génie littéraire, mais aussi comme un penseur qui a influencé les mouvements pacifistes à travers le monde. Dans ce texte, Tolstoï, pour qui la non résistance est l’essence du christianisme, montre comment l’Église a perverti les enseignements de Jésus et a permis de concilier deux concepts totalement incompatibles : la violence et la religion. L’écrivain russe rejette tous les épisodes liés aux miracles que l’on trouve dans le Nouveau Testament, parce qu’il considère que ces miracles ne sont rien d’autre que des ajouts ultérieurs, reflet du fait que les hommes n’ont pas compris la puissance de la doctrine du Christ et ont eu recours à toutes sortes de miracles magiques pour justifier sa divinité. 

Éditions Le Passager Clandestin, Lyon, 2010
León Tolstói (1828-1910), écrivain russe et maître de la pensée de la non-violence, dont le génie littéraire est universellement reconnu. À la fin du XXe siècle, plusieurs courants philosophiques ont prétendu en être les héritiers en raison de leurs critiques à l’égard des églises, du patriotisme et des injustices économiques.

LES ARMES DE LA NON VIOLENCE

Comment lutter pacifiquement pour les causes qui nous animent ? Comment réagir face à une agression ? Comment ramener un conflit sur le terrain de la non-violence (et s’y maintenir) ?
En s’appuyant sur notre actualité la plus récente, Olivier Maurel expose les nombreuses méthodes qui s’offrent au citoyen engagé dans un conflit non-violent. Faire de la parole une arme, du droit un allié, de la non-coopération (grève, boycott, jeûne…) un recours efficace : un petit manuel à l’usage des militants des grandes causes actuelles !

Éditions La Plage, 2019 
Olivier Maurel La défense civile  non violente et les origines éducatives de la violence sont ses sujets de prédilection. Il a fondé, en 2005, l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO). Site de l’OVEO

LES RACINES DE LA VIOLENCE

Y a-t-il des facteurs spécifiquement génétiques qui conduisent les hommes à des comportements violents, ou ces comportements sont-ils davantage dictés par notre environnement ? Pour Pierre Karli, seule une vue d’ensemble des conditions d’apparition de la violence et des multiples dysfonctionnements de notre société qui y prennent une large part, permet de mieux comprendre les façons d’être et d’agir que nous constatons et déplorons. Et seul un débat ouvert, lucide et débarrassé des habituels préjugés d’ordre idéologique a des chances sérieuses d’apporter quelques vraies réponses à ce qui est très certainement un vrai problème. Voici, par l’un des grands spécialistes de la biologie des comportements d’agression, une étude globale des origines multiples des attitudes et des conduites violentes.

Odile Jacob, 2002
Pierre Karli Membre de l’Académie des sciences. Il a été professeur à la faculté de médecine de Strasbourg et a publié L’Homme agressif et Le Cerveau et la Liberté. Il est également président-fondateur de l’Institut pour la promotion du lien social, à Strasbourg.

LES SENTIMENTS HOSTILES

Un sujet étrange que vous avez choisi, M. Kolnai” aurait dit Edmund Husserl lorsqu’il eut pour la première fois en mains le texte d’Aurel Kolnai sur le dégoût, qui, avec l’orgueil et la haine, sont les trois essais que l’auteur a écrits sur les sentiments hostiles, entre 1929 et 1935. Malgré leur disparité, ces trois émotions dénotent toutes la défense et le rejet du monde. Kolnai nous permet, à travers eux, de comprendre la fragilité et l’imperfection comme un problème éthique. Cet essai est un exercice prodigieux d’approche philosophique et phénoménologique des sentiments hostiles.

Éditions Circé, Belval, 2015
Aurel Kolnaï (1900-1973), philosophe et phénoménologue hongrois inspiré par la pensée de Frantz Brentano, fut l’élève d’Edmund Husserl. Penseur extraordinairement polyvalent, il était capable d’écrire dans cinq langues différentes, sur des courants philosophiques différents et dans des environnements intellectuels très différents. 

MAHÂTMÂ GANDHI

Cette magnifique biographie partielle du père du mouvement indépendantiste de l’Inde, le Mahâtmâ Gandhi fut écrite en 1922 juste après son arrestation, soit au plus prés des événements politiques qui bouleversèrent son pays. Elle est suivie d’une postface écrite en 1924 et complétée en 1926 qui décrit la libération de Gandhi. Romain Rolland, lauréat du prix Nobel de littérature en 1915, animé de son idéal humaniste, s’attache à décrire au mieux ce grand personnage historique et son mouvement politique de non-violence. Il contribuera, avec cette oeuvre, à faire découvrir cet homme au destin extraordinaire à ses contemporains européens.

Independently Published, 2019
Romain Rolland (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915, ami de Stephan Zweig, animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, admirateur de Léon Tolstoï et passionné par les philosophies de l’Inde, fasciné par Abd-al-Bahā. 

NON-VIOLENCE : COMBATS D’HIER ET DE DEMAIN

Non-violence et traits culturels et identitaires dans le monde globalisé du XXIème siècle.
La frêle silhouette de Gandhi, la haute stature du pasteur Martin Luther King ou les bras ouverts de Nelson Mandela, rendu à la liberté après vingt-sept ans de prison, font partie de la grande geste de l’humanité, gravée dans tous les esprits à travers le monde. Trois hommes qui ont en commun d’avoir entraîné le peuple dans une lutte victorieuse, sans armes et sans violence. En ce début du XXIe siècle, ensanglanté par le terrorisme et des guerres atroces, la « non-violence » n’est-elle plus qu’une image d’Épinal ? Huit auteurs explorent ici l’histoire contemporaine à travers les luttes non-violentes.

L’Harmattan, 2017
Madhu Benoit, professeur émérite, est spécialiste de la civilisation britannique, de l’histoire des idées et des études indiennes. Elle a notamment écrit un ouvrage sur William Jones et une thèse sur le poète Shelley. Jean-Pierre Benoit, journaliste retraité de l’Agence France Presse, ancien directeur régional et rédacteur en chef adjoint, a effectué de nombreux séjours en Inde dont il a suivi l’évolution politique.

NONVIOLENCE, UNE ARME URGENTE ET EFFICACE

Est-il possible de réfléchir le monde contem­porain dans les termes de la nonviolence? Devant l’urgence de la situation, cette pratique peut-elle être efficace? C’est le pari que fait Dominique Boisvert, qui présente l’essentiel des principes de la nonviolence pour en montrer la pertinence et la portée, tant dans nos rapports quotidiens que dans nos stratégies de lutte. Cherchant à dépasser le « prêt-à-penser » selon lequel la sécurité ne peut être assurée qu’au prix d’une augmentation des budgets militaires, de mesures d’exception et d’interventions armées, l’auteur veut décoloniser notre imaginaire. Il est urgent de créer l’espace nécessaire pour que fleu­rissent de nouvelles manières de penser, d’agir et de vivre. Pour Dominique Boisvert, cela ne fait pas de doute, l’âge de la nonviolence est venu.

Éditions Ecosociété, 2017
Dominique Boisvert membre fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire. Avocat de formation, il a travaillé en milieu communautaire dans les domaines de la solidarité internationale, de la défense des droits humains, de la paix et de la non-violence.

ŒUVRES COMPLÈTES I

Les Pèlerinages (Le Pèlerinage aux sources et Vinôba ou le nouveau pèlerinage)

Denoël, 1973
Lanza del Vasto (1901-1981), philosophe italien et disciple chrétien de Gandhi, fondateur des Communautés de L’Arche, il s’est concentré sur la vie intérieure et la non-violence active. Écrivain et poète francophone, il était aussi sculpteur, dessinateur et musicien. En tant que conférencier international, il a participé à de nombreuses actions en faveur de la paix. 

ŒUVRES COMPLÈTES II

Les Commentaires (Commentaire de l’Évangile et La Montée des âmes vivantes)

Denoël, 1977
Lanza del Vasto (1901-1981), philosophe italien et disciple chrétien de Gandhi, fondateur des Communautés de L’Arche, il s’est concentré sur la vie intérieure et la non-violence active. Écrivain et poète francophone, il était aussi sculpteur, dessinateur et musicien. En tant que conférencier international, il a participé à de nombreuses actions en faveur de la paix. 

PETIT MANUEL DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE À L’USAGE DE CEUX QUI VEULENT VRAIMENT CHANGER LE MONDE

Faucheurs d’OGM, démonteurs de panneaux publicitaires, clowns activistes, dégonfleurs de 4×4 de ville, inspecteurs citoyens de sites nucléaires, intermittents du spectacle, activistes écologistes, hébergeurs de sans-papiers : tous pratiquent des formes différentes de désobéissance civile non violente. Ces nouvelles formes d’action politique se multiplient, s’amplifient, se diffusent, notamment par le biais du collectif des Désobéissants. Connus pour leurs coups médiatiques, les Désobéissants organisent depuis trois ans des stages de désobéissance civile à destination de militants de toute sorte d’organisations (associatives, politiques, syndicales). Ce manuel est issu de ces stages : pratique et très clair, c’est un véritable guide de formation. Il comporte une dimension théorique, avec des réflexions, toujours abordables, sur la désobéissance et la non violence ; les aspects pratiques des actions sont également détaillés, de leur organisation à leur réalisation ; enfin, deux parties sont consacrées aux médias (comment communiquer efficacement) et à la justice (évaluation des risques, guide juridique). Toutes ces parties sont illustrées par des exemples d’action et des photographies.

Editions Syllepse, 2009
Xavier Renou militant associatif, membre de plusieurs collectifs (les Désobéissants, Sortir du nucléaire, Génocide made in France). Ancien responsable de la campagne sur le désarmement nucléaire de Greenpeace, il anime maintenant le site desobeir.net et organise à travers la France des formations à la désobéissance civile. Il est l’auteur d’un ouvrage sur le GUD édité par Réflex et de La privatisation de la violence (Agone 2006).

PETIT TRAITÉ DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Ce livre dresse un état des lieux complet de la désobéissance civile, des origines à nos jours. Tout est passé en revue : théories, pratiques, méthodes, débats, enjeux et perspectives. L’auteur fait le point sur les notions essentielles de toute société humaine (la morale, la violence, la légitimité, le droit, la loi…). Ce livre, pour la première fois, donne la parole aux acteurs de la désobéissance, pour comprendre en quoi consiste cette nouvelle forme de résistance politique. Une véritable petite anthologie.

Res publica éditions, 2010
Chloé di Cinto s’engage en 1996 dans le Réseau Sortir du nucléaire, participa à l’ouvrage “Eloge de la Désobéissance civile” (Alternatives Non-Violentes, 2007), en 2002, elle rédige un mémoire de maîtrise : “Désobéissance civile et non-violence” et se consacre ensuite à l’éducation alternative (gestion des conflits, pratiques coopératives, théâtre forum…) et dirige la revue “Eduquer Autrement” de 2003 à 2008. Membre du bureau de l’association “Altern’Educ” depuis 2004, elle fonde en 2009, l’association “Envies Enjeux” : animation et formation en pédagogie alternative.

PILIERS POUR UNE CULTURE DE LA NON-VIOLENCE

Depuis des siècles la violence est acceptée, encouragée et même objet de référence dans la plupart des cultures. Certaines violences séculaires sont en cours d’endiguement, de nouvelles formes de violence voient le jour, telles que celles liées à la mondialisation galopante. Comment alors parler de bâtir une culture de la non-violence ? Est-ce une utopie irréalisable ?

L’Harmattan, 2001
Alain Richard, Sciences Humaines

PLAIDOYER POUR LA NON-VIOLENCE

“Quand l’auteur m’a envoyé son manuscrit, juste après les attentats de novembre, je l’ai trouvé culotté. Et puis je l’ai lu, et j’ai compris. Compris qu’il était possible de ne pas se résigner passivement à la violence du monde, de la société ou de l’homme. Découvert que pratiquer la non-violence, ce n’était pas rester passif face à la violence, mais lui opposer une résistance implacable. Qu’être non-violent, ça se travaillait, au plus profond de soi, pour arriver à s’opposer, de tout son être, aux entreprises de déshumanisation de tous les fauteurs de haine. Aujourd’hui, il y a urgence”. L’éditrice.

Editions Le Pommier, 2016
Pascal Tozzi Maître de conférences en science politique. Analyste de la violence politique et idéologique.

POUR LA VOIE AFRICAINE DE LA NON-VIOLENCE

Livre fondamental publié au Cameroun qui s’intéresse de fait aux réalités de toute l’Afrique subsaharienne. L’intitulé de quelques-uns de ses chapitres indique la pertinence des propos, par exemple : « La non-violence : un tournant de civilisation », « Vaincre la violence et éradiquer la torture en Afrique », « Croire en un Dieu désarmé », « Pour une éthique africaine de la non-violence », « Plaidoyer pour la femme », « Enjeux et perspectives de la non-violence en Afrique », etc. La parution de cet ouvrage de 395 pages constitue un passionnant rendez-vous avec l’histoire africaine.

Alternatives non-violentes, 2009
Jean-Bosco Ntep Prélat catholique camerounais, évêque d’Éséka, puis d’Édéa.

PRÉHISTOIRE DE LA VIOLENCE ET DE LA GUERRE

L’Homme a-t-il toujours été violent ? La guerre est-elle consubstantielle au genre humain ou est-elle inhérente à la construction des sociétés modernes ? Nourri par les recherches scientifiques, le débat sur le pourquoi de la violence n’en finit pas de rebondir. Il donne à la querelle qui opposait Rousseau (le « bon sauvage ») à Hobbes (« l’homme est un loup pour l’homme ») une actualité toute nouvelle. Pour en finir avec les approches caricaturales, Marylène Patou-Mathis propose avec ce livre une vaste enquête qui croise les données de l’archéologie et de l’anthropologie. Explorant les raisons qui ont transformé les chasseurs-cueilleurs en sociétés guerrières – sédentarisation et changement d’économie, avènement du patriarcat, apparition des castes –, elle pointe aussi le rôle des croyances et met en évidence l’existence d’une violence antérieure à l’apparition de la guerre. Ainsi se dessine peu à peu le portrait d’un homme préhistorique, dont la violence exprime surtout ses peurs et ses premières pensées existentielles : humain, trop humain.

Odile Jacob, 2013
Marylène Patou-Mathis est l’auteure de plusieurs ouvrages de préhistoire qui font autorité. Elle est docteur en préhistoire, directrice de recherche au CNRS et vice-présidente du conseil scientifique du Muséum national d’histoire naturelle. Elle a également été commissaire de la grande exposition Au temps des mammouths au Muséum et conseiller scientifique du film AO. Le dernier Néandertal. 

PROMENADE EN VIOLENCE

Et si l’agresseur était aussi une personne ?
Les exigences de la clinique sont-elles compatibles avec les demandes sociales et avec les prescriptions judiciaires ? La dynamique psychique d’une personne s’articule autour des échanges avec son environnement : langage, famille, groupe. L’acte violent criminel est l’issue d’un enchaînement d’événements. Il engendre une rupture de l’auteur de violence avec lui-même et de cet auteur avec les autres. Il lui faut alors affronter les défenses du groupe qui assure sa survie en niant sa propre violence.

L’Harmattan, 2019
Claudine Legueil Bourdiol Psychologue clinicienne (Université Paris VII). Elle a exercé au SMPR de la Réunion (service médico-psychologique régional) et a participé à l’ouverture du CRAVS de la Réunion (centre de ressource pour auteurs de violences sexuelles).

RESISTANCES NON-VIOLENTES

Trente volontaires ont mené une campagne contre les camps d’internements administratifs des “suspects” algériens puis, avec l’Action civique nonviolente, développé une solidarité active aux réfractaires à la guerre d’Algérie volontaires pour un service civil. Leur action s’est inspirée de Gandhi, de la lutte des Noirs américains avec Martin Luther King et de l’action des professeurs norvégiens contre le nazisme. Encadré par les textes de Lanza del Vasto et de ces réfractaires, ce livre de Joseph Pyronnet décrit particulièrement une action qui parle encore 40 ans après.

Editions L’Harmattan, 2006
Joseph Pyronnet philosophe engagé, homme d’action et de prière, qui a voué sa vie à la promotion de la non-violence.

RESISTER

Sous ce titre sont regroupés plusieurs essais inédits de Henry David Thoreau, qui viennent compléter et prolonger sa théorie philosophique développée dans sa fameuse Désobéissance civile. Thoreau, qui ne fut pas l’ermite dans les bois que la postérité voudrait voir en lui, mais un acteur des combats politiques de son temps, dénonce les risques d’un pacifisme passif, s’en prend aux conservateurs et réformateurs de tout poils et prône un engagement concret, parfois jusqu’au-boutiste, qui surprendra plus d’un de ses lecteurs. Bien qu’adepte d’un transcendantalisme individualiste, il n’a cessé de réfléchir à la façon d’améliorer la société et le gouvernement.

Fayard/Mille et une nuits, 2011
Henri David Thoreau (1817-1862), essayiste, philosophe et poète américain, il est considéré, par ses écrits et ses actions, comme étant à l’origine du concept contemporain de non-violence et influença notamment Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King. En 1849, il démissionnait de son poste de professeur à l’école publique, car il refusait de battre les élèves.

SE RÉVOLTER SI NÉCESSAIRE

Ce n’est pas seulement qu’un président soit un politicien. Le pire est qu’il soit entouré de politiciens. Et nous, nous sommes des citoyens. Nous ne devons donc pas voir le monde à travers leurs yeux, en disant : « Bon, il faut faire des compromis, il faut faire ce choix pour des raisons politiques. » C’est la situation dans laquelle se trouvaient les abolitionnistes avant la guerre de Sécession, quand on leur disait : « Écoutez, il faut voir ça du point de vue de Lincoln. » Or Lincoln ne pensait pas que la première des priorités était d’abolir l’esclavage. Pourtant, le mouvement anti-esclavagiste en était convaincu. Alors les abolitionnistes dirent : « Nous allons exprimer notre propre position, et nous le ferons avec une telle force que Lincoln sera obligé de nous écouter. » Telle est notre histoire. Chaque fois qu’un progrès a eu lieu, c’est parce que les gens se sont comportés comme des citoyens, et non comme des politiciens. 

Éditions Agone 2014
Howard Zinn (1922-2010), auteur d’une vingtaine d’ouvrages consacrés à l’incidence des mouvements populaires sur la société américaine. Militant de la première heure pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam, il a conçu son métier d’historien comme indissociable d’un engagement dans les luttes sociales.

SORTIR DE LA VIOLENCE PAR LE CONFLIT

Quand la peur et la violence s’imposent au quotidien, la tentation est grande de se poser en victime et de considérer l'” autre ” comme un ennemi. Comment sortir de cette spirale ? Comment faire face autrement à la violence et au racisme ? C’est à ces questions que s’attelait Charles Rojzman en 1998 dans son ouvrage Savoir vivre ensemble (La Découverte/Poche, 2001). Fort des multiples expériences et rencontres effectuées depuis, il propose dans ce nouvel ouvrage de prolonger la réflexion sur cette ” thérapie sociale ” qu’il mène depuis de nombreuses années en France et à l’étranger, dans les banlieues et dans les milieux les plus divers, consistant à transformer la violence en conflit. Car pour sortir de la violence, il ne s’agit pas d’éviter le conflit, mais au contraire de lui donner un cadre d’expression pour qu’il ne dégénère pas en haine. 
À partir de nombreuses expériences de terrain, l’auteur nous montre comment, en suscitant la rencontre entre des personnes, des groupes ou des institutions qui se haïssent, se méprisent ou s’ignorent, il est possible de sortir du sentiment d’impuissance, de restaurer le lien social et de contribuer à l’émergence d’une démocratie forte. Les outils proposés visent à former des individus démocrates, capables de résister aux endoctrinements et aux psychoses collectives, et à modifier les fonctionnements institutionnels pour favoriser l’exercice de la raison critique, de la responsabilité et de la sociabilité. 

La Découverte, 2007
Charles Rojzman Créateur d’une méthode transdisciplinaire de thérapie sociale, intervient depuis une quinzaine d’années dans les banlieues françaises, où il anime des groupes de confrontation sur les questions du vivre ensemble et forme des acteurs de terrain et des personnels des services publics à l’exercice de leur profession dans un contexte de crise. À l’étranger il mène des actions sur les conflits et les cohabitations interethniques. 

SPORT ET CIVILISATION : LA VIOLENCE MAÎTRISÉE

Le sport occupe une part croissante de nos loisirs. Comment expliquer son rôle? A-t-il pour fonction de libérer les tensions que créent les contraintes de la société? Pourquoi le football, le rugby ou encore la boxe, apparus en Angleterre, ont-ils été adoptés dans le monde entier, alors que le cricket ne s’est répandu que dans les pays du Commonwealth? A quoi correspondent les violences des supporters et des houligans? Norbert Elias voit dans le sport un laboratoire privilégié pour réfléchir sur les rapports sociaux et leur évolution. Inscrivant le sport dans la théorie du processus de civilisation, il montre avec Eric Dunning que le sport moderne n’a plus grand-chose à voir avec les affrontements guerriers et rituels de l’Antiquité ou du Moyen Age. Aujourd’hui, l’égalité des chances entre joueurs est censée annuler leurs différences sociales. De plus, le code des comportements, la sensibilité ont changé, imposant une diminution de la violence autorisée. Autre différence majeure: le plaisir de la pratique, ou du spectacle sportif, tient à l’excitation que procurent des affrontements corporels qui ne sont qu’un simulacre; visant à écarter les risques excessifs, à ne pas mettre la vie en péril, ils permettent à chaque individu de relâcher le contrôle de ses émotions. Dans un match de football, ce n’est pas seulement la victoire de son équipe qui donne du plaisir, mais la compétition en elle-même. Fondamentalement, l’histoire de chaque sport est donc liée à l’apparition de règlements de plus en plus rigoureux qui ont uniformisé les pratiques sportives dans le but de maîtriser le déploiement ou le spectacle de la violence.

Fayard, 1994
Norbert Elias (1897-1990) Écrivain et sociologue allemand, auteur d’un ouvrage majeur de sociologie historique sur le processus de civilisation, paru, en France, en deux volumes, La Civilisation des mœurs et La Dynamique de l’Occident. Dans Sport et civilisation : la violence maîtrisée Norbert Elias considère qu’il y a une rupture entre des pratiques anciennes très violentes et le sport moderne réglementé. Cette thèse est remise en cause par différents travaux dont ceux de Sébastien Nadot dans Rompez les lances ! Chevaliers et tournois au Moyen âge et dans Le spectacle des joutes. Sport et courtoisie à la fin du Moyen âge, qui mettent en évidence que les jeux physiques pré sportifs du Moyen âge connaissent déjà de multiples systèmes de contrôle de la violence.

SUR LA NON-VIOLENCE ET LE PATRIOTISME

Les textes présentés ici, sont tous inédits en français. Sous forme d’articles ou de lettres, ils prônent la non-violence comme seule forme de résistance à l’oppression exercée par les institutions étatiques – gouvernements, armées, Églises. Au travers de ces articles et de sa correspondance avec Ghandi, Tolstoï dénonce le patriotisme – notion purement artificielle à l’époque moderne, prônée par les organes de pouvoir contre les peuples qui devraient entretenir des relations fraternelles – et apporte une réflexion sur la place de la violence dans l’histoire et son rôle dans la construction de notre société.

L’HERNE, 2017
Léon Tolstoï (1828-1910), écrivain russe et maître de la pensée de la non-violence, dont le génie littéraire est universellement reconnu. À la fin du XXe siècle, plusieurs courants philosophiques ont prétendu en être les héritiers en raison de leurs critiques à l’égard des églises, du patriotisme et des injustices économiques.

SUR LES CHEMINS DE LA NON-VIOLENCE

Pressentie en Russie par Tolstoï, forgée en Inde par Gandhi puis en Amérique du Nord par Martin Luther King, la non-violence, comme logique de luttes contre l’injustice et la domination, a essaimé au xxe siècle un peu partout dans le monde. Pourquoi demeure-t-elle si peu connue et si peu pratiquée en France, alors qu’elle est la seule forme de luttes qui cherche à conjoindre l’aspiration morale avec l’efficacité à long terme ? Sans doute n’a-t-on pas assez éclairé les liens intimes unissant la non-violence avec les grands thèmes de notre tradition occidentale : le langage, le travail, la famille, le lien social, le pouvoir, la dignité humaine, la reconnaissance mutuelle. Les études ici retenues, diverses par leur occasion mais convergentes au long d’une interrogation obstinée, cheminent en conversant avec plusieurs des philosophes de l’action, – les plus classiques, Aristote, Machiavel, Hobbes, Kant, Hegel, Weber, … comme nos contemporains, H. Arendt, G. H. Mead, E. Weil, H. Jonas, E. Levinas, J. Rawls, A. Honneth, P. Ricoeur, etc. Attachés à la clarté de l’exposition autant qu’à la rigueur de la pensée, ces parcours éclairent l’un de ces paradoxes qui font l’être humain : il est le seul être capable de violence, et pourtant la violence est totalement indigne de lui.

Éditions Vrin, 2010
Bernard Quelquejeu Polytechnicien, maîtrise de théologie, doctorat de philosophie a enseigné la philosophie morale et politique à l’Institut Catholique de Paris.

TECHNIQUE DE LA NON-VIOLENCE

La non-violence n’est pas la passivité, mais une action militante qui exige souvent l’héroïsme. Avec la bombe atomique, elle est la découverte capitale du XXᵉ siècle, l’une répondant à l’autre et obligeant l’humanité à choisir entre la mort et la vie. Les thèses que soutient Lanza del Vasto, les principes qu’il définit, les relations qu’il donne de ses actions non violentes menées avec ses compagnons, font de ce livre une réponse essentielle à toutes les forces répressives.

Folio, 1988
Lanza Del Vasto (1901-1981), philosophe italien et disciple chrétien de Gandhi, fondateur des Communautés de L’Arche, il s’est concentré sur la vie intérieure et la non-violence active. Écrivain et poète francophone, il était aussi sculpteur, dessinateur et musicien. En tant que conférencier international, il a participé à de nombreuses actions en faveur de la paix. 

TOUS LES HOMMES SONT FRÈRES

Les écrits de Gandhi, à la fois autobiographiques et philosophiques, nous font connaître un de ces hommes qui ont marqué notre siècle. Son génie tient à la manière dont il a su transposer la non-violence de la grande tradition indienne du domaine de la morale personnelle à celui de l’action publique. Il a vécu lui-même cette transmission à une telle profondeur qu’il a pu lui donner une valeur exemplaire au-delà d’une expérience individuelle.

Gallimard, 2001
Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), dirigeant politique, guide spirituel de l’Inde, communément appelé le Mahatma Gandhi, ou “grande âme“. Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha (résistance à l’oppression par la désobéissance civile de masse), théorie fondée sur l’ahimsa, qui a contribué à conduire l’Inde à l’indépendance.

UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ

Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC. Dès lors, à travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid. Document majeur sur un des grands bouleversements de la fin du xxe siècle, ce livre est aussi le témoignage d’un combat exemplaire pour la dignité humaine.

Le livre de poche, Paris, 1996
Nelson Mandela (1918-2013), avocat, il s’engage dans la lutte contre l’apartheid. Il est arrêté en 1962, à 44 ans. Il ne sera libéré que 27 ans plus tard, en 1990. En 1993, il reçoit le Prix Nobel de la Paix et devient, l’année suivante, à 77 ans, le premier président démocratiquement élu de l’Histoire de l’Afrique du Sud. Il crée la Commission de la vérité et de la réconciliation, présidée par l’archevêque anglican et prix Nobel de la Paix Desmond Tutu.

UNE NOUVELLE CONSCIENCE POUR UN MONDE EN CRISE. VERS UNE CIVILISATION DE L’EMPATHIE

Jeremy Rifkin propose une lecture fascinante de l’histoire de l’humanité dans une perspective sociale et altruiste. Avec un constat : jamais le monde n’a paru si totalement unifié et aussi sauvagement déchiré qu’aujourd’hui. Quels que soient nos efforts intellectuels face aux défis d’une mondialisation accélérée, nous ne sommes pas à la hauteur : l’espèce humaine semble incapable de concentrer vraiment ses ressources mentales collectives pour “penser globalement et agir localement“. Ce livre montre que cette déconnexion entre notre vision pour la planète et notre aptitude à la concrétiser s’explique par l’état actuel de la conscience humaine. Nos cerveaux, nos structures mentales, nous prédisposent à une façon de ressentir, de penser et d’agir dans le monde qui n’est plus adaptée aux nouveaux contextes que nous nous sommes créés. L’humanité, soutient Rifkin, se trouve à l’aube d’une étape cruciale. Tout indique que les anciennes formes de conscience religieuses ou rationalistes, soumises à trop forte pression, deviennent dépassées et même dangereuses dans leurs efforts pour piloter un monde qui leur échappe de plus en plus. L’émergence d’une conscience biosphérique et ses conséquences sur notre manière d’appréhender différemment la société, l’économie ou l’environnement sera probablement un changement d’avenir aussi gigantesque et profond que lorsque les philosophes des Lumières ont renversé la conscience fondée sur la foi par le canon de la raison. En retraçant la grande fresque des mutations de notre civilisation, dont le moteur principal est la conscience altruiste de l’être humain, Jeremy Rifkin dévoile des fils conducteurs restés ignorés jusqu’ici. Ces “pages blanches” de l’histoire ainsi mises en lumière nous permettront d’élargir notre conscience afin de relever les défis des décennies à venir.

Actes Sud, Arles, 2012
Jeremy Rifkin, économiste, prospectiviste, essayiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail, basé sur une veille et une réflexion prospectives, a surtout porté sur l’exploration des potentialités scientifiques et techniques nouvelles, sur leurs impacts en termes sociétaux, environnementaux et socio-économiques.

UNE VIE DANS LE REFUS DE LA VIOLENCE

Depuis maintenant deux ans, dans plus d’une centaine de villes françaises, des citoyens venus de tous les horizons se regroupent en cercles sur les places publiques. Ces cercles de silence sont autant de manifestations d’un nouveau genre pour attirer l’attention du public et des pouvoirs sur la situation inhumaine faite aux étrangers sans papiers dans les centres de rétention. L’inspirateur de ce mouvement inédit qui est parti de la place du Capitole à Toulouse est un franciscain de quatre-vingt-cinq ans, vieux sage à la barbe blanche et au sourire espiègle, personnalité charismatique et en même temps profondément humble. La non-violence du frère Alain Richard, inspirée de l’Evangile, de Gandhi et de la geste du poverello François d’Assise, est essentiellement orientée vers la défense des plus démunis. Défense concrète et subversive qu’il a exercée, au risque de sa santé et même de sa vie, aussi bien dans les quartiers populaires de Chicago que chez les déshérités du Guatemala, au temps des dictatures les plus sanglantes. Interrogé par Christophe Henning, journaliste au mensuel Panorama, Alain Richard nous livre avec humour et profondeur le récit de cette vie turbulente, tout entière consacrée à la justice et à la non-violence.

Albin Michel, 2010
Alain Richard Franciscain, il a été missionnaire et prêtre ouvrier pendant plus de 25 ans aux États-Unis et devient par ce biais un apôtre de la non-violence. Pour lui la non-violence est une invitation à vivre une véritable intériorité.

VIE DE TOLSTOÏ

Romain Rolland raconte, dans ce portrait publié en 1928, la vie mouvementée et les grandes fresques de celui qui fut pour lui autant un « Titan des lettres » qu’un messager spirituel. Il montre en quoi sa vie fut une épopée : enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans l’inconnu et mort dans la petite gare d’Astopovo ; ou encore comment Tolstoï fut un mystique et un prédicateur, un prophète de génie et, dès lors, l’ennemi de l’Eglise orthodoxe et des religieux.Cette biographie est à la fois le récit d’une oeuvre et le roman d’un homme en quête d’absolu. À l’occasion du centenaire de la mort du grand écrivain russe, un classique à découvrir pour comprendre un mouvement de pensée qui allait révolutionner la littérature.

Albin Michel, 2010
Romain Rolland (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915, ami de Stephan Zweig, animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, admirateur de Léon Tolstoï et passionné par les philosophies de l’Inde, fasciné par Abd-al-Bahā. 

VIOLENCE : SIX REFLEXIONS TRANSVERSALES

Slavoj Zizek, l’une des icônes philosophiques de la contemporanéité, offre des clés pour interpréter la violence. La violence apparaît partout et nous ne pouvons toujours pas l’expliquer ou l’assumer. La prémisse provocatrice du philosophe Slavoj Zizek est que ce que nous voyons est produit par une violence cachée : la même violence qui soutient notre système politique et économique. Ce n’est peut-être pas évident, mais pour Zizek, c’est la clé pour comprendre ce qui, autrement, semble être une explosion de violence irrationnelle. Dans cet appel passionné à la prise de conscience, Zizek regarde sans relâche les démocraties dans lesquelles nous vivons, gouvernées par un impératif économique, et explore les régimes totalitaires sanglants du siècle dernier et la violence dite “divine”.

Au Diable Vauvert édition, Vauvert, 2012
Slavoj Zizek, philosophe marxiste slovène, engagé dans les mouvements alternatifs slovènes, il s’est présenté en 1990 comme candidat du parti Démocratie libérale slovène à la première élection présidentielle libre qui a précédé l’indépendance de son pays en 1991.

VIOLENCE ET POLITIQUE

La violence est de tous les temps, mais elle paraît aujourd’hui partout. Pourquoi nos sociétés éprouvent-elles le besoin de se rapporter à elles-mêmes par le biais de cette catégorie fourre-tout, de cette notion vague et précise à la fois, bien réelle et pourtant illusoire, masque et révélateur d’une vérité plus profonde ? Et comment lutter contre la violence s’il est vrai qu’elle est intrinsèquement liée à la division du travail et au développement technologique des sociétés modernes ? Questions urgentes, et à poser à neuf. C’est dans l’aveuglement au rapport des faits de la violence et de leurs conditions d’apparition comme violence qu’opèrent les différents « discours » sur la violence que l’auteur analyse successivement : fantasmes de l’insécurité, théories de l’agressivité, discours du réalisme politique et de la porno-politique, incantations à la révolte et à la non-violence. Yves Michaud conduit une réflexion en profondeur sur la nature du social moderne : la « déréliction politique » dont parlait déjà Hannah Arendt, l’apparition d’un social divisé qui survit à sa propre division, la faille au cœur du consensus perdu, l’illusion évanouie du contrat social dont la reconstitution autoritaire suppose et implique la pire des violences : le totalitarisme.

Gallimard, 2005
Yves Michaud Philosophe français

VIOLENCE, CONSCIENCE, NON-VIOLENCE

L’auteur témoigne et analyse les a priori et les croyances qui permettent de justifier et de légitimer la violence. L’intervention de la conscience permet d’aller à la racine de sa propre violence, engage à résister à ses différentes formes d’expression dans la société et incite à faire le choix de la non-violence qui est : une puissante énergie mentale nourrie par la générosité du cœur, un cri de tendresse cohérent et efficace, le David qui se réveille en soi face au Goliath qui s’agite en soi, une intention consciente aux antipodes de l’homme irréfléchi et destructeur ; la non-violence c’est l’espoir, la non-violence c’est la vie.

Sous le patronage de la Commission
nationale française pour l’UNESCO
Éditions L’Harmattan, Paris, 2016
Philippe MOAL, membre du Centre d’Études Humanistes Noesis (Barcelone), termine des études en Sciences de l’Éducation à l’Université Paris VIII lorsqu’il rencontre le courant humaniste universaliste et la non-violence devient alors l’un de ses axes de vie. Depuis les années 80, il développe la non-violence active en France, en Roumanie et au Bénin, puis au Chili et en Espagne. Actuellement il se dédie à la recherche et à l’écriture et donne des conférences.

VIOLENCES DES DIEUX

Troisième volet d’une série sur la philosophie de la violence, consacré à la violence engendrée par les croyances religieuses. Les disputes religieuses, appuyées sur des dimensions éthiques, constituent des prétextes pour justifier une violence. Cette violence repose sur la certitude de posséder la vérité. Après une revue des violences polythéistes, et monothéistes, l’ouvrage tente une réconciliation par un argument épistémologique. L’ouvrage, est également un ouvrage de paix qui s’inscrit dans une quatrième révélation ; celle des hommes de volonté devenant des prophètes.

L’Harmattan, Paris, 2019
Gérard Gouesbet Professeur émérite à l’INSA de Rouen. Il effectue ses recherches au laboratoires Coria, unité mixte de recherche du CNRS, à l’Université de Normandie.

VIOLENCES DES HOMMES

Après Violences de la Nature Violences des Hommesconstitue le second volet d’une tétralogie dédiée à la philosophie de la violence. Ces violences, basées sur l’orgueil capital (le trop-amour de soi et le trop-mépris des autres), commencent par des exercices de familles déchirées, d’amitiés faussées et de fausses amours trahies, pour s’épanouir dans les apothéoses que sont les guerres, dans ce métier qui est celui de tuer et d’être tué, où Dionysos démembré danse sur les champs de piétaille dans la gestuelle nietzschéenne d’un avenir prétendument innocent.

L’Harmattan, Paris, 2016
Gérard Gouesbet Professeur émérite à l’INSA de Rouen. Il effectue ses recherches au laboratoires Coria, unité mixte de recherche du CNRS, à l’Université de Normandie