Déclin des révolutions, émergence de l’esprit de nonviolence

Déclin des révolutions, émergence de l’esprit de nonviolence

Déclin des révolutions, émergence de l’esprit de nonviolence

6 décembre 2019

Susana LUCERO
06/12/2019

Toute lutte, toute aspiration est le dépassement de conditions oppressantes. A toutes les époques, il y a des tendances positives et négatives : il ne s’agit pas seulement de vouloir certaines choses, mais aussi de ne pas en vouloir d’autres. On a coutume d’appeler révolution tout mouvement collectif qui emploie la lutte et la violence contre un pouvoir établi, mais c’est un exemple très vague qui nécessite plus de précision. Tout processus de violence contre l’autorité publique n’est pas nécessairement une révolution pas plus qu’il n’est violent. Nous le définirions comme un changement soudain et profond qui implique la rupture du modèle précédent et l’émergence d’un nouveau modèle, dans lequel une partie de la société se rebelle contre ce qui est établi, contre ses dirigeants, et les remplace violemment par d’autres. Chez les peuples américains on l’appellerait des « convulsions », par contre, on l’appellerait  » révolution  » dans le processus anglais du XVIe siècle, les quatre bouleversements français des XVIIe et XIXe siècles, et en général la période entre 1750 et 1900 en Europe, qu’Auguste Compte appelait « révolutionnaire ». Lire l’article publié sur le site Pressenza

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