Les mots de la violence

Les mots de la violence

Les mots de la violence

19 janvier 2026

Par Adrien Bayard, Claire de Cazanove et René Dorn

Le mot violence apparaît en 1215 en français, il est issu de violentia, (« caractère emporté, farouche et indomptable ») une manifestation de la vis c’est-à-dire de la force, de la puissance. Le terme dérive du verbe violare, qui signifie indistinctement, porter atteinte, attaquer, transgresser, profaner ou déshonorer. Au Moyen Âge, l’emploi du mot est rare et se limite à un cas particulier, celui du viol : « on fait violence de pucelle ». L’idée de violence semble d’emblée associée à un usage illégitime de la force, un excès condamné « parce qu’il bafoue les lois fondamentales de la reproduction ». Ainsi la violence et la force ont-elles une signification proche et sont souvent difficiles à distinguer.

La définition de la violence dans les dictionnaires français recouvre un certain nombre d’acceptions. Dans le Petit Robert (1972) quatre sens sont identifiés : 1) a) agir sur (quelqu’un) ou faire agir (quelqu’un) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation, b) force brutale pour soumettre quelqu’un ; 2) acte par lequel s’exerce la violence ; 3) disposition naturelle à l’expression brutale des sentiments ; 4) force irrésistible, néfaste ou dangereuse d’une chose. Yves Michaud délimite alors deux caractéristiques qui ressortent de ces différents articles : la violence désigne en même temps les faits et les actions, mais aussi une manière d’être.

Lire l’article publié sur le site CAIRN.info
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