L’Opéra de Paris accueille Bobbi Jene Smith et Or Schraiber pour une nouvelle production de Satyagraha, l’opéra du « minimaliste » Philip Glass (qui entre ainsi au répertoire de la maison), sous la baguette du chef Ingo Metzmacher. Philip Glass compose cette pièce en trois actes en 1979 dans le cadre d’une trilogie consacrée à des figures éminentes du monde (Einstein on the Beach en 1976 et Akhnaten en 1984). Le livret, écrit par Glass et Constance DeJong, s’appuie sur des extraits du récit Bhagavad-Gita, datant du IIIe siècle avant J.-C. : poème religieux central dans la culture indienne et hindoue. Sans être organisé autour d’un récit, comme dans l’opéra classique, mais séquencé en tableaux, le but de l’opéra est de matérialiser l’immatériel, de transmettre une pensée profonde, celle de l’être humain face aux défis moraux et sociaux de la vie. La première scène s’inspire du poème consacré à Arjuna, un guerrier qui face à son cousin ennemi, est rempli de pitié et, ne trouvant plus de sens dans la lutte armée, n’arrive plus à agir. Tel est le point de départ de l’œuvre.



