Espaces VIOLENTS ANONYMES2018-08-28T17:09:02+00:00

Espaces
Violents Anonymes

Espaces d’amitié, d’entraide et d’échange d’expériences.

Intérêt :  dépasser les addictions personnelles à la violence et rencontrer des solutions collectives
à des situations particulières de violence détectées dans le milieu immédiat.

 

Enrayer la violence représente une grande difficulté à cause de sa profonde sédimentation à l’intérieur de l’homme et dans les structures sociales qu’il a générées.

Toute personne peut se trouver en état de dépendance vis-à-vis d’un ou de plusieurs types de violence. Cette addiction se manifeste par la répétition de certaines conduites nocives, même lorsque l’on est motivé pour en changer et même si l’on fait des efforts pour s’y soustraire. Le soulagement ou l’état de manque que peut procurer l’acte violent fait penser à l’addiction à l’alcool, à la drogue, aux jeux d’argent ou aux jeux vidéo.

L’addiction à la violence est liée à des frustrations, à des phobies, à un état d’insatisfaction, à un besoin d’affirmation, à un désir de dominer, à des habitudes compulsives, etc. L’agressivité et la brutalité avec son entourage, les accès de colère subite incontrôlables, le besoin compulsif de critiquer continuellement son entourage, l’inclination à dégrader les autres ou à s’auto dégrader, sont des formes de violences addictives.

Les violences répétées de façon régulière peuvent devenir chroniques. C’est la raison pour laquelle une démarche soutenue, dans un cadre bienveillant, s’avère nécessaire pour rompre avec les modes de fonctionnement qui génèrent la violence.

Les espaces Violents anonymes permettent à toute personne atteinte par un type d’addiction, d’apprendre à s’en libérer, grâce à la communication avec l’autre.

Hormis le fait de se rendre compte que sa violence n’est pas un cas isolé, mais un problème de société, ces espaces offrent aussi l’occasion d’aider ceux qui souffrent des mêmes difficultés.

Les espaces Violents anonymes sont aussi des lieux de communication de proximité permettant aux habitants d’un quartier, par exemple, de s’organiser collectivement afin d’endiguer les violences sociales qui surgissent localement, notamment concernant les violences de genre et les violences familiales qui prennent une dimension inquiétante aujourd’hui. Ces espaces servent également à se former à une vie personnelle et sociale sans violence, grâce à des rencontres, des débats, des séminaires, etc.

Une démarche consciente s’impose pour se libérer de l’addiction à la violence, qu’elle soit individuelle ou sociale.

Tiré de
Violence, conscience, non-violence
Philippe Moal
L’Harmattan 2017

Intéressé contact@o-nv.org