Par Sarah-Émilie Nault
A l’occasion du lancement de son nouveau roman « Nishim », Michel Jean confie au Journal les trois vœux qu’il formule pour l’avenir.
1-« Je souhaite que les gens comprennent qu’aujourd’hui, autochtones et allochtones, nous vivons sur le même territoire. J’aimerais qu’on apprenne à le partager », explique l’écrivain originaire de la communauté de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean.
2-« Je souhaite qu’on travaille à préserver les langues autochtones et innues. Ces langues-là font partie du patrimoine du Québec et je souhaite qu’on les protège. Car elles ne sont pas protégées, elles sont menacées. Le Québec mérite de sauvegarder autant ces langues-là que le français », estime Michel Jean.
3-« Mon troisième souhait serait que les gens réalisent que l’histoire du Québec n’a pas 400 ans. L’histoire du Québec a 5000 ans quand elle est au Lac-Saint-Jean et elle a 7000-8000 ans au Québec. Qu’on comprenne qu’avant l’arrivée des Européens, ce n’est pas juste l’histoire des autochtones, c’est aussi l’histoire du Québec. C’est une histoire qui est longue et c’est autant ton histoire que la mienne. C’est l’histoire des gens qui ont vécu et qui vivent sur le territoire qu’on partage. Je souhaiterais qu’on le réalise », dit-il.
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crédit photo : Julien Faugère



