Ventes d’armes : le silence et la honte

Ventes d’armes : le silence et la honte

Ventes d’armes : le silence et la honte

Alain Refalo.

Dans quelques jours, se tient le salon de l’armement Eurosatory au Parc des expositions de Villepinte (Seine St Denis). Il réunira plus de 1 000 exposants venant de 60 pays. La tenue de ce supermarché international de la mort coïncide avec la publication d’un numéro spécial de la revue Alternatives Non-Violentes, « Vendre des armes et après ? ». C’est l’occasion de regarder en face la réalité de ce commerce honteux qui comporte de nombreuses zones d’ombre. A l’heure où les occidentaux fournissent quantité d’armes à la résistance ukrainienne et où la course aux armements repart de plus belle, il est temps de se pencher sur ce commerce morbide, de le dénoncer et de s’y opposer.

La France vend des armes à l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Inde, le Qatar, le Brésil et les Émirats arabes unis, des pays « qui ont une renommée douteuse en matière de violations des droits humains », explique Alice Privey, chargée de recherche pour l’association Stop Fuelling War (Cesser d’alimenter la guerre). Dans son article, on apprend que les exportations d’armes françaises ont bondi de 59 % depuis 2012. Elle rappelle les processus d’autorisation des ventes d’armes à l’étranger, tout en soulignant leur manque de transparence et l’absence de contrôle du Parlement. Officiellement, l’exportation d’armes et de matériel de guerre est prohibée en France… Pour être autorisées, ces ventes doivent passer par le filtre d’une commission appelée la CIEEMG (la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre), composée de plusieurs représentants de ministères et des services du Premier ministre. Ni le Parlement, ni la société civile n’ont accès aux informations et aux décisions de cette commission.

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