La haine n’aura pas le dernier mot

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La haine n’aura pas le dernier mot

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La haine n’aura pas le dernier mot

Marguerite Barankitse.

Maggy, la femmme aux 10 000 enfants. Au Burundi, pays voisin du Rwanda, ravagé par les massacres interethniques, la misère et le sida, une femme d’exception se bat pour que la haine n’ait pas le dernier mot. Cette haine, Marguerite Barankitse, que tous surnomment Maggy, l’a vécue dans son expression la plus inhumaine lorsqu’en 1993 soixante-douze personnes sont assassinées sous ses yeux. Au cœur de cette barbarie, elle parvient, au risque de sa vie, à sauver vingt-cinq enfants avant d’en recueillir des centaines d’autres dans l’enfer de la guerre civile. Puisant des forces insoupçonnées dans sa colère et sa révolte, mais aussi dans sa foi chrétienne comme dans son amour pour la vie, elle bâtit au fil des années une véritable pépinière d’espérance. Plus de dix mille enfants sont nourris, scolarisés, réintégrés dans leur famille ou réunis dans des maisons où se réinvente une responsabilité solidaire. Surtout, ils bénéficient d’une éducation à la paix, au pardon et au respect qui fait d’eux une nouvelle génération de jeunes citoyens plaçant leur humanité au-delà de toute appartenance ethnique – hutue, tutsie ou twa.

Albin Michel, 2005

Marguerite Barankitse, militante et enseignante burundaise tutsie, créa l’Oasis de la paix et la Casa de la Pace pour aider les enfants dans le besoin et leur donner accès aux soins de santé et à l’éducation.

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