La « violence » : leur obsession

La « violence » : leur obsession

La « violence » : leur obsession

24 octobre 2023

Le problème de la violence est pléonasmique : il ne fait que nous rappeler que la politique est le domaine de la valeur, et que si nous résistons pour affirmer d’autres valeurs il y a fort à parier que nos ennemis nommeront « violence » notre manière d’agir, en vue de détruire le sens de notre affirmation.

La violence n’existe pas, elle n’est que l’éructation morale des donneurs d’ordres qui veulent faire passer leurs peurs pour des réalités. Or, qui pourrait condamner ce qui n’existe pas ? La question « condamnez-vous ces violences ? » est donc absurde. On peut se passer de « violent », car on a assez de mots pour dire les méfaits des pouvoirs : impuissant, belliqueux, intrusif, brutal, terrorisant, infantilisant, paternaliste, toxique, insidieux, surplombant, divisant, humiliant, prétendant, conseillant, déléguant, violant, etc. Pour chaque époque, le refus sémantique est un point fondamental de la tactique : quels mots doit-on cesser d’utiliser tant leur sens a été déchiré par les rapports de pouvoir ? L’un des plus évidents, me semble-t-il, est celui de « violence ». Il ne sert à rien de débattre sur la question de la « violence », car le problème est d’emblée mal posé. Je ne crois pas me tromper en considérant que, pour presque tout le monde, la délimitation de ce qui peut être dit « violent » est, ultimement, l’envie de savoir quoi condamner. Le concept a donc été moralisé.

Lire l’article publé sur le site infolibertaire.net

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