À Beyrouth, le pari d’une université de la «non-violence»

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À Beyrouth, le pari d’une université de la «non-violence»

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À Beyrouth, le pari d’une université de la «non-violence»

28 mars 2026

Alors que le Liban subit de plein fouets les affrontements entre l’armée israélienne et la milice chiite du Hezbollah, la voix d’Ogarit Younan, sociologue libanaise qui prône la «résistance intelligente à l’oppression» et a fondé une université, tranche.

«La lutte, oui. La violence, non». Fluette et discrète, Ogarit Younan, chevelure d’argent déployée sur les épaules, martèle son message. Devant son café turc, en cette grise matinée beyrouthine de février, cette fille de militaire, échaudée par les conflits confessionnels qui déchirent son pays, revient sur son parcours. «Au début, quand on parlait de non-violence, on se moquait systématiquement de nous. Pour qu’il s’enracine, ce concept doit être accompagné d’actions concrètes sur le terrain. Il faut que les gens voient que cela paie. Sinon, cela reste théorique». Issue d’une famille chrétienne, la sociologue s’est convertie aux concepts du Mahatma Gandhi dans sa prime jeunesse. Epaulée par l’économiste Walid Slaïby, qu’elle a rencontré dans l’effervescence de sa vie d’étudiante – et qui deviendra son mari –, elle s’est dévouée corps et âme à cette cause au plus fort de la guerre civile libanaise (1975-1990).

Lire l’article publié sur le site Réformes.ch

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