Par Felip Daza Sierra,
Progressivement, la résistance civile non violente a adopté une stratégie fondée sur des actions clandestines et « invisibles ». À la mi-mars, des graffitis, des drapeaux ukrainiens, des affiches et des tracts incitant à la désobéissance civile ont commencé à apparaître (environ 48 actions de communication destinées à un large public et des actes publics symboliques). Ces actions clandestines visaient à montrer que la résistance était toujours active, tout en maintenant un moral élevé et en minimisant les risques pour les militants. Dans ce contexte, l’initiative « Ruban jaune » a émergé sur les réseaux sociaux, proposant d’accrocher des rubans aux couleurs ukrainiennes dans les municipalités du pays, notamment celles sous occupation. Les actions étaient organisées via les réseaux sociaux mais menées physiquement dans tout le pays, y compris dans des villes de Crimée comme Yalta, Simferopol, Kertch et Aloupka. Il est important de noter que les actions menées sous occupation représentent un défi de taille pour les autorités russes et comportent des risques importants pour les militants, en particulier dans les zones où la répression est institutionnalisée, comme en Crimée.
D’après la cartographie réalisée, les actions d’expression étaient les plus nombreuses (148), notamment celles liées aux manifestations et aux rassemblements publics (73). Ces actions se sont principalement déroulées dans les régions du sud du pays. Selon notre recensement des actions non violentes, à partir d’avril, les manifestations publiques dans les zones occupées ont fortement diminué.



