Les citoyens néo-zélandais ont protesté contre toutes les formes d’énergie nucléaire, notamment par des manifestations sur le continent néo-zélandais et par des manifestations en mer vers les îles voisines de Polynésie française. En 1963, la Campagne néo-zélandaise pour le désarmement nucléaire (CND) a lancé sa campagne en organisant une pétition intitulée « Pas de bombes au sud de la ligne », qui militait pour la création d’une zone exempte d’armes nucléaires dans le sud de la Nouvelle-Zélande. La CND a recueilli plus de 80 000 signatures, ce qui en faisait la plus importante pétition en Nouvelle-Zélande depuis celle de 1893 réclamant l’égalité des droits de vote entre les femmes et les hommes. Malgré la force de la pétition, en juillet 1966, le gouvernement néo-zélandais autorisa la France à procéder à son premier essai nucléaire au large de l’atoll de Mururoa. Cet essai français provoqua l’indignation et, en 1972, des militants lancèrent une nouvelle pétition exigeant du gouvernement néo-zélandais l’arrêt des essais nucléaires français à Mururoa. Le CND recueillit environ 10 000 signatures pour cette pétition.



