Clichés et pathos : l’instigation à la violence

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Clichés et pathos : l’instigation à la violence

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Clichés et pathos : l’instigation à la violence

10 février 2026

Par Ruth Amossy,

Grosso modo le discours, et le stéréotype qui en relève, peut nouer trois types de rapport à la violence : Il peut constituer l’acte de langage par lequel la violence advient. Ainsi dans des propos injurieux ou dans une dispute, il est, ou plutôt fait violence. Il peut contribuer à la représentation de la violence. Dans une description de rixe ou de bataille, par exemple, il travaille à la dire et à la figurer. Enfin, il peut se proposer d’inciter à la violence.
C’est de ce troisième cas que traite mon propos. S’inscrivant dans le cadre des études sur l’argumentation, il analyse un discours persuasif qui entend agir sur les esprits pour les pousser à adopter un certain comportement. Dans l’incitation à la violence, il s’agit de disposer l’auditoire de telle façon, que le recours à la force brute lui semble légitime aussi bien que désirable. Il n’est pas question ici d’injonction ou d’appel à la violence du style « Mort à… », mais d’un discours élaboré, qui tente à la fois de faire adhérer le public à la nécessité ou au bien-fondé de la violence, et à susciter en lui le désir d’y recourir.

Lire l’article publié sur le site Open Editions

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