L’expérience intérieure

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L’expérience intérieure

Georges Bataille,
Georges Bataille est l’un des rares philosophes à avoir exploré le dégoût dans sa dimension sociale, faisant du viscéral un élément central de sa pensée et un moyen de subvertir la rationalité et le rationalisme occidentaux

« Expérience intérieure », paradoxalement nommée, puisqu’elle culmine dans une fusion de l’intérieur et de l’extérieur, du sujet et de l’objet, l’inconnu comme « objet » communiquant en elle avec un « sujet » abandonné au non-savoir, Bataille en décrit ainsi le mouvement : « c’est jouer l’homme ivre, titubant, qui, de fil en aiguille, prend sa bougie pour lui-même, la souffle, et criant de peur, à la fin, se prend pour la nuit ». L’itinéraire profondément désordonné de Georges Bataille (1897-1962), qu’il soit spirituel, politique ou littéraire, répond, par-delà les limites du convenu, à la volonté de révéler une vue souveraine, dégagée des servitudes qu’impose la vie.

Gallimard, 1943

Georges Bataille (1897-1962). De 1925 jusqu’à sa mort, il s’est impliqué dans tous les mouvements intellectuels, littéraires et philosophiques de son temps. Son œuvre a révolutionné les divisions traditionnelles entre philosophie, poésie, roman et réflexion religieuse, et comprend des romans tels que Madame Edwarda, Ma mère et Histoire de l’œil, ainsi que des essais tels que L’Érotisme, L’Expérience intérieure, Sur Nietzsche et La Part maudite.

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