POINTS DE VUE2018-08-15T19:45:09+02:00

La non-violence face au terrorisme, de Pascal TOZZI

GIL
20/10/2020

Pascal TOZZI, professeur à l’université de Bordeaux Montaigne, habilité à diriger les recherches en science politique, en commençant la rédaction de ce livre, savait qu’il s’attaquait à une entreprise difficile… Même parmi les familiers et les militants de la non-violence, il apparait difficile de l’utiliser contre le terrorisme. C’est ce que l’auteur décide de combattre, cette idée que contre le terrorisme, on ne peut pas grand chose d’autres qu’apporter des réponses policières et militaires… Comme il l’écrit dans son Avant-propos, un “constat “simple” est à l’origine de notre réflexion : le terrorisme se nourrit de violences. La sienne propre, par laquelle il se manifeste de façon dramatique, celles qui en constituent le terreau initial, mais aussi les autres, déployées par nos démocraties face à la menace, qui se voient inévitablement recyclées dans les harangues prétendant justifier de nouveaux attentats. Autour du projet commun à ces diverses entreprises, à savoir l’anéantissement de l’ennemi, la violence engendre la violence. Avec; en outre, des réactions sécuritaires et guerrières de la part des États démocratiques qui ne vont pas sans risques pour eux-mêmes, dès lors qu’elles réalisent une partie du projet terroriste : déstabiliser durablement nos sociétés, ébranler profondément les principes humanistes et humanisant d’un vivre-ensemble censé orienter, en principe, l’action politique.” L’auteur aborde ce qu’il considère l’une des réponses opposables à ces scénarios d’enviolentement : “celle qui s’attache à en tarir le principal carburant : les formes de violences qui alimentent le terrorisme ou en potentialisent les effets.” Il entend explorer les possibles d’une résistance non-violente qui procède à cet assèchement sur le long terme. Lire l’article publié sur le site Le Conflit

La loi doit voir plus loin que la violence physique

Suzanne ZACCOUR
19/10/2020

Une histoire véridique rapportée par Cassandra Wiener va comme suit. Une femme se marie avec un homme qu’elle aime — jusque-là, tout va bien. Sauf qu’au cours de leur lune de miel, il l’attaque. Il l’étrangle, il l’étouffe, il va presque jusqu’à la tuer avec une serviette de bain. Pendant les six années qui suivent, jamais il n’use de la violence physique et, pourtant, à chaque conflit, chaque tension, il sort une serviette de bain, la place sur la table, et la voilà terrorisée. Il n’a pas besoin de lever la main sur elle, car aussitôt la serviette en vue, le message est passé : elle cède à ses demandes, ou sinon… Lire l’article publié sur le site LeDevoir

Journée Internationale pour la Résolution des Conflits

15 octobre 2020

Depuis 2005, le troisième jeudi du mois d’octobre a été choisi pour célébrer la “journée internationale pour la résolution des conflits”. Cette initiative est née de l’Association pour la Résolution des Conflits. Parce que chaque conflit mérite d’abord une solution Face à un différend, qu’il soit d’ordre familial, de voisinage, commercial, ou social, la médiation s’impose. Lorsque les oppositions se font au niveau de régions ou de pays, touts les énergies doivent être employées à la résolution amiable du conflit, à la négociation, sans arriver jamais aux confrontations physiques, ou militaires. La solution durable d’un conflit ne saurait être basée sur l’humiliation de l’autre. Celle-ci génère la rancune et le ressentiment, et finit toujours par relancer un nouveau conflit. L’histoire mondiale récente est pleine de ces coups de forces et négociations biaisées qui ont portées en elles nombre de révoltes et de guerres. De nombreuses organisations relayent cette journée et s’il ne surprendra personne de retrouver parmi elles le réseau médiation, il est intéressant de voir que des forces armées (en l’occurrence canadiennes) s’investissent aussi dans ces questions et prônent la négociation comme préalable à toute intervention. Site consacré à la résolution des conflits dans les classes

Rencontre avec Ogarit Younan

Célia GRINCOURT 
“La force de la non-violence”
15/10/2020

Interview de l’activiste libanaise Ogarit Younan, co-fondatrice d’AUNOHR – Academic University for Non-violence ans Human Rights – l’unique université au monde entièrement consacrée à la non-violence, située à Beyrouth, au Liban. Elle a dédié sa vie à la défense des droits de l’être humain d’abord pendant la guerre civile au Liban et par la suite en se battant pour l’abolition de la peine de mort, les droits des femmes, des enfants, des ouvriers, des enseignants, contre toute forme de discrimination. Ecouter l’interview

La question du sabotage dans les actions non-violentes

GIL
13/10/2020

Dans leur réflexion sur les actions non-violentes, militants et auteurs délimitent, pour ne pas succomber à la tentation de répondre par la violence à la violence aux activités de l’ennemi, une frontière parfois poreuses. Jusqu’où aller dans la lutte contre le système tout en respectant les principes de la non-violence? Depuis longtemps, la question se pose, et pas seulement pour les tenants de la non-violence (notamment pour ceux qui la lient à une philosophie ou à une religion) mais également dans toute la mouvance pacifiste, depuis au moins le XIXe siècle. Les auteurs de traités ou de réflexions sur la désobéissance civile en font état, pas toujours avec les mêmes formulations et conclusions (de THOREAU à Lanza Del VASTO…). Lire l’article publié sur le site Le Conflit

Politique de la non-violence, politique non-violente, non-violence politique

GIL
13/10/2020

 Alors que de nombreuses critiques à l’encontre de la non-violence s’adressent à ses “pré-supposés moraux et philosophiques”, critiques qui tombent singulièrement dans le vide de nos jours, alors que beaucoup veulent réduire la non-violence à une sphère étroite de la vie politique (qui ne concerne que des aspects partiels de la vie en société) ou sociale (qui ne concerne que des gens déjà bien repus qui ont le loisir de penser à des choses secondaires comme l’environnement et la justice sociale…), nombre d’actions non-violentes se situent dans un cadre résolument politique, dans une stratégie politique, avec des buts politiques. Il est vrai que nombre de critiques proviennent de groupes ou de personnes qui se disent véritablement révolutionnaires (allant jusqu’à traiter les non-violents d’alliés objectifs (et aveugles des injustices) et que peu d’hommes politiques ou de sociologues, peu d’intellectuels en tout cas, pensent avoir un dialogue avec les “non-violents”. Comme le rapporte Manuel CERVERA-MARZAL, chargé de recherche au FNRS (Université de Liège), docteur en sciences politiques, à l’exception des historiens qui consacrent à des acteurs non-violents (GANDHI, Martin LUTHER-KING, César CHAVEZ…) d’importantes biographies, le monde universitaire se démarque par le caractère largement insuffisant de l’attention qu’il a portée par exemple à GANDHI. Il est vrai que peu de sociologues par exemple ont consacré des études aux leaders et aux actions non-violentes (c’est plus vrai en Europe que dans le monde anglo-saxon…). Lire l’article publié sur le site Le conflit

Les savoirs de la violence structurelle : pour une Non-Violence politique

Sara CALDERON
09/10/2020

Les différentes matrices de pouvoir qui informent notre monde et génèrent les subordinations de sexe, de race et de classe intègrent toutes à leurs mécanismes de subordination une violence structurelle normalisée que leurs systèmes symboliques rendent légitime. Cette violence relationnelle, qui maintient l’ordre subordonnant lorsqu’elle est exercée à une dose normalisée, peut toujours dépasser cet ordre et se déchaîner sur un individu, ou une catégorie d’individus, jusqu’à leur totale annihilation, que ce soit par sadisme, par volonté de faire un exemple qui maintienne la domination ou pour les besoins de définition identitaire d’un individu pathologique o de définition des limites d’une communauté. Lire l’article publié sur le site Médiapart

La désobéissance civile

Eric BRAUN
09/10/2020

Le concept est en apparence récent puisqu’on le fait remonter à Henry D. Thoreau ( 1817-62), mais il est probable qu’il vienne de beaucoup plus loin dans l’humanité. Dans la pièce Antigone, Sophocle met en scène un cas de désobéissance civile. Obéir, voilà la difficulté. Obéir, c’est se soumettre à un autre. C’est renoncer à sa dignité. Du moins en apparence. On peut certainement obéir et garder sa dignité si on considère que l’obéissance est légitime. C’est donc le problème de la légitimation qui est premier. Il est légitime qu’un disciple obéisse à son maître puisque le maître lui montre la voie qu’il ne trouverait pas sans lui. Il est légitime qu’un enfant obéisse à ses parents parce que l’amour de ceux-ci pour lui est un signe de justice à son égard. La légitimité tourne toujours autour de la question de la justice. Désobéir, ne pas reconnaître la légitimité de celui qui commande peut apparaître une action injuste. Mais est-ce toujours une injustice de ne pas obéir à une autorité ? Il y a pléthore de commandements injustes dans l’histoire humaine. La loi, elle-même peut être injuste. On peut ainsi penser aux lois antijuive des nazis. On peut penser pour prendre des exemples moins évidents à certains impôts qui ont été levés de façon injuste. Lire l’article publié sur le site Mediapart

Préparation ou entraînement à l’action non-violente

GIL
08/10/2020

Loin de faire appel à un quelconque “spontanéisme”, nombre d’organisations non-violentes estiment qu’avant de réaliser une action, il faut s’y préparer. Pour elles, une préparation ou un entraînement à l’action non-violente est indispensable, à l’instar de l’instruction militaire dans une armée. Cet entraînement, tout comme l’instruction militaire, requiert l’exercice de caractère et d’endurance, de la discipline, de l’esprit de coopération entre les membres, et la connaissance de techniques. Maîtrise de soi et cohésion de groupe sont deux grands objectifs, tant de la préparation militaire que de l’entraînement à l’action non-violente… Lire l’article publié sur le site Le Conflit

Non à la violence, cette autre pandémie silencieuse !

Geneviève LESSARD, Catherine ROSSI
02/10/2020

Le contexte de pandémie dans lequel nous vivons focalise notre attention sur des questions de santé ou d’économie. Mais l’actualité nous rappelle régulièrement à quel point la violence reste un problème social majeur. Trop de femmes ou d’enfants sont récemment morts des suites de violences intimes ou familiales. Des personnes aînées ont subi des sévices ou de la négligence dans leur famille ou dans les institutions qui les hébergeaient. Nous avons assisté à des dénonciations en chaîne d’agressions sexuelles, de violences racistes et de crimes haineux, qui démontrent l’ampleur de la situation. Lire l’article publié sur le site La Presse

Définition et légitimité de la désobéissance civile d’après Gandhi

Alain REFALO
02/10/2020

La légitimité du recours à la désobéissance civile s’inscrit chez Gandhi dans sa vision politique de la situation d’oppression vécue par le peuple indien soumis au colonialisme britannique. « Nous devons combattre le mal, écrit Gandhi, en cessant d’aider celui qui le fait, directement ou indirectement. […] Si un gouvernement commet une injustice grave, les sujets doivent retirer leur coopération, totalement ou partiellement, dans une proportion suffisante pour arracher le pouvoir au mal ». Lire l’article publié sur le blog Alain Refalo

De la notion de “résistance passive”

GIL
01/10/2020

L’expression résistance passive, pas même théorisée d’ailleurs, se retrouve à de nombreuses reprises pour qualifier l’attitude d’une population ou d’un groupe d’individus offrent une résistance à certains ordres d’une autorité qu’ils jugent illégitime ou d’ordres illégitimes d’une autorité constituée, une résistance faite d’ignorance volontaire de ces ordres. Certains auteurs par exemple qualifient l’attitude de certaines populations face à l’occupant nazie pendant la seconde guerre mondiale comme celle d’une résistance passive, opposée à la résistance active de groupes organisant des actions souvent violentes (attaques d’officiers allemands, sabotages divers…). Cette dichotomie passive/active avec pour seul critère l’expression plus ou moins organisée d’une violence met dans l’ombre les multiples formes non seulement les non-collaborations de populations, discrètes et portant sur le long terme, dans le domaine économique notamment, mais aussi les comportements de “retraits” de groupes sociaux par rapport à la population en général. Elle reflète également le triomphe des apparences qui veut qu’un comportement discret même résistant n’a aucune valeur par rapport à un comportement extraverti, exhibitionniste et doté d’une certaine brutalité morale ou physique… Lire l’article publié sur le site Le Conflit

Rencontre avec Jean-François Bernardini

Célia GRINCOURT 
01/10/2020

« Il faut d’abord constater l’inefficacité et l’incompétence universelles de la violence à régler quelque problème que ce soit, dans les salles à manger, dans les entreprises, dans les rues ou même face aux dictateurs ». Écouter l’émission publié sur le site La force de la non-violence

De la défense civile non-violente à la dissuasion civile

GIL
29/09/2020

On peut s’interroger sur la pertinence des concepts de défense non-violente, de défense civile non-violente, de défense populaire non-violente, ou de dissuasion civile. En effet, ces concepts sont directement issus de la volonté de trouver des alternatives non-violentes à la défense militaire, dans un contexte d’enrôlement des populations et de service militaire plus ou moins généralisé, et sont devenus attractifs notamment en raison d’une certaine militarisation de la société, et plus prosaïquement du contact direct de la jeunesse à la chose militaire. Les contestations multiples du service militaire, le développement (quoique très limité) de l’objection de conscience, mais surtout un sentiment diffus dans toute la population de réticence réelle envers l’institution militaire, d’autant que celle-ci a été jugée très défaillante lors de la seconde guerre mondiale, à plus d’un titre… sont pour quelque chose dans le développement, au-delà d’actions non-violentes à objectifs limités, d’une réflexion sur une défense qui ne serait pas militaire, mais, pour beaucoup,  non-violente. Cette objection de conscience, développée surtout dans les pays à service militaire généralisé ou en état de guerre (contesté) avec un autre pays alimente d’ailleurs une réflexion plus ou moins poussée en matière de défense. L’opposition à la défense armée s’alimente de prétentions de l’armée à régir certains territoires (extension du camp militaire du Larzac par exemple) ou à faire peser sur la société toute entière la menace nucléaire. C’est d’ailleurs pour partie cette menace qui force la réflexion sur une alternative à la défense nucléaire. On remarque d’ailleurs une évolution de ces concepts en fonction d’une actualité parfois brûlante (crise des euromissiles par exemple), et dans des territoires directement concernés par cette menace (France, Allemagne, Angleterre). Cette réflexion fait partie d’un ensemble de débats plus vastes d’ailleurs sur les alternatives à la défense nucléaire, parfois moins sur les alternatives à la défense armée, où partisans de plusieurs perspectives ne manquent parfois pas de s’affronter de manière toute pacifique. Lire l’article publié sur le site Le Conflit

Opinion : Karim Ouattara dévoile les 4 indices du fiasco de la désobéissance civile

David YALA
29/09/2020

Comme promis pour ce lundi 28 Septembre 2020, je partage avec mes followers mon analyse sinon une esquisse d’analyse sur l’échec programmé du mot d’ordre lancé par une partie de l’opposition ivoirienne le dimanche 20 septembre et qui devait rentrer dans sa phase active dès le lendemain, lundi 21 septembre. Avant tout propos, permettez-moi de remercier l’opposition qui a opté pour la non-violence en lieu et place des mouvements à intentions insurrectionnelles qui ont récemment endeuillé et sinistré plusieurs familles. Quoique illégale par définition, la désobéissance civile n’est pas assimilable à l’incivisme qui caractérise une personne dont le comportement traduit un manque de dévouement pour sa nation. Le Philosophe américain John Rawls (1921-2002) définit la désobéissance civile, dans son ouvrage ‘’La Théorie de la Justice’’ publié en 1971, réédité en 1975 et en 1999, comme: « un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés » Le terme fut créé par le philosophe, naturaliste et poète américain Henry David Thoreau (1817-1862), dans son essai ‘’La Désobéissance civile’’, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique. Lire l’article publié sur le site Afrique sur 7

« La désobéissance civile de l’opposition à la décision injuste du Conseil Constitutionnel se justifie » (Maire de Brobo)

Yao Séraphin KOUAME
26/09/2020

C’est connu : les Ivoirien(ne)s aiment les nouveaux mots. Il n’est donc pas étonnant que le terme de désobéissance civile, employé par SEM Henri Konan Bédié, lors de la rencontre de l’opposition significative du dimanche 20 septembre 2020, ait immédiatement fait le buzz sur les réseaux sociaux et soit actuellement sur toutes les lèvres. Mais à entendre ou à lire les railleries, quolibets et sarcasmes des habitants de la case, on comprend qu’une explication du concept serait la bienvenue. Je me propose, ici, de définir le concept, de préciser ses traits caractéristiques et d’en donner des exemples précis tirés de son histoire.
Qu’est-ce que désobéissance civile?
Si la paternité du terme est attribuée au philosophe américain Henry David Thoreau, qui l’a conceptualisé dans un essai éponyme paru en 1849, les philosophes John Rawls et Jürgen Habermas en demeurent les références définitionnelles. Dans La Théorie de la Justice (1971) John Rawls (1921-2002) définit la désobéissance civile comme « un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés ». Pour Jürgen Habermas : « La désobéissance civile inclut des actes illégaux, généralement dus à leurs auteurs collectifs, définis à la fois par leur caractère public et symbolique et par le fait d’avoir des principes, actes qui comportent en premier lieu des moyens de protestation non violents et qui appellent à la capacité de raisonner et au sens de la justice du peuple. » Lire l’article publié sur le site Afrik Soir

Révolution non violente

GIL
24/09/2020

Une certaine tradition intellectuelle (non générale) oppose non violence et révolution. Toute révolution, pour que c’en soit vraiment une, doit passer par la violence et même par des violences extrêmes. On oppose même les révolutions bourgeoises et/ou populaires aux révolutions de palais, qui, elles, entrent presque dans le registre de l’opérette… Cependant, un certain nombre de penseurs estiment, qu’au contraire, une révolution qui change réellement la société doit passer par des moyens non-violents, faute de quoi on ne fait que reproduire les mêmes institutions violentes et injustes et l’on change seulement les acteurs au pouvoir. Ceci posé, nombre de militant(e)s et d’organisations non-violentes n’ont pas la même vision d’ensemble et parfois n’en n’ont pas. Parmi eux et elles, ceux et celles qui visent une meilleure société ou une meilleure qualité de vie pour tous, sans doute seule une minorité pensent à une révolution non-violente qui change de fond en comble l’ensemble de la société, et parmi eux encore, seule une partie pensent à l’émergence d’une société “non-violente” ou s’approchant, ayant donc une vision révolutionnaire de leurs moyens d’action. C’est une tradition longue, sans doute apparue récemment de manière forte, dans les élans révolutionnaires des années 1920-1930, qui s’exprime de manière ouverte dans des écrits qui se veulent rationnels, proches souvent des marxistes, même si l’ensemble de ce mouvement ne retient pas ses arguments. Barhélemy de LIGT  est un de ces auteurs qui réfléchissent sur la guerre et la révolution en proposant des perspectives non-violentes. Lire l’article publié sur le site Le Conflit

Certaines émeutes peuvent être légitimes et justifiées

Hugo COSSETTE-LEFEBVRE
19/09/2020

Une émeute est le langage de ceux et celles que l’on n’entend pas. » Ces paroles, prononcées par Martin Luther King en 1968 à l’Ohio Northern University, résonnent fortement aujourd’hui alors que les États-Unis sont le théâtre d’un mouvement social dénonçant les inégalités raciales inédit depuis les années 1960. Des émeutes ont éclaté tout au long de l’été dans de nombreuses villes américaines, dont Portland, Seattle, Washington, Jacksonville, Boston et Minneapolis pour n’en nommer que quelques-unes. Depuis mai dernier, on recense environ 220 émeutes ou événements « violents »liés aux manifestations de Black Lives Matter qui s’ajoutent à près de 2400 manifestations pacifiques. Ce mouvement force les États-Unis ainsi que d’autres nations, dont le Québec et le Canada, à examiner leurs biais systémiques qui affectent profondément les membres de la communauté noire. Bien que ce mouvement soit massivement pacifique, 93 % des manifestations qui y sont liées s’étant déroulées sans activités destructrices ou « violentes », il a soulevé la question de savoir si les émeutes, ainsi que les dommages matériels et corporels qui les accompagnent, sont parfois justifiables en démocratie. Martin Luther King lui-même demeure ambigu sur cette question dans ses écrits et discours. S’il semble maintenir que les émeutes sont compréhensibles et excusables, comme l’illustre la citation en début de texte, il ne se prononce jamais explicitement sur la question de savoir si elles sont justifiables en démocratie. De surcroît, son insistance sur l’importance de la non-violence dans les mouvements sociaux pourrait laisser entendre que les émeutes et les violences qui les accompagnent devraient être critiquées. Lire l’article publié sur le site LeDevoir

Action Civique Non-Violente

ACNV
10/09/2020

L’Action Civique Non-Violente est historiquement un regroupement créé en 1958 en France, pour s’opposer activement aux pratiques de la guerre d’Algérie, telles que les camps d’internement et la torture, et pour soutenir et organiser les réfractaires à l’armée. Dissout en septembre 1965, il se situe dans l’ensemble des forces en métropole notamment opposées à la guerre d’Algérie, pour des raisons multiples et variées. Que ce soit le réseau des porteurs de valises en soutien au FLN (Front de Libération Nationale), la campagne de presse menée notamment par le journal L’express ou l’activité d’une partie des parlementaires français opposée à la poursuite de l’aventure coloniale française, toutes les composantes de cette opposition dans la société civile et politique ont pesé pour l’abandon de “l’Algérie française”. Mais les effets de cette opposition ne se limite pas à la guerre d’Algérie, par exemple, l’ACNV est le point de départ de nombreuses activités et actions non-violentes touchant des thèmes plus généraux. Lire l’article publié sur le site Le conflit

“Si la violence est là, c’est, aussi qu’elle est un marché”

Jean-François BERNARDINI
08/09/2020

Au plan national, l’été a été émaillé de faits divers, particulièrement violents et très médiatisés. Interrogé sur le sujet, le ministre de l’Intérieur avait parlé « d’ensauvagement » de la société. Depuis, le vocable fait débat. Il oppose ministre de l’intérieur et ministre de la justice. On discute chiffres et pourcentages. En Corse, on se croyait à l’abri de ce genre de choses. Il n’en est rien. Selon les chiffres officiels, ce type de violences aurait augmenté de 140% en 20 ans. Dans la nuit du 5 au 6 septembre ce sont de jeunes étudiants arrivant à la fac de Corte qui en ont été victimes. La victime principale a 17 ans. Au début de l’été, une série d’agressions physiques est commise dans les rues d’Ajaccio. Les jeunes – dont des mineurs – seront interpellés, puis jugés le 29 août dernier. L’auteur principal a 20 ans. Il est en situation de récidive. Lire l’article publié sur le site Corse Net Infos

Fins et moyens de l’action : une logique de la non-violence

Jean-Marie MULLER
07/09/2020

“La recherche de l’efficacité dans l’action nous amène à considérer la non-violence comme un ensemble de moyens, non comme une fin en soi. Ces moyens doivent être jugés non pas seulement en fonction des mérites que leur attribuent la morale, la philosophie ou la spiritualité, mais également en fonction de leur efficacité, c’est-à-dire, de leur capacité à atteindre la fin recherchée. Le choix des moyens n’est pas plus important que le choix de la fin. Au contraire, il importe que la fin poursuivie par l’action soit juste. Le choix des moyens n’est que second par rapport au choix de la fin : il est second, mais il n’est pas secondaire. Les idéologies dominantes tentent de légitimer la violence en affirmant que “la fin justifie les moyens”, c’est-à-dire qu’un fin juste légitime des moyens injustes. Dire cela, c’est s’enfermer dans une contradiction intrinsèquement perverse. Qui veut la fin ne doit pas vouloir n’importe quels moyens, mais des moyens qui lui permettent d’atteindre effectivement la fin poursuivie. C’est précisément l’importance accordée à la fin d’une action qui amène à considérer comme essentiel le choix des moyens”. Lire l’article publié sur le site Le conflit

Sur la non-violence et le patriotisme de Léon Tolstoï

25GIL
25/09/2020

Si Léon TOLSTOÏ est surtout connu pour son oeuvre romanesque, il prend part à une certaine vie intellectuelle internationale et produit un certain nombre de textes “théoriques”, comme en témoigne ces quelques lettres, dont la première adressée à un journaliste britannique, John MANSON. Cette lettre-réponse du 24 décembre 1895, d’abord publiée en anglais dans le Daily Chronicle du 17 mars 1896, puis en russe à Genève la même année, est éditée dans les Oeuvres complètes, tome 90, à Moscou, en 1958. Publiée sous le titre Le patriotisme ou la paix, elle est rééditée par L’Herne en 2017 dans sa collection Carnets, avec d’autres missives, qui font partie de la correspondance entre GANDHI et TOLSTOÏ en 1909-1910, dont le dernier article écrit par le poète et romancier russe : Du socialisme (1910), retrouvé après sa mort, et édité dans les Oeuvres complètes, tome 38, à Moscou en 1935. Lire l’article publié sur le site Le Conflit

“Nous devons sortir des logiques de rupture”

Michel WIEVIORKA
04/09/2020

Pour le sociologue français, le phénomène terroriste doit pousser à mieux institutionnaliser les conflits qui fracturent nos sociétés. Alors que s’ouvrait cette semaine le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, avec notamment deux Belges sur le banc des accusés, le sociologue français Michel Wieviorka (“Pour une démocratie de combat”, Robert Laffont, 2020) appelle à mieux penser l’intégration des conflits dans la démocratie. Lire l’article publié sur le site L’Echo

Résolution des conflits dans les classes

Anik ROUTHIER
02/09/2020

Vous voulez que les conflits cessent dans vos classes? Si cela peut relever de l’utopie, il n’en demeure pas moins qu’il est possible d’apprendre aux enfants à mieux les gérer, de manière à obtenir un climat de classe plus sain et agréable. Ce guide thématique vous propose une variété de ressources qui vous soutiendront dans cette démarche et qui vous permettront de souligner la Journée internationale pour la résolution des conflits le 15 octobre. Lire le Guide publié sur le site Carrefour éducation

La non-violence : une nouvelle définition

Alain REFALO
23/08/2020

La non-violence est à la fois un principe éthique et une méthode d’action qui portent un projet de transformation sociale et politique. Elle est fondée sur le respect de la vie, la délégitimation de la violence et la cohérence entre la fin et les moyens. Elle vise à pacifier les relations humaines, à résoudre positivement les conflits de la cité et à construire une société plus juste et plus fraternelle, sans jamais recourir à la violence. Elle est indissociablement une philosophie et une stratégie, une sagesse pratique et une technique de résistance. Elle n’est pas une idéologie, ni un dogme, mais une recherche et un chemin pour s’efforcer de concilier l’exigence morale avec le réalisme politique. La non-violence se situe donc sur deux registres aux objectifs bien distincts. « En tant que principe philosophique, la non-violence est une requête de sens, en tant que méthode d’action, elle est une recherche d’efficacité ». (Muller, 2005). La « pertinence universelle du principe de non-violence » a été explicitement affirmée en 2007 par l’ONU dans sa résolution (61/271) décidant de célébrer chaque année, le 2 octobre, « la journée internationale de la non-violence ». Lire l’article publié sur le blog AlainRefalo

Du démantèlement des structures du racisme à la guérison des cœurs

Michael NAGLER
19/08/2020

L’enseignement du mouvement des droits civiques et ses dirigeants indiquent une importante approche double pour mettre fin à l’abomination du racisme. J’ai vécu récemment l’expérience gratifiante d’un entretien avec le dirigeant des droits civiques et formateur en non-violence kingienne Bernard Lafayette pour un film sur la non-violence. Il m’a narré une histoire que je n’oublierai jamais. Après que John Lewis et d’autres avaient réussi – non sans de grands problèmes et en courant de grands risques – à s’installer à un comptoir de dîner à Nashville, il a demandé à son ami et « architecte du mouvement des droits civiques », Jim Lawson, « Pourquoi ne pas s’imposer dans les autres services ségrégationnistes de la ville ? », la réponse de Lawson lui a enseigné une leçon des plus profondes. « Non Bernard, nous avons accompli le premier pas. Maintenant laissons-les faire le reste. » Pourquoi ? Parce que « Quel était l’objectif ? », a demandé Lawson. Pas de s’imposer dans quelques comptoirs de restaurants. L’objectif était de « changer les esprits et les cœurs » des gens qui maintenaient la ségrégation. « Et seul l’amour peut accomplir cela. Et c’est le pouvoir de la non-violence. ». Lire l’article publié sur le site Pressenza

Peut-on dire qu’il y a de plus en plus de violences en France depuis trente ans ?

Fabien LEBOUCQ
14/08/2020

S’il est tentant de ne regarder que l’évolution des violences enregistrées par les forces de l’ordre, la plupart des spécialistes préfèrent s’intéresser, sur le temps long, aux enquêtes de victimation. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de continuité statistique. Lire l’article publié sur le site Libération

On supporte mal la violence, on s’accommode des incivilités

Hugues LAGRANGE
06/08/2020

Le sociologue, auteur d’ouvrages remarqués, a notamment travaillé sur les questions relatives à la délinquance. Directeur de recherche émérite au CNRS, Hugues Lagrange a notamment publié “Demandes de sécurité” (Seuil, 2003), “Le Déni des cultures” (Seuil 2010) et “Les Maladies du bonheur” (PUF, 2020). Lire l’article publié sur le site Le Figaro

Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) : l’avant et l’après

Luigi MOSCA
20/07/2020

Nous sommes le 7 juillet 2017 et, vers 11 heures, à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le résultat du vote pour l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) (*) apparaît sur le grand écran : 122 voix pour, 1 voix contre, 1 abstention ; l’émotion des personnes présentes – diplomates mais aussi nombreux militants de la société civile – est grande… c’est en effet une victoire importante de la « démocratie planétaire » face aux intimidations, voire parfois au chantage d’une oligarchie de grandes puissances ! Ayant pu participer aux travaux de la Conférence avec les amis Alfonso Navarra de « Disarmisti Esigenti », Giovanna Pagani de WILPF-Italie, ainsi que Jean-Marie Collin, co-président d’ICAN-France, et nombre d’autres, nous avons également pu participer, avec le grand groupe d’autres militants partenaires d’ICAN rassemblés du monde entier, à la grande satisfaction de ce résultat historique. Comment a-t-il été possible d’atteindre un tel résultat, qui quelques années auparavant semblait un rêve même pour les plus optimistes des experts et des militants ? Que s’est-il passé depuis lors au cours de ces trois années ? Et quels pourraient être les développements futurs ? Essayons d’y aller dans l’ordre : … Lire l’article publié sur le site Pressenza

 

Pourquoi nous devons agir contre l’annexion d’une partie de la Cisjordanie (et comment)

Emmanuelle BENNANI-CAILLOUET
26/06/2020

Le gouvernement israélien d’unité nationale formé le 6 avril, dans le contexte du Covid-19 et après des mois d’atermoiements politiques, a annoncé la possibilité d’annexer unilatéralement une partie de la Cisjordanie à partir du 1er juillet.
53 années d’occupation. Depuis 1967 et l’occupation de la Cisjordanie, nous assistons à une fuite en avant. Les 53 années d’occupation israélienne sur le Territoire palestinien, et en particulier les années post Oslo (1993), ont été marquées par un contrôle accru sur les populations et sur le territoire. Aujourd’hui la Palestine est fragmentée en Territoires séparés. Les Palestiniens de la Bande de Gaza et en Cisjordanie ne peuvent circuler librement ni vers Israël ni d’une zone à l’autre. Plus de 600 000 colons sont installés en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Un réseau d’infrastructures routières interdites aux Palestiniens permet aux colons de se déplacer facilement à l’intérieur de la Cisjordanie, tandis que la libre circulation des Palestiniens y est entravée. Lire l’article publié sur le site Terre solidaire

Les Partages De Barbu

YouTube de Jérôme
15/06/2020

Passionné par la nature de la conscience. Comment fonctionne la pensée ? Pourquoi à certains moments je suis plus heureux qu’à d’autres ? Dans mon parcours j’ai rencontré pas mal de charlatans mais aussi des personnes sincères mais désorientées. Cette chaîne est née de mon besoin de partager le magnifique cadeau que j’ai reçu de la vie, fruit de mes recherches, de mes expériences et de très nombreux échanges autour d’un café. Avec l’espoir d’être utile au plus grand nombre possible. Les thèmes abordés sont le sens de la vie, le vrai bonheur, la racine de la souffrance humaine, la méditation, la relaxation, l’énergie, comment ouvrir le futur du monde, de la société et de l’être humain. On trouvera des interviews, des tutoriels, des musiques, des méditations guidées (ou guidances). Il n’y a pas de démarche commerciale derrière ce projet. J’ai déjà un boulot qui me permet de vivre et je n’ai pas besoin de plus. C’est juste cadeau. Page Facebook / Réseau YouTube

Revenu de Base Universel : qui le paie

Sasha VOLKOFF
22/06/2020

Chaque fois qu’une mesure sociale est proposée qui implique une certaine « dépense », les néolibéraux apparaissent immédiatement, craignant le danger du moment, en disant qu’ »il n’y a pas d’argent ». Cela semble être le plus grand problème de notre société : le manque d’argent… Mais, excusez-moi, où est-ce que l’argent manque ? Il y a sans doute des gens dont les ressources économiques suffisent à peine à vivre, ou pas même, mais il est également vrai qu’il y a des secteurs sociaux où l’argent est en excédent. Et quand nous disons « excédent », c’est exactement ce que nous voulons dire : excédent. En réalité, le problème du financement du Revenu de base universel RBU est un problème purement technique. L’important est que nous nous mettions d’accord sur la mise en œuvre de cette initiative, et une fois que cela aura été fait, il sera très facile de se mettre d’accord sur la manière de la financer. Mais nous vivons dans une dictature économique, et nous ne pouvons donc pas ignorer une question qui inquiète certaines personnes : qui paie pour le Revenu de base universal RBU ? Lire l’article publié sur le site Pressenza

« Il est urgent de procéder à une réconciliation des mémoires »

Michel BOUFFIEUX
20/06/2020

Interview de Kalvin SOIRESSE : « Le racisme est nourri par des préjugés et des stéréotypes qui ont été construits par la propagande coloniale. Il faut enfin regarder l’histoire droit dans les yeux, comprendre à quel point le passé influence le présent », dit le parlementaire bruxellois Kalvin Soiresse (Ecolo). Les blessures de la colonisation sont importantes. Elles se sont aggravées parce la Belgique ne les a jamais vraiment soignées. L’espace public est truffé d’hommages à des figures coloniales bien plus célébrées, ici par des noms de rues, là par des bustes et des statues, que celles de résistants qui donnèrent leur vie pour la Belgique durant la Seconde Guerre mondiale, que celles de militants pour la paix ou encore de personnages portant des valeurs de concorde, de vivre ensemble. Les Congolais massacrés, exploités, racisés, humiliés ? Aucun monument ne leur demande pardon. Dans le climat tempéré de la Belgique, l’histoire des crimes qui ont été commis a été le plus souvent dite du bout des lèvres. Mais comment croit-on que l’on puisse raconter des millions de morts en chuchotant ? Le climat est tendu. La colère monte, partagée dans des couches de plus en plus larges de la population, surtout chez les jeunes, qui ne supportent plus cette chape de plomb sur un passé qui ne passe pas. A Bruxelles, la majorité affirme vouloir décoloniser l’espace public. Au fédéral, une commission d’enquête « vérité et réconciliation » sera bientôt mise sur pied. Effets d’annonce à à la suite de la grande manifestation « Black Lives Matter » et à quelques jours des célébrations liées au 60e anniversaire de l’indépendance du Congo ou véritable tournant politique ? Lire l’article publié sur le site Paris Match

Mouvement des statues : Gandhi déboulonné

Khal TORABULLY
19/06/2020

Le meurtre de George Floyd, un afro-américain de 46 ans tué par un policier blanc qui lui a appuyé avec le genou sur le cou durant près de 9 minutes alors que le quadragénaire le suppliait d’arrêter. Ces images terribles filmées à Minneapolis le 25 mai dernier ont choqué la planète. S’en est suivie une vague d’indignation et de nombreuses manifestations anti-racistes. Par ailleurs, de nombreuses statues à l’effigie de figures du système colonial ou de l’esclavagisme ont été déboulonnées un peu partout dans le monde. Khal Torabully a écrit un courrier des lecteurs sur ce sujet. Lire l’article publié sur le site Clicanoo

Il y a un seuil de pauvreté. Créons un seuil de richesse !

Observatoire des inégalités
19/06/2020

Qui est riche en France ? Combien gagnent les riches et combien sont-ils ? Dans son « Rapport sur les riches en France », l’Observatoire des inégalités dresse un portrait social des privilégiés et interroge les mécanismes de reproduction des inégalités d’une génération à l’autre. Le premier Rapport sur les riches en France de l’Observatoire des inégalités vient de paraître. Dans ce document inédit, l’organisme indépendant propose notamment de fixer un seuil de richesse à 3.470 euros par mois pour une personne seule, après impôts. Selon cette définition, 8,2 % des Français sont riches. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

Revenu de base universel : il ne remplace pas d’autres services

Sasha VOLKOFF
19/06/202

La proposition du revenu de base universel (RBU) est claire : fournir à chaque personne un montant de revenu mensuel qui garantisse sa subsistance. Il s’agit d’acquérir un nouveau droit, qui ne remplace en aucun cas les autres droits existants. Certains néolibéraux tentent de tirer profit de cette proposition, en la pervertissant, car ils imaginent qu’une fois le RBU collecté, cet argent pourrait payer les services universels actuels, tels que la santé ou l’éducation. Il ne s’agit nullement de la proposition initiale du RBU, mais d’une nouvelle proposition (perverse) qui ne vise pas à réduire ou à éliminer la pauvreté dans le monde, mais au contraire à augmenter les bénéfices des grandes entreprises, en gardant le gros gâteau de la santé et de l’éducation. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Faire se retourner Martin Luther King dans sa tombe

Yao ASSOGBA
17/06/2020

Les funérailles de George Floyd, l’Afro-Américain de 46 ans tué par strangulation le 25 mai 2020 à Minneapolis par Derek Chauvin, un policier blanc, ont eu lieu le 9 juin 2020 à Houston, au Texas. Les cérémonies solennelles étaient remplies d’émotions, d’amour et d’appels contre le racisme, pour la justice sociale et la paix entre les Blancs et les Noirs aux États-Unis. Mais il fallait que Christian Rioux y repère une fausse note, soit les mots puissants prononcés en larmes par Brooke Williams, la nièce du défunt : « Quelqu’un a dit qu’il fallait redonner sa grandeur à l’Amérique. Mais quand l’Amérique a-t-elle été grande ? » C’est l’occasion pour le chroniqueur du Devoir de développer sa pensée sur ces phrases en classant d’emblée la jeune femme dans le « courant révolutionnaire et séparatiste symbolisé par le Black Panther et Malcom X », qui « considère le “suprémacisme blanc” (les guillemets sont de Rioux) comme l’essence même des États-Unis ». Le discours de la nièce de George Floyd serait aux antipodes du « courant réformiste et républicain symbolisé par Martin Luther King ». Lire l’article publié sur le site Le Devoir

Les pans oubliés de l’héritage de Martin Luther King

Xavier MAUDUIT
15/06/2020

Suite à l’obtention des droits politiques des noirs, comment Martin Luther King a-t-il oeuvré pour l’instauration d’une justice sociale en luttant contre l’impérialisme, le capitalisme et le racisme ? Quelle émotion peut ressentir un homme qui s’apprête à prononcer un discours face à une foule massive ? 250.000 personnes sont devant un lieu hautement symbolique, le Lincoln Memorial, à Washington. Le moment est exceptionnel bien sûr, d’autant que le discours est prononcé dans un contexte particulier, celui du mouvement de lutte pour les droits civiques. Savoir quoi dire est une chose, trouver la manière de le dire en est une autre. Il faut des talents oratoires. Ça tombe bien, celui qui prend la parole est un pasteur. Pendant le discours, la figure de style qui ponctue le propos est une anaphore, des mots, des phrases répétées qui ponctuent ce propos. “I have a dream”, je fais un rêve. Le 28 août 1963, le pasteur Martin Luther King prononce un discours historique historique, au sens où il a marqué les contemporains, où il est resté dans les mémoires. “I have a dream”. Mais Martin Luther King, reconnu pour son combat en faveur de l’égalité aux Etats-Unis, est un peu oublié pour ses autres combats. Oui, l’action de cet homme ne se réduit pas à la lutte contre la ségrégation, elle s’inscrit dans une pensée plus large, dans une action plus globale en faveur de l’égalité et de la justice sociale. Alors, faisons un rêve : que l’apport de Martin Luther King ne soit pas réduit à un discours, aussi sublime soit il. Lire l’article, écouter les vidéos publiés sur le site france culture

La violence, une défaite

Pierre BOQUIÉ
15/06/2020

Il y a quelques années lors d’un forum en Italie, à cette question d’un jeune étudiant, « Avec tant de violence dans le monde, comment faire triompher la paix ? », Prem Rawat a eu cette réponse : « Notre seul espoir est que la voix de la paix soit plus forte que celle de la violence. » Il entendait par là qu’il est inutile d’essayer d’agir directement sur la violence pour en faire baisser l’intensité, que c’est par un engagement de plus en plus large en faveur de la paix que la violence finira par être abandonnée. Dans ce grand moment de protestation contre les violences policières, et particulièrement les violences racistes, j’ai l’impression de voir rejouer un film que j’ai déjà vu jouer à maintes reprises. Le privilège de l’âge me donne un certain recul sur les événements. Néanmoins, j’y vois un élan international très positif qui, en réaction à un nième crime raciste, démontre combien cette question est toujours présente dans les cœurs et dans les esprits. La flamme n’est pas éteinte. Et ça aussi j’ai pu l’observer au fil des ans. C’est sur cela que je m’appuie pour garder espoir. Mais est-ce que dénoncer la violence suffit à la faire reculer ? C’est une vraie question. Lire l’article publié sur le site Pressenza

30 ans après le début de la fin de l’Apartheid, où en est l’Afrique du Sud ? [Partie III]

Olivier FLUMIAN
09/06/2020

Olivier Flumian : Desmond Tutu avait baptisé la nouvelle Afrique du Sud la « Nation Arc-en-Ciel ». Cette appellation est-elle un mythe ? Quelle est la réalité des relations interraciales aujourd’hui ?
Raphaël Porteilla : Tout le monde connaît le mot de D. Tutu, la « nation Arc-en-ciel ». Toutefois, tout le monde sait aussi que ses couleurs ne se mélangent pas. C’est en résumé la situation en Afrique du Sud dans laquelle les races sont restées les unes à côté des autres. On parle d’ailleurs davantage de coexistence que d’union nationale. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Solidarité. L’impôt sur la fortune, une idée qui revient en force dans le débat public 09 JUIN 2020

Pierric MARISSAL 
09/06/2020

L’exécutif fait front pour rejeter tout projet de remise à plat fiscale, alors que la demande d’un ISF refondu, au cœur d’une grande réforme qui redonnerait toute sa progressivité à l’impôt, est reprise par de nouvelles voix. Tétanisé par les gilets jaunes qu’il caricature en mouvement anti-impôt, et encouragé par les plus riches qui profitent des dernières réformes, l’exécutif rejette toute idée de remise à plat fiscale. C’est oublier qu’une des principales revendications qui a fait l’unanimité sur plus d’un an de mobilisation était le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Demande reprise depuis par de nombreux économistes critiques en ces temps de crise. « Mon opinion sur l’ISF, c’est qu’il n’aurait jamais dû être aboli. Aujourd’hui, je pense donc qu’il faut qu’il soit rétabli », a assuré la prix Nobel d’économie Esther Duflo. « Face aux Covid, il faut un nouvel ISF », a renchéri Thomas Piketty. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

30 ans après le début de la fin de l’Apartheid, où en est l’Afrique du Sud ? [Partie II]

Olivier FLUMIAN
08/06/2020

Olivier Flumian : L’économie sud-africaine, qui a longtemps reposé en grande partie sur l’exploitation minière, était jusqu’en 2013 la première d’Afrique. Comment se porte aujourd’hui cette économie ? Quels sont aujourd’hui ses atouts et ses faiblesses ?
Raphaël Porteilla : Si en effet l’économie sud-africaine a été reconnue comme florissante (en termes macro-économiques) en Afrique jusqu’en 2010 (avec quelques « trous » au milieu des années 2000), depuis les difficultés se sont accumulées en grande partie parce que les politiques publiques ont été depuis la fin de l’Apartheid des politiques néolibérales, sans redistribution, dont l’origine remonte à la fin de l’Apartheid quand le monde des affaires détenu par les Blancs a su se rapprocher des élites de l’ANC (milieu des années 80) pour aboutir à un pacte économique visant à ne pas bouleverser les structures financières et économiques sud-africaines, c’est-à-dire les laisser aux mains des Blancs tout en permettant aux groupes de businessmen noirs d’accéder à ces standards. Lire l’article publié sur le site Pressenza

30 ans après le début de la fin de l’Apartheid, où en est l’Afrique du Sud ? [Partie I]

Olivier FLUMIAN
07/06/2020

Olivier Flumian : La démocratie semble fonctionner correctement depuis les premières élections multiraciales en 1994. Quel est l’état de la démocratie aujourd’hui en Afrique du Sud ?
Raphaël Porteilla : Si par démocratie on entend, participation libre aux élections, liberté de la presse, pluralisme et institutions fonctionnelles, on peut dire que la démocratie en Afrique du Sud fonctionne bien. Les élections se tiennent à intervalles réguliers (tous les 5 ans) depuis 1994, aussi bien au niveau national, provincial que local. Le pluralisme est effectif, les campagnes électorales se déroulent de manière satisfaisante (les médias jouent un rôle certain), même si des difficultés organisationnelles sont observées comme partout ailleurs. Les dernières en date au niveau national/provincial ont eu lieu en 2019, reconnues comme libres et transparentes. L’équilibre des pouvoirs voulu par la constitution de 1996 est toujours valide (régime parlementaire) conférant au Président de la République, élu par l’Assemblée Nationale, un pouvoir considérable : il est à la fois chef de l’État, chef du gouvernement et celui de la majorité parlementaire et du parti principal, l’ANC. Sa responsabilité peut être engagée constitutionnellement mais surtout politiquement au sein même de son parti, qui peut l’amener à démissionner, comme Thabo Mbeki l’a fait en 2008 et Jacob Zuma en 2018. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Il y a trente ans : la fin de l’Apartheid. Retour sur une longue histoire de luttes

Olivier FLUMIAN
06/06/2020

Le 11 février 1990 Nelson Mandela est libéré après 27 ans d’emprisonnement. C’est le début du commencement de la fin pour l’Apartheid, le régime ségrégationniste mis en place sous ce nom en Afrique du Sud en 1948. Pressenza revient sur l’histoire de ce régime honni. Il faut rappeler d’une part ce qu’en était l’idéologie et la pratique. Mais d’autre part, cette histoire est aussi celle des luttes du peuple sud-africain pour le respect de ses droits humains. C’est aussi une histoire qui s’inscrit dans un contexte plus large, celui du monde de la Guerre Froide et de la décolonisation des peuples d’Asie et d’Afrique. Lire l’article publié sur le site Pressenza

« Réveillons-nous. Ayons le courage de dénoncer les violences policières en France »

Omar SY
04/06/2020

Après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, le comédien, personnalité préférée des Français, s’engage dans le combat contre les discriminations et les violences policières. Il demande justice pour Adama Traoré et appelle de ses vœux une « police digne de notre démocratie ». Comme beaucoup de personnalités du monde de la culture et du spectacle, Omar Sy a marché pour dénoncer la mort de George Floyd lors de son arrestation par la police à Minneapolis. Mais il a aussi été la première personnalité à avoir manifesté son soutien à la famille d’Adama Traoré, deux jours après son décès à la gendarmerie de Persan, le 19 juillet 2016. Le comédien n’a jamais cessé depuis d’accompagner Assa Traoré dans sa quête de vérité et de justice. En publiant « Réveillons-nous », il a décidé de prêter sa voix à une cause qui lui tient à cœur, qu’il juge universelle. Il vous invite toutes et tous à le suivre dans une démarche qu’il veut « fédératrice » en signant son appel. Lire l’article publié sur le site L’Obs

Novlangue, non-violence, panoptique… 5 idées pour penser le présent

france culture
30/05/2020

Penser le règne de la communication avec Orwell, la société de surveillance avec Bentham, l’idée de fin de l’Histoire avec Fukuyama, le dépassement de soi avec Nietzsche… Autant d’idées mobilisées aujourd’hui, autant de concepts forgés dans le passé, qui nous permettent d’éclairer notre temps. Lire l’article, voir les vidéos publiés sur le site france culture

Revenu de base universel, c’est-à-dire pour tous

Sasha VOLKOFF
29/05/2020

Comme son nom l’indique, la proposition de revenu de base universel s’adresse à tous. Certains, pour être encore plus clairs, ajoutent « Inconditionnel », c’est-à-dire qu’il n’exige pas de conditions particulières. Face à cela, certains se demandent pourquoi pour tout le monde, si certains n’en ont pas besoin ? La réponse comporte au moins deux aspects : l’un conceptuel, l’autre pratique. Le Revenu de Base Universel est pour tout le monde parce que c’est un nouveau droit qui, en tant que tel, doit s’appliquer à tous de la même manière. Ce n’est ni un don, ni un cadeau, ni une « petite paie », comme disent certains, ceux qui essaient de le dégrader, mais c’est quelque chose de comparable à un Droit Humain. Par conséquent, tout être humain y a droit. Il est clair que jusqu’à ce qu’il atteigne tous les êtres humains cela prendra du temps, et qu’il faudra commencer avec des groupes plus petits (par exemple des pays ou des régions), mais l’objectif est certainement global. Lire l’article publié sur le site Pressenza

« Œuvres » de Rabindranath Tagore : la réconciliation des contraires

Florence NOIVILLE
27/05/2020

L’écrivain indien (1861-1941), Prix Nobel 1913, doué dans tous les genres, était un grand moderne dont la quête d’harmonie est toujours actuelle. Une belle anthologie nous le rappelle. Entendu récemment : « Vous travaillez sur qui ? Tagore ? Vous voulez dire Pythagore ? » Non, pas l’auteur du théorème, le grand écrivain indien. Pas la Grèce, le Bengale. C’est là, dans cette autre pépinière de penseurs et d’artistes, qu’est né celui que Gandhi nommait « la sentinelle de l’Inde ». En 1861. Là aussi qu’il est mort, 80 ans plus tard. Rien de moins borné pourtant que l’intelligence humaniste, libre et merveilleusement universelle de Rabindranath Tagore. Rien de moins daté. « Le considérer comme désuet serait aussi absurde que nier le modernisme de Hugo ou Balzac », écrit Fabien Chartier dans la préface du « Quarto » qui lui est aujourd’hui consacré. Lire l’article publié sur le site Le Monde

Revenu de base universel : Que les robots travaillent

Sasha VOLKOFF
26/05/2020

Au siècle dernier, dans les années 1920, on a commencé à spéculer sur la possibilité que des robots puissent prendre en charge certains des travaux effectués par des personnes ; c’était une évolution logique, puisque l’histoire de l’être humain est aussi l’histoire du développement des outils mécaniques qui ont permis de produire toujours plus et mieux, et en même temps de dédier l’être humain à des tâches plus nobles , depuis les outils de pierre primitifs du paléolithique, en passant par la maîtrise du métal et jusqu’à la machine à vapeur. Au XXe siècle déjà, l’avènement de l’informatique a bouclé la boucle. Aujourd’hui, nous avons des machines pour presque tout, et de plus en plus « intelligentes » (nous laisserons le débat sur l’ »intelligence » des machines pour une autre fois), et il n’y a presque pas de travail où l’on n’utilise pas une machine de la simple charrue au téléphone portable sophistiqué. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Revenu de base universel : comme pour la santé, l’éducation ou la retraite

Sasha VOLKOFF
24/05/2020

Cet article poursuit une série qui tentera d’expliquer brièvement les différents aspects de la proposition de Revenu de Base Universel (RBU). Pour voir la série complète des articles publiés sur ce même sujet. Dans certains pays, heureusement, nous sommes habitués à bénéficier de la santé publique, de l’éducation publique, de la retraite publique et de certaines autres prestations sociales financées par l’État. Il y a un siècle, ces services commençaient à peine à s’implanter dans le monde Je peux imaginer certaines objections de cette époque : « pour avoir une éducation, il faut travailler pour pouvoir la payer », ou « comment peut-on payer quelqu’un pour qu’il reste à la maison, juste parce qu’il a atteint un certain âge ? Si vous êtes en bonne santé, travaillez, et sinon, faites-vous entretenir par votre famille », en parlant de la retraite. Des arguments similaires sont avancés contre le Revenu de Base Universel RBU aujourd’hui. Beaucoup de gens ne comprennent pas qu’on puisse payer quelqu’un juste du seul fait qu’il existe, oubliant que juste le seul fait d’exister donne droit à la santé publique et à l’éducation, et parce que le seul fait d’atteindre un certain âge donne droit à une retraite (qui est comme le RBU mais seulement pour les personnes âgées). Lire l’article publié sur le site Pressenza

Comment empêcher les multinationales pharmaceutiques de faire du profit sur la pandémie

Sofie MERCKX, Anne DELESPAUL
20/05/2020

Aujourd’hui, l’Union européenne organise une conférence de donateurs où elle espère réunir 3 milliards d’euros grâce à des investissements publics et du crowdfunding pour accélérer le développement du vaccin. Les autorités publiques doivent se donner tous les moyens pour garantir que les traitements Covid-19 seront disponibles, accessibles et abordables pour tous. Le PTB a déposé à la Chambre une résolution visant à empêcher, au moyen de licences contraignantes, qu’un vaccin ou un médicament ne soit couvert par le brevet d’une société pharmaceutique. Pendant longtemps, les firmes pharmaceutiques n’ont pas manifesté le moindre intérêt pour les potentielles avancées dans la recherche sur le coronavirus. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

« Du coronavirus à la non-violence »

René GUITTON
21/05/2020

« Si les causes des conflits ne sont pas traitées, le cycle « humiliation, haine, violence, répression… » se réactivera. Seule la non-violence peut apporter une réponse ». La crise sanitaire actuelle doit nous convaincre que la vie ne pourra plus continuer comme avant. Des orientations radicales seront à prendre comme : – Remplacer la compétition sous toutes ses formes par la coopération entre les hommes, les entreprises et les nations. – Reconvertir massivement les dépenses d’armement vers les crédits de développement pour le bien de tous les humains et la protection de la planète.  
– Substituer aux critiques négatives et partisanes des propositions positives, constructives et créatives. – Cesser l’obsession consumériste pour devenir plus spiritualiste. – Revoir toute la répartition des richesses et des revenus pour qu’elle profite à tous. Lire l’article publié sur le site ouest-france

La communication directe, un pilier de la santé

REHUNO
20/05/2020

Red Humanista de Noticias en Salud. La communication directe avec les personnes qui nous entourent est un besoin que nous éprouvons tous et constitue un pilier de la santé physique, mentale, personnelle et sociale. Nous avons besoin de communiquer nos sentiments sur des questions qui sont communes à tous. Nous devons également communiquer sur la façon dont nous vivons les situations dans lesquelles nous nous trouvons. Des situations qui parfois nous inquiètent ou nous angoissent. D’autres nous réconfortent ou nous rendent heureux et nous voulons partager cela aussi. Les relations avec les autres sont elles-mêmes un sujet important à traiter dans la communication. Parfois, ces relations ne fonctionnent pas très bien, il arrive que des « ponts » soient rompus entre les gens. Et c’est dans cette expérience que nous ressentons un malaise. Au contraire, lorsque la communication est fluide et qu’il existe des « canaux ouverts », nous nous sentons très bien. La communication dépend de notre intention et de l’intention de l’autre personne. Donc, si l’autre personne ne veut pas communiquer ou « ferme cette porte », nous ne pouvons rien y faire. Peut-être qu’attendre le bon moment est la seule chose qu’il convient de faire de notre côté. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Le revenu de base universel n’est pas une subvention

Sasha VOLKOFF
20/05/2020

Cet article ouvre une série qui tentera d’expliquer brièvement les différents aspects de la proposition de Revenu de Base Universel (RBU). Pour voir la série complète des articles publiés sur ce même sujet. Commençons par expliquer la différence entre le Revenu de base universel RBU et une subvention. Une subvention est une somme d’argent qui est généralement accordée par l’État à des personnes ou des groupes remplissant certaines conditions ; c’est pourquoi on peut les appeler « subventions sous conditions ». Parmi ces conditions, beaucoup font allusion à des carences économiques, et nous pouvons donc appeler ces subventions « pour les pauvres », car si l’on n’est pas pauvre, on ne les percevra pas. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Comment empêcher les multinationales pharmaceutiques de faire du profit sur la pandémie

Sofie MERCKX, Anne DELESPAUL
20/05/2020

Aujourd’hui, l’Union européenne organise une conférence de donateurs où elle espère réunir 3 milliards d’euros grâce à des investissements publics et du crowdfunding pour accélérer le développement du vaccin. Les autorités publiques doivent se donner tous les moyens pour garantir que les traitements Covid-19 seront disponibles, accessibles et abordables pour tous. Le PTB a déposé à la Chambre une résolution visant à empêcher, au moyen de licences contraignantes, qu’un vaccin ou un médicament ne soit couvert par le brevet d’une société pharmaceutique. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

Altruisme et solidarité. S’entraider est-il naturel ?

SCIENCES HUMAINES n° 326
19/05/2020

(suite…)

Les violences symboliques ne sont pas moins grandes que les violences physiques

Michael FOESSEL
18/05/2020

Interview de Jean-Marie Durand.
Spécialiste de l’œuvre de Kant, subtil défenseur d’une politique de gauche émancipatrice et cosmopolite, Michael Fœssel enseigne la philosophie à l’École polytechnique et a publié l’an dernier un essai troublant, Récidive, dans lequel il relit la presse française de 1938, en pleine montée du fascisme, pour y déceler d’étranges échos avec celle de 2018. Un témoin idéal des dérèglements actuels du dialogue démocratique.
Chacun perçoit aujourd’hui qu’un certain climat de tension règne dans les conversations. Invectives, agressivité diffuse, rejet de l’autre… Ont-ils raison, ceux qui parlent d’« ère du clash » pour qualifier notre époque ?
Michael Fœssel : Je crains d’être globalement en accord avec ce constat. Certes, ce n’est pas une nouveauté absolue. Il est clair que les périodes de crise économique et sociale ont des effets sur les corps, et par conséquent aussi sur le langage. Les discours argumentés, orientés par le respect de l’autre, se tiennent plus facilement dans des périodes de relatif équilibre économique. Ce qui relève de la brutalisation des discours est donc à mettre, au moins en partie, en rapport avec l’exaspération sociale. Et puis toute mobilisation sociale invente sa langue. On l’a vu avec les Gilets jaunes, qui ont souvent produit un discours qui tranchait avec le discours stéréotypé régnant dans les médias : la manière de parler est toujours modifiée par un processus politique de confrontation. Il n’y a évidemment pas de démocratie politique sans démocratisation du langage. Mais la démocratisation du langage n’implique pas l’appauvrissement de la langue. Or, on a aujourd’hui d’un côté ceux qui prétendent parler comme le peuple, au risque de la brutalisation, à l’image d’un Michel Onfray ou d’un Cyril Hanouna. Et puis on a de l’autre côté les tenants du respect absolu de la langue, à la manière de l’Académie française. Ces deux camps commettent la même erreur à mes yeux : ils confondent langue populaire et langue vulgaire. Lire l’entretien publié sur le site L’ADN

Un guide de communication non violente pour les militants

Mounia FELLACHI
13/05/2020

Mounia Fellachi est blogueuse. Elle vient de publier sur son site un guide de communication non violente à destination des militants. Il est disponible gratuitement ici. 
LCDL : Pourquoi avoir décidé d’écrire un tel manifeste ? 
Mounia Fellachi : Je voulais surtout réaliser un « guide pratique » basé sur une synthèse de mes recherches, de mes lectures et de mon retour d’expérience. J’ai souvent constaté que des projets intéressants étaient avortés à cause de conflits entre militants, qui auraient pu être facilement évités.  Au lieu de nous renforcer collectivement, l’activisme a plutôt tendance à nous précariser individuellement, voire à nous isoler de manière parfois dangereuse.Je me suis particulièrement intéressée à l’outil de la communication non violente (CNV) utilisé dans le cadre de thérapies, et qui peut facilement être mis en place. Lire l’interview réalisée par Nadir Dendoune du Courrier de l’Atlas

Réglementer le pouvoir des multinationales

Revue Il faut tuer TINA
13/05/2020

Chez la plupart des gens, l’image de la grande entreprise capitaliste s’est fortement détériorée depuis les années 1960 lorsqu’elle fondait la symbolique du « rêve américain ». Aujourd’hui, les Bayer, BP, AB Inbev ou H&M sont souvent décrites et perçues comme les leviers permettant à une bourgeoisie transnationale et cosmopolite de s’enrichir et de renforcer son pouvoir sur la mondialisation au détriment des plus pauvres et de la sauvegarde de la planète. Si leur image dans le grand public s’est fortement ternie, leur investissement est par contre considéré par la majorité des décideurs politiques comme la condition sine qua non du développement économique et du progrès social. Bénéficiant de ce fait de politiques publiques très « accommodantes », la grande entreprise capitaliste est aujourd’hui l’acteur économique le plus puissant de la mondialisation. Un acteur qui reste, paradoxalement, largement non identifié. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

La violence de la chute des civilisations conduit à une nouvelle perspective

Susana LUCERO
12/05/2020

Depuis les origines de l’humanité, des civilisations sont apparues et ont disparu dans l’histoire et dans la mémoire des hommes ; il nous reste des vestiges matériels et des histoires d’empires et de massacres, d’évolution et de dissolution des religions et des croyances, des aperçus occasionnels de moments humanistes, également de violence dans tous les domaines. La violence en tant qu’expression d’un modèle qui touche à sa fin, d’un État qui ne répond pas aux besoins de son peuple, ou d’une civilisation qui s’effondre et qui entraîne dans sa chute un grand ensemble humain, est un long processus historique qui génère en fin de compte un système fermé dans lequel il n’y a pas d’autre alternative que la déstructuration d’un monde qui n’apporte plus de réponses. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Thomas Piketty, économiste : “Il faut rétablir l’Impôt sur la fortune”

Revue Il faut tuer TINA
11/05/2020

 Au-delà d’un rétablissement de l’ISF, l’économiste Thomas Piketty juge qu’il faut s’inspirer des “leçons” de l’Histoire et taxer les hauts patrimoines privés, “comme en Allemagne ou au Japon après la Seconde guerre mondiale” pour surmonter la hausse de l’endettement public. Lire l’article publié sur le site Il faut tuer Tina

« L’émerveillement mène au désir d’harmonie »

Matthieu RICARD
10/05/2020

Docteur en génétique cellulaire, Matthieu Ricard, le plus célèbre des moines bouddhistes français, est aussi un photographe chevronné. De l’Argentine au Canada, de l’Islande au Népal, le globe-trotteur en robe rouge et or a immortalisé la beauté de la Terre, de la plus petite goutte d’eau aux imposants massifs montagneux. « L’émerveillement nous élève en invitant dans notre paysage intérieur des états mentaux sereins, vastes et ouverts qui engendrent un sentiment d’adéquation avec le monde… », explique-t-il. Un antidote à l’autodestruction ? Lire d’article publié sur le site Le Monde

S.O.S. du « Malgré tout » lancé aux hommes et aux femmes de toutes latitudes

Philippe MOAL
09/05/2020

Il n’y a personne à la barre du navire.
Le capitaine a perdu la boussole, désorienté.
Doit-on s’en effrayer ou s’en réjouir ?
S’en effrayer, oui car on est à la dérive, en pleine tempête.
S’en réjouir, oui si c’est l’occasion de changer de capitaine.

chaque intempérie on constate les failles du bateau,
qui tant de fois nous ont conduits au naufrage.
Mais toujours on revient au port,
résolus à ne plus jamais commettre les mêmes erreurs de navigation.
On répare les avaries ou on change d’embarcation,
mais pas d’itinéraire ;
le carburant2 reste toujours le même
et le moteur3 aussi, même s’il fuit de tous les bords.
Les capitaines se succèdent
mais on échoue toujours sur les récifs ;
eux prennent le large dans leurs canots de sauvetage,
rejoignant leur repaire, chargés de butin,
quelque part là-bas sur une île au trésor. Lire la suite, voir la Vidéo YouTube

Comment tu me parles ?

N°22 Revue L’ADN
mars/mai 2020

Après l’ère du clash, retrouvons le sens de la conversation.
Confinement, distanciation sociale, quarantaine !
En préparant la revue 22 de L’ADN, nous n’avions rien prévu de tout cela. En revanche, nous voulions questionner la manière dont nous communiquons les uns avec les autres. Car si nous n’avons jamais eu autant de canaux pour échanger, se voir, se retrouver, plane comme un doute. A-t-on gagné en qualité de dialogue ? Comment imaginer nos nouvelles modalités de dialogue ? Étrangement, avec ou sans mesures barrières, cette question-là demeure plus que jamais d’actualité. Info sur le numéro

Journée internationale de la non-violence éducative : Comment rester bienveillant avec ses enfants

Lisette GRIES
27/04/2020

Le confinement cristallise tensions et frictions. La Journée internationale de la non-violence éducative, le 30 avril, offre l’occasion d’interroger nos fonctionnements familiaux. Grâce à la réflexion et à l’expérimentation, les parents pourront cheminer vers une éducation plus respectueuse, même dans le cadre d’une crise exceptionnelle. « L’autorité parentale s’exerce sans violence physique ou psychologique », énonce le texte de loi contre les violences éducatives ordinaires (VEO), plus connu sous le nom de « loi anti-fessée », ratifié le 11 juillet dernier. Promiscuité, gestion des émotions, déficit de liens sociaux… l’éducation non-violente se confronte à des obstacles inédits ces derniers temps. Lire l’article publié sur le site La vie

Quelques réflexions sur la non-violence à partir de la pensée de Simone Weil

Alain REFALO
20/04/2020

Le refus de la légitimité de la violence est au coeur de l’oeuvre de la philosophe Simone Weil (1909-1943). Chrétienne hors de l’église comme elle se définissait, elle s’est indignée contre les compromissions de l’Église avec la violence qui ont contribué, selon elle, à profondément dénaturer la parole du Dieu chrétien. “La vérité la plus essentielle concernant Dieu, affirme Simone Weil, c’est que Dieu est bon avant d’être puissant” . En pactisant avec la violence, l’Eglise a fait écran à la sagesse et à la bonté de Dieu. Elle estime que si l’Eglise a pactisé avec l’empire de la force, elle le doit à la double influence de l’Ancien Testament et de l’empire romain. “Cette double souillure presque originelle, écrit-elle, explique toutes les souillures qui rendent l’histoire de l’Eglise si atroce au cours des siècles”. Simone Weil est vivement attirée par les Cathares qui “poussèrent l’horreur de la force jusqu’à la pratique de la non-violence et jusqu’à la doctrine qui fait procéder du mal tout est ce qui est du domaine de la force” . Certes, précise-t-elle, “c’était aller loin, mais non pas plus loin que l’Evangile”. Lire l’article publié sur le Blog d’Alain Refalo

Quelques réflexions sur la non-violence à partir de la pensée de Simone Weil

Alain REFALO
20/04/2020

Le refus de la légitimité de la violence est au coeur de l’oeuvre de la philosophe Simone Weil (1909-1943). Chrétienne hors de l’église comme elle se définissait, elle s’est indignée contre les compromissions de l’Eglise avec la violence qui ont contribué, selon elle, à profondément dénaturer la parole du Dieu chrétien. “La vérité la plus essentielle concernant Dieu, affirme Simone Weil, c’est que Dieu est bon avant d’être puissant” . En pactisant avec la violence, l’Eglise a fait écran à la sagesse et à la bonté de Dieu. Elle estime que si l’Eglise a pactisé avec l’empire de la force, elle le doit à la double influence de l’Ancien Testament et de l’empire romain. “Cette double souillure presque originelle, écrit-elle, explique toutes les souillures qui rendent l’histoire de l’Eglise si atroce au cours des siècles”. Simone Weil est vivement attirée par les Cathares qui “poussèrent l’horreur de la force jusqu’à la pratique de la non-violence et jusqu’à la doctrine qui fait procéder du mal tout ce qui est du domaine de la force. Certes, précise-t-elle, “c’était aller loin, mais non pas plus loin que l’Evangile”. Lire l’article publié sur le blog AlainRefalo

La non-violence comme spiritualité

Fernando Alberto GARCIA
15/04/2020

Parmi nos principaux objectifs de La Communauté pour le Développement Humain, nous avons celui de contribuer à installer une structuration de conscience non-violente comme une conquête culturelle profonde, comme une configuration de conscience avancée dans laquelle tout type de violence provoque une répugnance avec les corrélats somatiques du cas. Il a été dit qu’en conséquence : « Cela irait au-delà des idées ou des émotions qui se manifestent faiblement dans les sociétés actuelles, pour commencer à faire partie du tissu psychosomatique et psychosocial de l’être humain ». Il convient alors de s’interroger un peu sur la mise en œuvre de cet objectif ambitieux. Dans leur conception populaire, beaucoup considèrent la non-violence simplement comme une forme de lutte pour le changement social et politique. En ce sens, les figures de Mohandas Karamchand Gandhi (populairement connu sous le nom de Mahatma) et de Martin Luther King viendront à l’esprit en tant que leaders de la non-violence. De ce point de vue, on pourrait apprécier, par exemple, son efficacité dans un cadre donné de relative légalité dans le milieu, avec des institutions modérément sensibles aux revendications non-violentes, et avec des militants qui ne se constitueraient pas (et ne seraient pas en mesure de se constituer) en force armée pour atteindre leurs fins par des moyens violents. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Le revenu de base universel, un vaccin contre la crise économique

Sasha VOLKOFF
10/04/2020

En ces temps de crise et de confinement, de nombreuses personnes dans le monde entier souffrent de situations économiques dévastatrices, sans parler de celles qui sont touchées par le COVID-19. Dans certains cas, comme en Espagne et dans d’autres pays, des mécanismes d’aide économique sont mis en place. Parfois, c’est une aide directe aux personnes concernées, sous forme de subventions temporaires, d’exonération ou de prorogation d’impôts, d’exonération ou de prorogation du paiement de loyers ou de remboursements de prêts, etc. D’autres types d’aide sont destinés aux grandes entreprises, comme ce fut le cas lors de la crise il y a un peu plus de dix ans. Si les premières sont les bienvenues, les secondes ne sont pas claires quant à savoir si elles sont destinées à aider la société dans son ensemble, ou si elles ne sont qu’un stratagème classique par lequel de grands consortiums privés bénéficient de l’argent public. Lire l’article publié sur le site Pressenza

COVID-19 : La Colère des dieux ?

Antonio CARVALLO
08/04/2020

Les récits mythologiques sont pleins de narrations faisant référence aux graves fautes des peuples qui ont mérité la punition des dieux. Inondations, fléaux, famines, incendies cosmiques… Parfois les crimes étaient commis contre le plan ou le mandat des dieux quant à l’ordre de la nature ou de la société, parfois pour défier leur volonté, parfois même jusqu’à tenter de s’emparer de leurs attributs divins. Indépendamment de croyances religieuses particulières, j’ai tendance à voir dans ces récits une allusion à des phénomènes extérieurs à la sphère humaine, provenant d’un système plus vaste et ayant la capacité de produire un choc d’une telle ampleur qu’il a pour effet de corriger les déviations et de rectifier les comportements. Dans beaucoup de ces récits, les peuples repentis ont rectifié leur comportement ou effectué de pénibles punitions jusqu’à leur réhabilitation. Leer el articulo publicado en el sitio Pressenza

Martin Luther King : la sentinelle de la nation américaine (1929-1968)

france culture
08/04/2020

Que reste-t-il de Martin Luther King aujourd’hui ? Un jour férié ? Il est fêté chaque année le troisième lundi du mois de janvier, autour du 15 janvier, date de l’anniversaire du révérend. Un discours ? I Have A Dream du 28 août 1963. Le prix Nobel en 1964 ? Une marche ? Celle du 9 mars 1965 à Selma ? Sa mort à Memphis au Lorraine Motel de Memphis le 4 avril 1968 ? Sa statue à Washington entre Jefferson et Lincoln ? Lire l’article publié sur le site france culture

Et après ?

Philippe MOAL
07/04/2020

Une agitation silencieuse sans précédent couvre toute la planète, mais pas dans les rues sinon dans les maisons. Le confinement oblige à réfléchir et à se poser des questions. Lorsque l’on se met à penser, à soi et à ses proches, on inclut les autres, tous les autres, car aujourd’hui plus que jamais on se rend compte que nous sommes un tout. Une clameur commune pour l’avenir grandit dans nos têtes où se bousculent des appréhensions et des incertitudes compréhensibles, mais aussi des espérances… celles de voir le monde réellement changer comme s’il se mettait sur une nouvelle orbite humanisante… de voir la société modifier le centre de gravité autour de quoi tout gravite aujourd’hui, l’économie. Mais une simple question nous renvoie au doute : que pouvons-nous attendre d’une société empoisonnée par sa principale valeur : l’argent ? L’équation Valeur argent = Violence économique est prouvée, ainsi que toutes les autres formes de violence qui dépendent de cette équation, qu’il s’agisse de violence physique, raciale, religieuse, psychologique, sexuelle, de genre, morale ou institutionnelle… ces calamités générées par le système dans lequel l’économique décide de tout. On se met à imaginer : si on plaçait l’être humain comme valeur centrale plutôt que l’argent, cela remettrait le prioritaire et le secondaire à leur place ; ceux qui soignent, éduquent, recherchent, protègent et se mettent au service de l’ensemble seraient mis au premier plan ; les forces de production seraient orientées vers le bien commun et on protégerait les plus faibles ; on garantirait des conditions de vie dignes pour tous ; on cesserait de nous imposer de consommer pour exister ; on… Lire l’article publié sur la page facebookde l’Observatoire de la non-violence.

La communication non-violente au quotidien, de Marshall Rosenberg

Ed Jouvence
04/04/2020

L’éminent psychologue, Marshall Rosenberg, est parti du principe que les individus communiquent tous les jours sans connaître toutefois les règles d’une communication respectueuse de soi, de ses besoins, émotions, désirs et sentiments. Lire l’article publié sur le site Aujourd’hui le Maroc

Coronavirus : une ouverture vers la renaissance de la civilisation humaine

Tony ROBINSON
03/04/2020

Alors que le covid-19 balaie la planète après avoir été réduit à un nombre apparemment gérable en Chine, les gouvernements et les dirigeants du monde entier s’efforcent de s’adapter à cette nouvelle réalité. Il est devenu évident que tout ce que nous pensions savoir sur le fonctionnement de l’économie est faux. En fait, nous pouvons survivre sans marchés ! Nous pouvons réduire la consommation ! Nous n’avons pas besoin d’être tout le temps au travail ! Nous pouvons réduire l’activité humaine à l’essentiel de l’approvisionnement alimentaire et des soins de santé ! Ce n’est pas la façon la plus amusante de vivre, mais nous pouvons le faire ! Lire l’article publié sur le site Pressenza

Il faut favoriser la coopération et la coopération avant l’action

Nathalie ACHARD
02/04/2020

Alors que l’épidémie de Coronavirus remet en cause nos habitudes en raison du confinement, comment communiquer sans violence et désamorcer les conflits ? Nathalie Achard, auteur de « La communication non violente à l’usage de celles et ceux qui veulent changer le monde », invite à repenser le schéma classique de la communication pour mieux coopérer, collaborer. Après vingt ans passés à agir auprès d’associations comme Greenpeace, Amnesty International ou SOS Méditerranée, Nathalie Achard a constaté que les confrontations se résument toujours à une posture binaire et stérile : « je suis pour ou je suis contre ». Elle a donc décidé d’épouser les mécanismes de la communication non violente, fondée sur l’introspection, l’écoute et l’échange pour aboutir à la coopération, essentielle en cette période de crise sanitaire et de confinement. Lire l’article publié sur le site CNews

Nous ne sommes pas en guerre

François VAILLANT, Marie BOHL
01/04/2020

François Vaillant et Marie Bohl font partie du Mouvement pour une alternative non-violente. Le coronavirus n’a ni intelligence humaine ni intention de nuire ; il n’a donc pas d’ennemi et n’est pas un ennemi. Les auteurs de cette tribune dénoncent la rhétorique guerrière du gouvernement et la militarisation du langage qui accompagne cette crise sanitaire. Le coronavirus apparu en Chine appartient désormais à la chaîne du vivant. Il peut développer le Covid-19 qui est une maladie, comme le sont la grippe ou la tuberculose. Le Covid-19 tue. Il ne s’agit ni de meurtre ni de guerre, mais d’un phénomène biologique qui menace maintenant des populations entières et va conduire à une catastrophe sanitaire mondiale. Elle va s’accompagner d’une crise économique puis financière aux effets encore inconnus. Lire l’article publié sur le site Reporterre

Pour une démocratie de combat

Michel WIEVIORKA
23/03/2020

Michel Wieviorka, sociologue français dont les travaux sont largement diffusés à l’étranger, travaille depuis des décennies sur la démocratie, les mouvements sociaux, le racisme, l’antisémitisme, la violence, le terrorisme mais aussi sur la réhabilitation de la recherche en sciences humaines et sociales. Il répond aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de son ouvrage « Pour une démocratie de combat », aux éditions Robert Laffont. Lire l’interview publié sur le site IRIS

Après le Coronavirus, voulons-nous que le monde de demain soit le même que celui d’hier ?

Observatoire de la non-violence
21/03/2020

Mercredi 18 mars à 21 heures, le roi d’Espagne a parlé sur toutes les ondes de la péninsule pendant que dans les villes les casseroles de désapprobation retentissaient, même si l’on sentait une certaine retenue. Le monarque conclut son intervention en disant : « Tout ira bien, nous allons revenir à la normalité comme avant, nous vivons juste une parenthèse. »
Mais voulons-nous revenir à cette normalité d’avant ? Voulons-nous revenir à un monde où depuis très très longtemps une minorité impose à tous les autres, par la tyrannie économique, un modèle de société injuste, violent et corrompu. Cette minorité a démontré qu’ils ne partagent pas, qu’ils s’estiment supérieurs, qu’ils ont tous les droits et nous tous les devoirs. Alors voulons-nous revenir à ces normes imposées ?
Dernièrement, l’horreur de ce système apparaissait comme une évidence de plus en plus difficile à camoufler, mais la machine infernale nous semblait invincible, difficile à ébranler, impossible à faire tomber ; une trop grande force face à nos misérables moyens.
Mais depuis peu les choses sont en train de changer, comme si les dieux venaient à la rescousse face à notre impotence. Un virus sème la panique partout sur la planète et les rouages économiques qui font notre malheur semblent se gripper. Les valeurs boursières s’écroulent, les financiers s’affolent… Mais ce ne sont pas nos valeurs !
L’épidémie est impitoyable et tue surtout les vieux, le monde du passé, et épargne les enfants, le monde du futur. Est-ce un message, un avertissement ? Est-ce un présage que le monde va changer et que nous ne reviendrons pas à la normalité perdue ? Ce que pressentent et épouvantent ceux qui tiennent encore les rênes.
Dans tous les cas, aujourd’hui nous devons aider les anciens et les plus faibles, aider ceux qui ne servent plus à rien pour ce système inhumain et qui sont dans l’antichambre du grand départ. Nous devons mettre toute notre énergie à les soigner et les soulager, comme gage de notre bonne volonté pour les temps nouveaux pour dire que donner est plus important que recevoir.
Voulons-nous que ce système brutal revienne nous aplatir ? Le moment est-il venu de dire « Assez ! » ? N’est-ce pas une opportunité pour retrouver des valeurs dignes. Peut-être est-ce un avertissement pour assainir, nettoyer, effacer et nous réconcilier.
Nous n’avons rien provoqué, ni par des idées ni par des sentiments, mais nous sommes touchés au corps, à l’essentiel, à la base. N’est-ce pas aussi un message : la santé pour tous est une des grandes priorités !
Ce monde est malade parce des gens de mauvaise volonté, compétents seulement pour leurs petites affaires, individualistes, peu imaginatifs et pas du tout inspirés font obstacle à notre destin et nous empêchent d’évoluer, et cela afin de préserver l’ordre établi, fait par et pour eux.
Soyons attentifs, après la tempête ne retournons pas à ce monde de souffrance, clarifions quel monde nous voulons, dans quelles conditions nous voulons vivre et comptons avec les gens de bonne volonté, compétents, altruistes, ingénieux, inspirés, capables de donner une nouvelle orientation à notre monde. Ils sont nombreux, nous sommes nombreux !

“La vie de Gandhi fut un don pour l’humanité qui ne sera jamais oublié”

Philippe GARBIT
21/03/2020

Emission : 1948 |Pierre Dumayet dans “Ce soir en France” proposait le 2 octobre 1948 un hommage à Gandhi à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance. Le souvenir de Gandhi était encore particulièrement prégnant puisqu’il avait été assassiné le 30 janvier 1948 (1ère diffusion : 02/10/1948 Programme Parisien). Ecouter l’émission éditée sur le site de France culture

Sur les traces de Gandhi

Radio France International
18/03/2020

Alors que l’Inde célèbre le 150e anniversaire de la naissance de Gandhi, RFI est allée à la rencontre des hommes et femmes qui tentent de perpétuer la mémoire du dirigeant politique indien, devenu icône mondiale de la non-violence et de la paix. Que reste-t-il de l’aura du Mahatma dans son pays natal plus de soixante-dix ans après sa mort dans des conditions tragiques ?
5 thèmes : – Une figure tutélaire ; – Que reste-t-il de Gandhi en Inde ? – Le Mahatma et Bombay : une histoire d’amour ; – Des berges de Sabarmati aux marais salants de Dandi ; – La lumière de nos vie est éteinte. Voir le Webdoc de rfi

Texte : Tirthankar Chanda
Photos : RFI, AFP, Archives domaine public, Getty Images
Édition et scénarisation : Frédéric Charpentier
Graphisme et développement : Studio graphique France Médias Monde
Secrétariat de rédaction : Kèoprasith Souvannavong
Rédaction en chef, Nouveaux Médias : Darya Kianpour, Alexandra Cagnard, Steven Jambot
Adjoint à la directrice de RFI, Nouveaux Médias : Christophe Champin

Il y a 90 ans, la «Marche du sel» : le message de Gandhi à l’épreuve du nationalisme hindou

Tirthankar CHANDA
13/03/2020

L’Inde commémore, ce 12 mars 2020, le 90e anniversaire de la « Marche du sel » emmenée par Gandhi, qui constitue une étape importante vers l’accession à l’indépendance de ce pays en 1947. Suivie par la presse indienne et internationale, cette campagne à travers l’Inde rurale, longue de 25 jours, avait en son temps saisi l’imagination du monde. À l’occasion de l’anniversaire de la marche, l’arrière-petit-fils du « mahatma » (la grande âme) a décidé de marcher sur les pas de son ancêtre afin de rappeler aux Indiens le message de non-violence et d’unité de son aïeul. Lire l’article publié sur le site de RFI

La marche du monde. Dans les pas de Gandhi

Valérie NIVELON
12/03/2020

80 ans après la marche du sel, nous retraçons l’itinéraire de son combat pour l’indépendance, en interrogeant la mémoire des lieux, en rencontrant ses arrière-petits-enfants, mais aussi des «gandhiens», des hommes et des femmes en lutte contre la pauvreté, le système des castes et la violence contre les musulmans.
À lire : « Sur les traces de Gandhi », le webdoc signé Tirthankar Chanda sur rfi.fr
Ecouter l’émission publié sur le site de RFI

Violences faites aux femmes

Françoise GUYOT
08/03/2020

Le mouvement « Me Too » existe depuis 2007, mais il est devenu célèbre depuis la marche des femmes en Janvier 2017 à Washington et surtout depuis l’affaire  Harvey Weinstein en octobre 2017. Depuis, les cas d’agressions sexuelles dans les milieux artistiques puis dans le sport font la une de l’actualité. Madame Françoise Guyot  magistrate au parquet de Paris travaille au cœur de l’institution judiciaire, elle est spécialisée dans les violences faites aux femmes : son avis sera très précieux pour comprendre  ce qui est devenu un phénomène de société. 

JM Chamouard : Pouvez-vous  me parler de votre parcours professionnel.
Françoise Guyot : J’étais conservatrice à Beaubourg puis je suis devenue magistrate en 1993. J’ai toujours travaillé au Parquet, dès la sortie de l’école. D’abord au tribunal de Bobigny au parquet des mineurs pendant six ans puis je suis arrivée à Paris. J’ai été chargée de mission dans la lutte aux violences faites aux femmes et en particulier aux violences conjugales. J’ai pris ma retraite le 14 mars 2014, depuis je suis magistrate honoraire au cabinet du procureur de la République de Paris, toujours en charge de la lutte contre les violences conjugales. J’interviens aussi à l’étranger, ma dernière mission cet automne était au Bénin. Lire l’article publié sur le site Toute la culture

Le paradoxe de la résistance non-violente au 21ème siècle

Erica CHENOWETH
27/02/2020

Cette étude offre des arguments importants pour tous ceux qui aspirent à des changements fondamentaux de manière non-violente. Elle a également apporté des arguments importants lors du processus de discussion de l’Église de Baden sur l’éthique de la paix,  en 2012-2013. L’étude s’est étendue sur la période de 1900 à 2006 ; Erica Chenoweth a poursuivi ses recherches depuis lors. Et elle a constaté quelque chose d’intéressant : au cours des 15 dernières années, c’est-à-dire entre 2004 et 2019, il y a eu des glissements significatifs dans les observations. Pour le dire brièvement : la résistance non-violente n’est plus aussi efficace qu’elle l’était dans les années 90 et les décennies précédentes. Dans une conférence d’octobre 2019, Erica Chenoweth décrit le paradoxe de la résistance non-violente au 21ème siècle. Lire l’article publié sur le site du CENAC

La violence n’est pas nécessairement “légitime” dès lors qu’elle est le fait de l’Etat

Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
19/02/2020

Max Weber a certes défini l’Etat comme détenteur de la violence légitime, mais cela ne peut justifier l’exploitation de cette citation « comme un mantra » pour cautionner les violences policières, s’indigne, dans une tribune au « Monde », la philosophe, spécialiste de l’œuvre du sociologue allemand. Lire l’article publié sur le site Le Monde

« Des proverbes d’incitation à la violence provoquent un spectre de la violence»

 Jérémie MISAGO
19/02/2020

Dans la course pour le pouvoir, les politiques ont recours à des proverbes dans leur communication. Acher Niyonizigiye, consultant en leadership, préconise une communication non-violente pour une réussite des élections de 2020.
Que doit-on entendre par  les proverbes d’incitation à la violence ? Il s’agit des proverbes qui justifient explicitement ou implicitement  les actes de violence que l’on peut commettre contre  un individu ou les membres d’un groupe donné. Ils jouent le rôle d’apaisement de la conscience de la personne en passe de commettre un acte répréhensible. Ce sont des proverbes utilisés de façon abusive. Lire l’article publié sur le site wacu, la voix du Burundi

La désobéissance civile, protester de manière non violente, au-delà de la légalité

Jean Michel BENET
16/02/2020

La désobéissance civile, selon un mode d’action non violent, est de plus en plus présente dans les médias. Celles et ceux qui en ont fait un principe pour dire leur désaccord savent qu’ils sont clairement dans l’illégalité. Un ultime recours, après tentative de dialogue. Et surtout sans débordements ! Lire l’article publié sur le site Le journal du Centre

La justice légitime la désobéissance civile

Boris BUSSLINGER
07/02/2020

A la surprise générale, les 12 militants climatiques inculpés pour une manifestation dans les locaux de Credit Suisse ont été acquittés. Un symbole juridique fort dont la portée dépasse les frontières suisses. Acquittement général. A l’issue d’une audience riche en émotion, les 12 manifestants qui avaient occupé une filiale de Credit Suisse en 2018 ont été entièrement disculpés. Accusés de violation de domicile, refus de se conformer aux ordres d’un agent de police et défaut d’autorisation de manifester, leur action a été jugée nécessaire pour atteindre le but recherché: alerter les décideurs sur la crise climatique. Lire l’article publié sur le site Le Temps

Le monopole de la violence légale ne la rend pas légitime

Le MAN
06/02/2020

« Frapper ou être frappé, c’est une seule et même souillure. » – Simone WEIL. 
Depuis plusieurs mois, la violence se banalise dans notre pays, notamment lors des manifestations déclenchées par les décisions gouvernementales. Dans ce contexte, la déclaration sur BFM TV de Laurent NUNEZ, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, et ancien patron de la DGSI, est grave de sens : « Les policiers, évidemment, ne sont pas violents. La violence de l’État, c’est une violence qui est légitime, c’est-à-dire qu’elle est très encadrée. (…) C’est ce qu’on appelle la violence légale ». Le MAN conteste radicalement l’amalgame ainsi fait entre légalité et légitimité. Il dénonce les violences d’où qu’elles viennent, considérant que la violence n’est jamais LA solution, même si elle peut être UNE solution par défaut dans certaines situations de légitime défense. Lire l’article publié sur le site Pressenza

La philosophie humaniste de Mahatma Gandhi

Ngor DIENG
31/01/2020

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit naître un grand maître. Plusieurs siècles peuvent s’écouler sans assister à l’avènement d’un seul. Gandhi fut l’un de ces maîtres. La vie de cette «Grande Ame» prend ses racines dans la tradition religieuse de l’Inde, en faisant porter l’accent sur une recherche passionnée de la vérité, un profond respect de la vie, un idéal de détachement, et en se montrant disposé à tout sacrifier à la connaissance de Dieu. Une vie sans racines, dépourvue de tout appui solide en profondeur, ne peut qu’être superficielle. Certains soutiennent qu’il suffit de savoir où est le bien pour agir en conséquence. Il n’en va pas ainsi. Même si nous savons où est le bien, il ne s’ensuit pas que nous opterons pour lui et agirons en ce sens. En proie à des impulsions redoutables, nous faisons le mal et nous trahissons la lumière que nous avons en nous. C’est grâce à une suite de tentatives et d’erreurs, à une connaissance de soi approfondie, et à une austère discipline que l’être humain avance pas à pas, péniblement le long du chemin qui conduit au but. Lire l’article publié sur le site Le Quotidien

Les 8 lois à connaître pour réussir le changement

Stephan SCHWARTZ
30/01/2020

Chacun, aujourd’hui, se trouve contraint de surfer sur la vague d’un changement tous azimuts, tout en se demandant comment parvenir aux changements qui feraient vraiment de ce monde un « nouveau monde » et un monde meilleur. Le dernier livre du chercheur et écrivain Stephan Schwartz, avec ses 8 Lois du changement, propose des pistes :
– partager une intention commune, que ce soit individuellement ou collectivement ;
– ne pas avoir de préférence en matière de résultats, même si les objectifs sont communs ;
– accepter l’éventualité que les objectifs ne soient pas atteints du vivant du groupe ou de l’individu ;
– accepter l’éventualité de ne pouvoir tirer aucune gloire ou reconnaissance des efforts accomplis ;
– même si les différents rôles au sein de la hiérarchie sont respectés, que chaque individu au sein du groupe, quels que soient son sexe, sa religion, sa race ou sa culture, soit sur un pied d’égalité -avec les autres ;
renoncer à toute forme de violence, en pensée, en parole ou en action ;
– cohérence de la vie privée et de la posture publique ;
– les individus au sein du groupe et le groupe collectivement doivent toujours agir en faisant preuve d’intégrité et de bienveillance. Lire l’article publié sur le site Nexus

Plus que la non-violence, l’amour des ennemis

Jacques BLANDENIER
30/01/2020

Jacques Blandenier, abonné à Réforme, réagit à la série théologique consacrée au prophète Élisée et raconte l’attitude du roi Pomaré à Tahiti. Plus que la non-violence, il milite en faveur de l’amour des ennemis. Le commentaire d’Antoine Nouis dans Réforme dépeint la non-violence et la compassion d’Élisée, peu fréquentes dans les livres des Rois ! Le prophète renvoie les soldats ennemis après leur avoir servi un banquet, et traite avec bonté les prisonniers, en signe de paix. Ces récits m’ont rappelé deux événements datant des tout premiers temps des missions protestantes, au cours des années 1815-1830, dans des îles du Pacifique Sud, en général plus violentes que paradisiaques, contrairement à la légende ! Ces faits dont l’histoire a conservé la mémoire reflètent de façon significative la même éthique que celle d’Élisée. Lire l’article publié  sur le site Réforme

Martin Luther King, une radicalité controversée

Magazine LE POINT
25/01/2020

La mémoire du célèbre pasteur, célébré comme un homme modéré, est remise en cause. À tort, pour Robert Showah, qui insiste sur le caractère américain de sa pensée. Lire l’article publié sur le site Le Point

L’héritage de Martin Luther King Jr. Day

Athanase KARAYENGA
20/01/2020

interviewé par Aux Etats-Unis, c’est un jour férié en mémoire de Martin Luther King Jr. Day. Cette journée tombe toujours le troisième lundi de janvier. Martin Luther King était un important défenseur des droits civiques et s’est battu contre la ségrégation raciale . Prix Nobel de la paix il a été jusqu’à son assassinat un ardent défenseur de la non-violence. Ecouter l’interview publié sur le site Voaafrique

Quelle « violence légitime » ?

Frédéric LORDON
14/01/2020

Ils auront matraqué des personnes âgées, frappé des handicapés en chaise roulante, tiré au LBD sur des ados, agenouillé des classes entières, lancé des grenades à l’intérieur des appartements, tué une vieille dame — et puis bien sûr visé les yeux, lancé les GLI-F4 en cloche, arraché des mains. Ils auront tout fait — la police de Macron. Maintenant la haine de la population est sortie, et elle ne rentrera pas de sitôt dans le tube. Sa légitimité est constituée, entière, incontestable. La population hait la police et personne ne pourra lui dire qu’elle n’a pas raison. Lire l’article publié sur le site Le Monde Diplomatique

A Gaza, Ziad Medoukh, un géant de la non-violence

Anne-Bénédicte HOFFNER 
08/01/2020

Directeur du département de français de l’université de Gaza, le Palestinien Ziad Medoukh apprend aussi à ses étudiants les armes de la non-violence. « Mes poèmes ne soulagent point nos peines, mais ma poésie défend la vie./Elle est elle-même une résistance ! » Dès qu’il trouve un moment de calme, c’est en vers et en français que Ziad Medoukh s’échappe de Gaza, étroite bande de terre palestinienne, coincée entre la Méditerranée et les barbelés israéliens. « Je compose mes poèmes de Gaza ma prison :/Gaza est l’âme libre du poète/Gaza est le sourire brûlant des innocents/Gaza est l’étoile magique de l’espoir/Qui trouve dans la poésie l’échappatoire/Nécessaire à sa survie ». Lire l’article publié sur le site La Croix

 

Les savoirs de la violence structurelle relationnelle : pour une Non-Violence politique

Sara CALDERON
08/01/2020

Introduction :  Les savoirs de la violence structurelle relationnelle : pour une Non-Violence politique  a été rédigée dans des conditions de grande violence subie. C’est en ce sens un volume paradoxal qui cherche à remédier au phénomène violent et s’empare de la distance critique nécessaire pour ce faire, alors même que son écriture est portée par l’expérience de la violence, de sa force dévastatrice, de sa spirale implacable. Ce paradoxe préside à la rédaction du volume.Le propos de cet ouvrage est de tâcher de mettre à profit le positionnement de la cible de violence structurelle pour penser la violence structurelle dans son ensemble. La violence structurelle est subordonnante, excluante et normalisante. Elle définit les limites du vivable, homogénéise les sujets et marque les hiérarchies. De ce fait, son point d’application constitue un point privilégié pour l’observation des rapports de pouvoir qui constituent le social. En effet, ceux-ci ne peuvent se renouveler que grâce aux différentes matrices qui informent le social : s’attaquer à elles revient à infléchir, à terme, ce social. Lire le texte complet

 

Albert Camus et la non-violence

Emmanuel GLAIS
04/01/2020

En novembre 1946, alors que les premières lueurs de guerre froide apparaissent, que la France a faim et qu’on y parle par conséquent de révolution, Albert Camus, dans une série d’articles plus tard intitulée Ni victimes Ni bourreaux, invite le lecteur de Combat à se poser la question de la violence. Lire l’article publié sur le site Médiapart

Surmonter la vengeance comme élément central de notre culture occidentale et des religions abrahamiques

Luz JAHNEN
26/12/2019

Luz Jahnen a mené une étude sur la vengeance en tant qu’élément dans le fondement de notre culture occidentale et sur la réconciliation comme moyen de surmonter cette vengeance. Il a résumé cette analyse et ses expériences dans un atelier qu’il organise actuellement dans différents pays. Lire l’article publié sur le site Pressenza

2019, l’année de toutes les manifestations

Agence France-Presse
25/12/2019

Chili, Hong Kong, Algérie, Liban, France… : partout des citoyens en colère et sans leader ont déferlé dans les rues en 2019, reprenant le combat des «indignés» du début de la décennie contre un système politique, les élites ou les inégalités. Lire l’article publié sur le site TVA nouvelles

L’égalité avant la réconciliation

Pascale GUÉRICOLAS
11/12/2019

Une discussion organisée par l’Association canadienne des Nations unies a permis d’en apprendre plus sur le processus de réconciliation. Viols systématiques, assassinats de masse, climat de terreur, enfances et cultures volées… Les formes de conflits à travers le monde varient, mais heureusement se terminent un jour. Vient alors le temps de la réconciliation. Une étape difficile à négocier selon les réflexions et exemples fournis par la journaliste Sophie Langlois et la professeure à la Faculté de droit et juriste internationale Fannie Lafontaine, lors de la discussion animée par la conseillère principale à la réconciliation et à l’éducation autochtone à l’Université Laval, Michèle Audette. Lire l’article publié sur le site ULaval nouvelles

Déclin des révolutions, émergence de l’esprit de nonviolence

Susana LUCERO
06/12/2019

Toute lutte, toute aspiration est le dépassement de conditions oppressantes. A toutes les époques, il y a des tendances positives et négatives : il ne s’agit pas seulement de vouloir certaines choses, mais aussi de ne pas en vouloir d’autres. On a coutume d’appeler révolution tout mouvement collectif qui emploie la lutte et la violence contre un pouvoir établi, mais c’est un exemple très vague qui nécessite plus de précision. Tout processus de violence contre l’autorité publique n’est pas nécessairement une révolution pas plus qu’il n’est violent. Nous le définirions comme un changement soudain et profond qui implique la rupture du modèle précédent et l’émergence d’un nouveau modèle, dans lequel une partie de la société se rebelle contre ce qui est établi, contre ses dirigeants, et les remplace violemment par d’autres. Chez les peuples américains on l’appellerait des « convulsions », par contre, on l’appellerait  » révolution  » dans le processus anglais du XVIe siècle, les quatre bouleversements français des XVIIe et XIXe siècles, et en général la période entre 1750 et 1900 en Europe, qu’Auguste Compte appelait « révolutionnaire ». Lire l’article publié sur le site Pressenza

La « Gandhi du Sahara occidental » met en garde contre le risque de guerre

Aminatou HAIDAR
03/12/2019

Aminatou Haidar, championne de la résistance pacifique à l’annexion par le Maroc du Sahara occidental, réclame une action internationale urgente pour empêcher le conflit latent de déboucher sur une guerre. Cette militante sahraouie de 52 ans, qui recevra mercredi 4 décembre, à Stockholm, l’un des prix les plus prestigieux dans le domaine des droits de l’Homme, avoue craindre que la jeunesse dans cette région disputée ait perdu l’espoir de parvenir à l’autodétermination par la non-violence. Lire l’article publié sur le site Ouest-France

“Être non-violent à Gaza”

Ziad MEDOUKH
01/12/2019

Convaincu de l’efficacité de l’éducation comme forme de résistance en Palestine, Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’université Al-Aqsa à Gaza, veut sensibiliser le monde aux actions non-violentes pour dénoncer l’injustice que subissent les Palestiniens et en particulier ceux de Gaza. Lire l’article publié sur le site Médiapart

De la réconciliation

Claude SERILLON
16/11/2019

Un excellent confrère de la télévision suisse Darius Rochebin se permettait de nous interpeller cette semaine sur un plateau de télévision à Paris quant au degré de haine et de propos violents qu’il constatait en France. Cette adresse est pertinente. Il suffit de s’enfermer quelques heures devant un écran ou une tablette pour en sortir épuisé et effrayé par la succession d’anathèmes, de dénonciations, de propos virulents bien au-delà de la simple opposition d’idées. Les conflits paraissent se multiplier et en annoncer d’autres. Les quelques personnalités qui tentent de faire entendre une voix de compromis, une nécessité de s’écouter sont, très vite, médiatiquement balayées par les ardeurs extrêmes. Dans un bel ouvrage intitulé Dictionnaire enjoué des cultures africaines (Fayard) le lecteur retrouvera un joli mot : « la réconciliation ». En son temps, Mandela imposa celle-ci à une nation gravement meurtrie. Lire l’article publié sur le site La montagne

Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation

Maurice BERGER
15/11/2019

Les violences gratuites sont en augmentation constante en France. Pour le pédopsychiatre Maurice Berger, auteur d’un livre sur son expérience auprès des adolescents hyperviolents, elles sont le fruit de facteurs psychologiques et culturels. Lire l’interview faite par Paul Sugy de Figaro vox

9 novembre 1989 : la victoire de Gandhi sur Lénine…

Alain REFALO
6/11/2019

Le mur de Berlin n’est pas tombé grâce à la quincaillerie militaire de l’Occident, mais grâce à la mobilisation exceptionnelle de la société civile est-allemande dans une résistance non-violente qui est allée crescendo pendant les semaines qui ont précédé ce fameux jour de novembre 1989. Le système totalitaire s’est effondré en une nuit, non pas sous les coups de boutoir d’armées démesurées, mais sous la pression pacifique du peuple qui avait décidé de reprendre en main son destin. Les mauvais esprits qui se moquaient de nous lorsque nous disions que la non-violence était l’arme la plus efficace pour résister face au pouvoir communiste en furent pour leurs frais… Lire l’article publié sur le blog d’Alain Refalo

 

En Russie, le fléau des violences domestiques

Audrey LEBEL
Le Monde diplomatique
Novembre 2019

Plus de 8.300 femmes tués chaque année. Dans un pays où il est courant de périr sous les coups de son conjoint, la société doit-elle réprimer davantage les violences conjugales? Certains Russes le refusent, mettant en avant la protection de la famille et des enfants, la réconciliation du couple. Mais de nombreuses femmes, notamment sur les réseaux sociaux, leur répliquent que ce sont elles que la loi doit d’abord défendre. Article du Monde diplomatique N° 788, page 17

La défense non-violente de la Tchécoslovaquie contre l’occupation soviétique en 1968

Peter BU
30/10/2019

Tout le monde croit que les Tchèques et Slovaques ont perdu la guerre, engagée contre eux en août 1968 par l’Union Soviétique et ses alliées contraints, mais est-ce si sûr?
La direction de l’Union soviétique s’inquiétait de l’évolution politique et économique de la Tchécoslovaquie pendant le   Printemps de Prague qui a fleuri l’ensemble du pays pendant les huit premiers mois de l’année 1968. Pourtant, Alexander Dubček, Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque, affirmait, comme il le rappelle dans ses mémoires, que « “ni mes alliés ni moi-même n’avions jamais envisagé le démantèlement du socialisme, même si nous nous séparions de divers dogmes du léninisme. Nous croyions encore en un socialisme indissociable de la démocratie parce que son principe essentiel était la justice sociale. Nous pensions aussi qu’il fonctionnerait mieux dans un environnement orienté vers le marché, en incorporant des éléments significatifs de l’entreprise privée.” Lire l’article publié sur le site Médiapart

Apprendre à résister à la violence intérieure et extérieure à soi-même

Fernando MONTALBÁN
29/10/2019

Résister à la violence que l’on a en soi est possible si nous y sommes attentifs. Quand nous comprenons comment elle nous touche ou peut nous toucher, alors nous choisissons la manière d’y répondre. S’il n’y a pas de prise en compte, il n’y a pas de choix, c’est alors ma propre mémoire qui me dicte comment réagir. Il ne s’agit pas d’endurer, de tolérer ou de se résigner puisque ces concepts impliquent une attitude de défaite devant les difficultés. Résister ne signifie pas se défendre ou se protéger. Ces attitudes font que tout ou tard, nous réagirons avec une certaine violence. On parle dernièrement beaucoup des gens toxiques, et du besoin de s’en éloigner. Mais cela ne résout rien, au contraire, cela nous rend plus faible. De combien de personnes toxiques finirons-nous par nous éloigner ? Et si nous étions nous-mêmes des personnes toxiques, comment fuir ? Cette réaction fait peu sens et nous coupe des gens qui nous entourent. Le problème avec des personnes soit-disant toxiques est celui d’un système de valeur dans lequel ces personnes restent sous un seuil pour tout : argent, patrie, drapeau, banque, travail… Si nous craignons tant ce que l’autre peut nous faire subir, nous devrions comprendre que si nous ne sommes pas attentifs, tout peut nous arriver. Et si au contraire nous nous préparons à être plus attentifs que nécessaire, plusieurs options se présentent et nous avons le choix. Mais, que se passe-t-il avec la violence qui m’est extérieure ? Lire l’article publié sur le site Pressenza

“Résistance civile non-violente” et destruction de la démocratie

Yves MICHAUD
23/10/2019

La résistance civile non-violente a été longtemps considérée comme un mode d’action politique éminemment respectable de la part de citoyens niés ou de personnes humiliées. L’exemple de référence était celui du mouvement de libération conduit par Gandhi en Inde dans les années 1920 contre la puissance coloniale britannique. La désobéissance civile avait pour elle d’éviter le piège de la violence qui finit toujours par contaminer ceux qui la pratiquent et de promouvoir une relation au pouvoir et à la politique engageant un rapport autre à l’existence, aux autres et à  la nature. Lire l’article publié sur le site Atlantico

Une explosion sociale résultat d’un système absolument violent et inhumain

Tomás HIRSCH
22/10/2019

Les humanistes et le moment actuel. Liban, Catalogne, France, Équateur, Hong-Kong, Colombie, Irak, Guinée, Indonésie, Haïti, Égypte, Algérie, Tunisie… et maintenant le Chili. Partout un ras-le-bol d’une « démocrature », d’un système qui est en train d’exploser. Pressenza présente le point de vue du député humaniste chilien du Frente amplio, Tomas Hirsch, sur ce qui se passe au Chili et dans le monde, accompagné des images des mobilisations des journées du 19 et 20 octobre à Santiago du Chili. Lire le point de vue publié sur le site Pressenza

Comment Léon Tolstoï a inspiré Gandhi

Ksenia ZOUBATCHEVA
20/10/2019

Ces deux grands esprits de l’histoire de l’humanité – l’Indien Mahatma Gandhi et le Russe Léon Tolstoï – ne se sont jamais rencontrés. Toutefois, une année durant, ils ont échangé des lettres et l’importance de cette correspondance ne doit pas être sous-estimée. « Plus grand apôtre de la non-violence que notre époque ait connu », « grand maître que j’ai longtemps considéré comme l’un de mes guides » : voici que quelques exemples de la manière dont Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948) qualifiait Léon Tolstoï (1847-1910). Nés dans deux pays différents, ces deux hommes qui entreraient dans l’histoire comme des incarnations de la grandeur de l’esprit humain appartenaient à des générations différentes. Jeune et encore inconnu, Gandhi lisait les œuvres d’un Tolstoï déjà célèbre y puisant de la sagesse. Lire l’article publié sur le site Russia Beyond

“Notre pays ne répond pas correctement à la problématique de la violence conjugale”

Vinciane DESSY
15/10/2019

Médecin à la Maison médicale La Glaise à Marchienne au Pont, Vinciane Dessy s’entretient avec Gauthier De Bock du Site Moustique.
La violence conjugale, elle la voit, elle la constate, même… Il y a les chiffres. En Belgique, une enquête montrait en 2010 qu’une femme sur vingt âgée de 18 à 75 ans avait vécu – sur les 12 derniers mois – des situations de violences conjugales très graves. En 2015, une étude réalisée en Région Bruxelles Capitale montrait que 25% des femmes interrogées avait subi au cours de leur vie des violences physiques, 10% des violences sexuelles et 50% des violences psychologiques. Ou encore  : en 2017, il y a eu, chez nous, 40 féminicides. L’année dernière 37. Cette année, nous en sommes à 19. Derrière ces chiffres, il y a la réalité. Celle, par exemple, du Dr Dessy. Lire l’entretien publié sur le site Moustique

Désobéissance civile : se former à se rebeller

Diane BERGER
03/10/2019

Le mouvement écologiste Extinction Rébellion prépare une semaine d’action de désobéissance civile à partir du lundi 7 octobre : le mouvement radical prend de l’ampleur, alors que les formations de militants se multiplient. Reportage sur l’un de ses stages, à Auxerre. Ils sont une quinzaine rassemblés dans une pièce de la Maison des syndicats d’Auxerre (Yonne) : autour d’une table, les militants sont venus apprendre les bases de la désobéissance civile. Lire l’article, voir la vidéo publiés sur le site france culture

Gandhi : violence ou lâcheté ?

Jean-François BERNARDINI
03/10/2019

Suite aux évènements meurtriers qui interpellent nos consciences à toutes et tous, la presse s’est faite l’écho de diverses réactions et prises de parole. Une citation attribuée à Gandhi: « En dernier recours, je préfère la violence à la lâcheté » a été mentionnée et largement évoquée sur les réseaux. En la circonstance, les mots sont lourds de sens. Ils méritent quelques remarques. – Il serait en effet dangereux de se méprendre. Voici la citation exacte et complète de Gandhi. * « Je crois vraiment, affirme-t-il en 1920, que là où il n’y a que le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. […] C’est pourquoi je préconise à ceux qui croient à la violence d’apprendre le maniement des armes. Je préférerais que l’Inde eût recours aux armes pour défendre son honneur plutôt que de la voir, par lâcheté, devenir ou rester l’impuissant témoin de son propre déshonneur. Mais je crois que la non-violence est infiniment supérieure à la violence. […] Le véritable courage de l’homme fort, c’est de résister au mal et de combattre l’injustice en prenant le risque de mourir pour ne pas tuer, plutôt que celui de tuer pour ne pas mourir. Le plus grand courage, c’est de résister au mal en refusant d’imiter le méchant. » En résumé, Gandhi préfère la violence à la lâcheté – mais il rajoute: Je crois que la non-violence est infiniment plus efficace que la violence.

Est-il nécessaire de préciser ici que la non-violence ne se limite pas à un simple refus de la violence, et que ses premiers ennemis restent l’injustice et le mensonge ? Dans ses écrits, le philosophe Jean-Marie Muller** nous éclaire sur la question: “On a souvent voulu faire dire à Gandhi ce qu’il ne dit pas. Il nous conseille de choisir la non-violence, pour n’être ni violent ni lâche. En définitive, il conseille aux lâches et aux violents d’opter pour la non-violence, de mener un combat efficace et d’être un peu plus exigeant. L’apport décisif de Gandhi est de nous sortir du piège où nous n’aurions le choix qu’entre la lâcheté et la violence. Cette idéologie exerce un véritable chantage sur nos consciences : si nous n’acceptons pas d’être violents, c’est que nous serions des lâches. Cependant, il reste vrai que celui qui surmonte sa peur en risquant sa vie pour combattre l’injustice, fût-ce par les moyens de la violence, est en effet courageux. Mais Gandhi se garde bien d’affirmer que la violence, même si elle sert une fin juste, deviendrait un moyen juste. S’adressant à un interlocuteur qui affirme que « tous les moyens sont bons », y compris ceux de la violence, pour atteindre une fin juste, Gandhi affirme : « Vous faites une grande erreur en croyant qu’il n’y a pas de rapport entre les moyens et la fin. Votre raisonnement est le même que celui qui consisterait à dire que nous pouvons obtenir une rose en plantant une mauvaise herbe.” La violence finit par offrir à l’adversaire tous les arguments dont il a besoin pour discréditer les combats les plus nobles. Ce qui nous enferme aujourd’hui, c‘est que nous n’avons aucune idée des mille méthodes de la non-violence active. Nous n’avons aucune idée de sa redoutable efficacité face à l‘injustice. Nous n’avons aucune idée de sa capacité à rassembler le peuple, à libérer les énergies, à créer la confiance. Nous avons trop peu l’expérience de sa fécondité à transformer durablement les réalités et les consciences. Cela ne s’improvise pas. Cela s’apprend. Voilà le défi. La non-violence, ce n’est pas renoncer à lutter. C’est lutter cent fois mieux. 

* Gandhi, The Collected Works of Mahatma Gandhi, Ahmedabad, The Publications Division, Ministry of Information and Broadcasting, Government of India, 1965, Vol. 18, pp. 132-133.
**Jean-Marie Muller, Revue “Alternatives non-violentes” No 145

P/afc-UMANI
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20416 – Ville di Petrabugnu
Tel 00 33 4 95 55 16 16 / 06 18 48 32 52
Mail : afc@afcumani.org – Site web

Sport et non-violence

Nicolas BOUTRY
02/10/2019

A l’occasion de la journée internationale de la non violence, retour historique sur le lien entre sport et violence et rencontre avec des arbitres, supporters et dirigeants de club sportifs. Ecouter l’interview publié sur le site rcf Radio

Ogarit Younane et Walid Slaybi. Les pionniers de la non-violence

Joëlle SEIF
02/10/2019

Ogarit Younan et Walid Slaybi. Un duo de choc, pionniers de la non-violence et de la lutte contre le confessionnalisme au Liban et dans la région. Commencé depuis trois décennies, leur combat est couronné par la création de l’Académie universitaire pour la Non-violence et les Droits Humains (AUNOHR). Retour sur le parcours de ces activistes pour les droits de l’homme. Lire l’article publié sur le site Magazine

Mahatma Gandhi, “Sois le changement que tu veux voir dans le monde”

Florence DARTOIS
01/10/2019

A la veille du 150e anniversaire de la naissance de Gandhi, l’Unesco à Paris projette le 1er octobre 2019 un hologramme de Gandhi. L’occasion de revenir en archives sur le parcours de l’apôtre de la tolérance et de la non-violence, père spirituel de l’Inde moderne. Lire l’article et voir les 5 vidéos publiés sur le site de l’INA

La marche du monde. Dans les pas de Gandhi

Valérie NIVELON
29/09/2019

interview de Tushar GANDHI. « Ma vie est mon message », c’est l’enseignement du Mahatma Gandhi, une grande âme dont la philosophie non-violente a inspiré les combats de Martin Luther King et Nelson Mandela. De Bombay à l’Ashram de Sabarmati, nous marchons dans les pas de Gandhi. 150 ans après la naissance du père de la nation indienne, nous retraçons l’itinéraire de son combat, en interrogeant la mémoire des lieux, en rencontrant ses arrière-petits-enfants, mais aussi des «gandhiens», des hommes et des femmes en lutte contre la pauvreté, le système des castes et la violence contre les musulmans. Écouter l’émission publié sur le site rfi

Journée mondiale du droit à l’avortement

Gouvernement FRANCE
28/09/2019

Bien qu’elle revendique le titre de “journée mondiale”, précisons d’emblée qu’il s’agit d’une journée purement nationale, voulue expressément par le gouvernement français. Le but avoué du gouvernement étant de faciliter l’accès à l’IVG et rendre l’information toujours plus anonyme. Une campagne de communication sur le thème “réduire les inégalités et fournir des renseignements fiables” a d’ailleurs été initiée. A l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement, la ministère français de la Santé a mis en service un numéro vert national (0 800 08 11 11) destiné à informer sur l’interruption volontaire de grossesse. L’appel à ce numéro se fera sans laisser de trace sur les factures téléphoniques.
Question de vocabulaire ?
On retrouve, dans une encyclopédie en ligne bien connue, des définitions qui font le distingo entre les différentes interruptions volontaires de grossesse. En France, en Suisse, au Canada, en Italie, l’IVG désigne un avortement provoqué, décidé pour des raisons non médicales dans un cadre légal. Lorsque l’intervention est motivée par des raisons médicales, dangerosité de la poursuite de la grossesse, embryon atteint de malformations ou de maladie grave et incurable au moment du diagnostic, il est question d’interruption thérapeutique de grossesse (ITG) ou d’interruption médicale de grossesse (IMG).
La clause de conscience en question
Un nouveau débat se fait jour aujourd’hui en France, qui voudrait retirer aux médecins leur clause de conscience, en clair leur droit de ne pas pratiquer l’avortement. Si le législateur allait dans ce sens, la France serait le seul pays au monde à refuser aux médecins le droit fondamental de protéger la vie… Site à visiter

Communication non violente : les grands principes de cette méthode bienveillante

Apolline HENRY
28/09/2019

Désamorcer les conflits tout en affirmant ce qu’on veut, c’est possible avec la communication non violente (CNV). Tour d’horizon. La communication non violente, qu’est-ce que c’est ? La communication non violente (CNV) est une méthode de communication développée dans les années 1960 par le psychologue américain Marshall Rosenberg. Celle-ci repose sur 4 piliers : observation (des gestes de son interlocuteur, de sa communication non-verbale…), les sentiments (qu’il s’agit d’exprimer le plus précisément possible, sans mots accusateurs), les besoins (ne plus dire ” tu ” + accusation mais ” j’ai besoin de… “) et la demande (” il faut que ” devient ” peux-tu ? “). Lire l’article publié sur le site Femme Actuelle

À l’école de la désobéissance

Josée BLANCHETTE
27/09/2019

J’ai donné congé de classe à mon ado aujourd’hui. Il a l’âge de Greta Thunberg (Savez ? La version tragique de Fifi Brindacier). À 16 ans, il parvient à ce moment charnière de sa vie où tu ne veux plus te faire raconter d’histoires. On peut mentir à un enfant, embobiner un adulte, mais pas un ado. La perte de l’innocence s’accompagne d’une ferveur et d’une quête de sens difficilement conciliables avec les faux-fuyants. Lire l’article publié sur le site Ledevoir

« Les armes nucléaires ne sont plus justifiées… les combattre peut nous ouvrir l’avenir »

Álvaro ORÚS
23/09/2019

Profitant de la première à Madrid du documentaire ‘Le début de la fin des armes nucléaires’, nous avons interviewé son réalisateur, Álvaro Orús, sur le documentaire et la situation actuelle du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. La première aura lieu ce 23 septembre, à 19h, au Ciné Doré de Madrid. Après la projection, il y aura un colloque. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Journée Internationale de la paix

ONU
21 septembre 2019

L’Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 55/282 , en date du 7 septembre 2001, a décidé que la Journée internationale de la paix serait observée chaque année le 21 septembre. L’Assemblée générale a déclaré que la Journée internationale de la paix serait une journée mondiale de cessez-le-feu et de non-violence, pendant la durée de laquelle toutes les nations et tous les peuples seraient invités à cesser les hostilités. Elle a engagé les États Membres, les organismes des Nations Unies, les organisations régionales et non gouvernementales et les particuliers à célébrer comme il convient la Journée internationale de la paix, y compris au moyen d’activités d’éducation et de sensibilisation, et à oeuvrer, de concert avec l’Organisation des Nations Unies, à l’établissement d’un cessez-le-feu mondial. On trouvera ci-dessous le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre 2004:
Initiative onusienne
La Journée internationale de la paix donne lieu tous les ans à une cérémonie spéciale mais, cette année, elle revêt encore plus d’importance car elle coïncide avec le cinquantième anniversaire de la cloche de la paix que nous faisons sonner chaque année à cette occasion. C’est en 1954 que cette cloche, fondue dans le métal obtenu à partir de pièces de monnaie recueillies par des enfants dans une soixantaine de pays, a été offerte à l’Organisation par l’Association japonaise pour les Nations Unies. Depuis un demi-siècle, elle lance au monde un message puissant concernant l’aspiration de l’humanité à la paix. Tout ce temps-là, du plus fort de la guerre froide à la montée des conflits internes, de la propagation de la crise du sida à l’escalade du terrorisme, le message de la cloche est resté constant, clair et juste. Aujourd’hui, le son de cette cloche est un réconfort lorsque nous songeons aux événements douloureux de l’an passé et il nous donne des forces pour affronter l’avenir. En cette semaine où les pays du monde se réunissent pour ouvrir la cinquante-neuvième session de l’Assemblée générale, nous savons que nous aurons de multiples défis à relever. Pour être à même de le faire efficacement, je crois qu’un certain nombre de priorités fondamentales méritent tout particulièrement notre attention.
Renforcer les solidarités
Nous devons continuer à renforcer le système de la sécurité collective et nous assurer qu’il est capable de faire face aux menaces du XXIe siècle. Le Groupe d’experts de haut niveau que j’ai formé l’an dernier travaille d’arrache-pied à nous donner les idées qui nous permettront d’y arriver. Nous devons renforcer la solidarité internationale face à de graves crises humanitaires comme celle du Darfour. Nous devons faire plus en vue de forger un véritable partenariat mondial pour le développement, contre la faim, l’ignorance, la pauvreté et la maladie et pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, que tous les États Membres ont approuvé comme schéma directeur pour l’édification d’un monde meilleur au XXIe siècle. Et nous devons promouvoir une plus grande tolérance et une meilleure compréhension entre les peuples du monde. Rien ne peut davantage mettre en péril les efforts que nous déployons pour consolider la paix et parvenir au développement qu’un monde divisé en blocs religieux, ethniques ou culturels. Dans chaque nation, et entre toutes les nations, nous devons nous employer à promouvoir une unité fondée sur notre humanité commune. Puissions-nous aujourd’hui puiser notre inspiration dans le son de cette cloche alors que nous nous efforçons d’atteindre ces buts. Que la cloche porte son message haut, juste et clair dans le monde entier.
Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, le 21 septembre 2004. Site ONU à visiter

« La non-violence s’attache à mettre en œuvre une désobéissance utile »

Marc CRÉPON
19/09/2019

Contre l’idée qui semble s’imposer « qu’en démocratie, rien ne saurait être obtenu sans violence », le philosophe Marc Crépon voit au contraire dans la non-violence la source de nouvelles formes d’actions, à même d’ébranler « toute forme de domination et d’oppression ». Lire l’article publié sur le site Le Monde

Le Service National Universel ou comment soumettre et embrigader la jeunesse. Pour un droit à l’objection de conscience.

Alain REFALO
18/09/2019

La phase test du Service National Universel du 17 juin au 31 juillet 2019 a apporté des éclairages tout à fait saisissants sur l’essence de ce dispositif, les valeurs qu’il véhicule, les objectifs « civiques », mais surtout militaristes qu’il vise et les pratiques qu’il met en oeuvre. Si le SNU repose pour l’instant sur le volontariat, nous savons que le pouvoir souhaite le généraliser en le rendant obligatoire pour toute la tranche 16-18 ans. Je dénonce ici une entreprise de soumission et de caporalisation de la jeunesse, ainsi qu’une volonté de militarisation des consciences par des méthodes d’un autre âge, mais en parfaite cohérence avec un pouvoir autoritaire et méprisant envers le peuple. Plus que jamais, comme pour le service militaire au temps de la conscription obligatoire, un droit à l’objection de conscience au SNU doit être reconnu, par les jeunes eux-mêmes, mais également par les familles. Lire l’article publié sur le site d’Alain Refalo

Comment est née la non-violence ?

Yann LAGARDE
13/09/2019

Ils manifestent pour la démocratie à Hong Kong, contre les dirigeants des grandes puissances à Biarritz ou pour la cause écologique partout à travers le monde. Leur point commun : la non-violence. Un principe d’action collective théorisé dès le XIXe siècle par Gandhi. Des centaines de milliers de manifestants qui brandissent des parapluies à Hong Kong, des militants qui décrochent des portraits d’Emmanuel Macron en marge du G7, des lycéens qui sèchent les cours pour alerter sur l’urgence climatique. Y a-t-il un regain de la non-violence chez les manifestants ? Ce principe d’action collective est théorisé par Gandhi dans les années 1890. A l’époque, le jeune avocat est envoyé en Afrique du Sud pour y travailler, comme beaucoup d’Indiens pauvres qui offrent leur main d’œuvre. Lire l’article, voir la vidéo publiés sur le site france culture

La non-violence doit l’emporter

Mario CIFALI
20/08/2019

C’est être idiot de faire l’impasse sur la psyché des hommes, fussent-ils aux manettes de la raison d’Etat. Voyons certains présidents et leurs faucons, les uns et les autres partisans du crime de guerre et de la peine de mort. J’affirme sans hésiter: la non-violence doit mettre en échec la violence. Un homme digne de ce nom s’interdit d’agir comme les pervers, nommément les criminels, si tant est qu’il approuve le tabou du meurtre. Lire l’article publié sur le site La liberté

Jeux vidéo et violence : « Chaque époque a son bouc émissaire »

Lucas LARCHER
08/08/2019

Quand il est question des dangers supposés des jeux vidéo, les clichés ont la vie dure. Violence, addiction, isolement, tous les maux leur sont attribués. Pourtant, il n’existe pas de preuve scientifique liant la pratique et le développement d’un comportement violent. Alors comment expliquer cette réputation péjorative qui lui colle aux manettes ? Lire l’article publié sur le site de Ouest-France

Réconciliations

Rémy RIOUX
31/07/2019

Interview de Pascal BONIFACE pour IRIS.
La réconciliation vous parait être la méthode permettant de dépasser les contradictions du monde actuel. Quels en sont les ingrédients ? Plus que des contradictions, c’est un processus de fracturation tous azimuts qui caractérise le monde actuel. Fractures géopolitiques, fractures environnementales, fractures sociales, fractures territoriales, fractures historiques réactivées. Fractures que notre nouveau monde politique, de plus en plus polarisé par l’outrance victorieuse et l’influence inestimée de l’entre-soi des réseaux sociaux, ne cesse d’approfondir. Lire l’interview publié sur le site Iris

On ne s’habitue jamais a la misère, a la violence

MEDIAPART
31/07/2019

Il me semble indispensable de rappeler qu’il existe des universaux, des fondamentaux, et que notre nature ( de par notre corps ), ne s’habitue jamais a la misère, a la torture, a la honte comme le rappelais encore une fois si bien Nietzsche. Lire l’article publié sur le site Médiapart

La violence et la guerre sont des sœurs jumelles

Jean-Pierre RAFFARIN
28/07/2019

Alors que la guerre semble de retour dans nos sociétés modernes, l’ancien premier ministre et président de «Leaders pour la paix» met en avant l’urgence de relancer le multilatéralisme. «La violence d’aujourd’hui doit réveiller nos consciences endormies», estime Jean-Pierre Raffarin. La violence trouve sans cesse des voies nouvelles d’expression et désespère les plus confiants dans la nature humaine et les valeurs de l’humanisme. Des tensions belliqueuses se propagent à la surface du globe au point de faire planer de réelles menaces de guerre. Ces deux phénomènes, la violence et la guerre, semblent se développer de manière indépendante et pourtant la conjugaison des deux accroît dangereusement nos risques. Lire l’article publié sur le site Figarovox

Avoir raison avec… Henry David Thoreau

Adèle VAN REETH
21/07/2019

Interview de Michel Granger (professeur émérite de littérature américaine à l’université Lyon 2, spécialiste de Thoreau) ; Thierry Gillyboeuf (écrivain et traducteur de l’œuvre de Thoreau) ; Thomas Constantinesco (maître de conférences à l’Université de Paris, spécialiste de littérature américaine du 19ème siècle) ; Sandra Laugier (philosophe, professeure à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, spécialiste de philosophie du langage et de philosophie morale, chroniqueuse à Libération) ; Manuel Cervera-Marzal (philosophe et sociologue à l’Université d’Aix-Marseille).

Le philosophe Henry David Thoreau (1817-1862) est célèbre pour son livre “Walden” qui raconte ses années passées dans la nature… Pourtant, tout sauf un ermite, Thoreau est un penseur engagé qui voit dans la nature un miroir du monde qu’il questionne. De quel héritage politique est-il l’auteur ? Lire l’article voir la vidéo publiés sur le site france culture

Jean-Yves Carlen, apôtre de la non-violence

Véronique BERKANI
01/07/2019

Militant du Mouvement pour une alternative non-violente (Man) et professeur des écoles, Jean-Yves Carlen a, face aux conflits meurtriers qui ont marqué l’Europe pendant la deuxième moitié du 20e siècle, opposé sa conviction en la non-violence et les préceptes portés par Gandhi et Martin Luther King. Lire l’article publié sur le site L’Alsace.fr

Jawdat Said, l’apôtre de l’islam de la non-violence

Viviana SCHIAVO
24/06/2019

Pour Jawdat Said, l’Abel coranique qui refuse de « porter la main » sur son frère Caïn est le fondement d’une théologie musulmane de la non-violence. Retour sur le parcours de cet intellectuel syrien encore méconnu mais dont les travaux gagnent à être connus du grand public. Lire l’article publié sur le site SaphirNews

La désobéissance civile: un nouveau mode d’action privilégié par les militants écologistes

Valère CORREARD
23/06/2019

Alors que depuis le début de l’année, la Mobilisation Climat bat son plein, un mode d’action particulier revient régulièrement sur le devant de la scène : la désobéissance civile, qui consiste à transgresser des règles pour éveiller les consciences. Lire l’article publié sur le site ID

Histoire et figures de la non-violence – 08

Etienne GODINOT
18/06/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 24 figures de la non-violence depuis 1960, accompagné de bibliographie : Françoise Keller, Christian Roux, Limore Yagil, Etienne raphaël, Dominique Legeard, Abdullah Abu Rahma, Xavier Renou, Srdja Popovic, Slobodan Djinovic, Sébastien Arrac, Brigitte Gothière, Eli McCarthy, Oleh Sentsov, Véronique Dudouet, Erica Chenoweth, Maria Stephan, Rachel Corrie, Jon Palais, Tawahkul Karman, Rachel Lamy, Benjamin Joyeux, Rima al Dali, Manuel Cervera-Marzal, Joshua Wong . Voir le diaporama

Comment cuisiner une révolution nonviolente

Monde Sans Guerres et Sans Violences
04/06/2019

Ces notes sont le résultat d’un effort pour présenter une synthèse des points communs des différents mouvements mondiaux, qui se sont produits dans diverses régions du monde entre 2011 et aujourd’hui. Elles ont été rédigées avec l’aide des membres du 15M, Occupy Wall Street, Occupy, Indignés et Yosoy132. Il s’agit d’une présentation des idées et des valeurs communes qui se sont exprimées indépendamment, depuis différentes conditions politiques et sociales où les mouvements mentionnés sont apparus. Nous reconnaissons donc, qu’il peut s’agir d’une proposition incomplète, partielle et peut-être pas représentative. Mais nous espérons qu’elle sera utile à l’ensemble et qu’un débat, un échange et une réflexion vont se donner afin de passer rapidement de la théorie à l’action. Lire l’article publié sur le site Pressenza

Histoire et figures de la non-violence – 07

Etienne GODINOT
05/06/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 42 figures de la non-violence de 1950 à 1959, accompagné de bibliographie : Jean-Pierre Dardaud, Haytham Manna, Fernando Pereira, François Lhopiteau, Jean-Blaise Kenmogne, Kä Mana, Gary Slutkin, Christian Delorme, François Marchand, Guy Boubault, Antonio Gutierrez Perez, François Vaillant, François Roux, Jacques Sémelin, Vandoma Shiva, Christian Brunier, Philippe Beek, Mel Duncan, David Hartsough, José Bové, Sabino Ormazabal Elola, Ken Butigan, Thierry Nlandu, Elizabeth Maheu-Vaillant, Ramesh Sharma, Jacques Muller, Jan Zielonka, Liu Xiaobo, John Paul Lederach, Walid Slabi, Gerald Schlabach, Michel Mégard, Maria Biedrawa, Javier Sicilia, Marguerite Burankitse, Oganit Younan, Nafez Assaily, Yang Yoon-mo, Thomas d’Ansembourg, Mazin Qumsiyeh, Yazid Kherfi, John Dear. Voir le diaporama

“La personne qui nous a fait mal peut être celle qui répare”

Maiana BIDEGAIN
03/06/2019

Dans son documentaire “Rencontre Avec Mon Agresseur”, diffusé le 4 juin à 20h50 sur France 5, Maiana Bidegain rend compte de sa prise de contact avec celui qui l’a violée à l’âge de 7 ans. La réalisatrice met en lumière la justice restaurative, nouveau modèle judiciaire dont l’objectif est de réparer la victime et l’agresseur. Elle nous raconte son parcours, semé d’embûches, vers la guérison. Lire l’article publié sur le site Le journal des femmesVoir la vidéo “rencontre avec mon agresseur” publiée sur le site Sud radio

Histoire et figures de la non-violence – 09

Etienne GODINOT
27/05/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution27 non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 35 figures de la non-violence qu’il appelle “les justes”, personnes qui ont pris les plus grands risques pendant la deuxième guerre mondiale pour protéger et sauver des personnes menacées par le régime nazi, particulièrement les juifs : Jules-Gérard Saliège, Aimable Chassaigne, Jean Delay, Pierre-Marie Gerlier, Jean-Joseph-Aimé Moussaron, Paul Rémond, Pierre-Marie Théas, Edmund Vansteenberghe, Marc Boegner, Pierre Tobert de Saint Vincent, Aristides de Souza Mendes, Edouard Vigneron, Franz von Hoiningen, Paul Ersnt Grüninger, Felix Kersten, Chiune Sugihara, Mohamed Helmy, Frieda Szturmann, André et Magda Trocmé, Les frères Bielski, Roland de Pury, Sabine et Miron Zlatin, Gitta Mallasz, Oscar Schindler, Nicholas Winton, Georges Loinger, Marc et Françoise Donaville, Henri et Alice Manen, Irena Sendlerowa, Raoul Wallenberg, Elizabeth Eiden Benz, Odette Rosenstock, Mourra Abadi, Germaine Ribière, la famille Veseli. Voir le diaporama

Histoire et figures de la non-violence – 06

Etienne GODINOT
21/05/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 48 figures de la non-violence de 1939 à 1949, accompagné de bibliographie : Leonid Pliouchtch, David Adams, Elias Chacour, Jean-Marie Muller, Miguel Angel Estrella, Adam Roberts, Ken Saro-Wiwa, Luis Perez Aguirre, Jesse Jackson, Joan Baez, Vladimir Boukovsky, Vincent Roussel, Charles Rojzman, Lech Walesa, Mubarak Awad, Brigitte Liatard, Babeth Diaz, Christian Mellon, Moustafa Djemilev, Alfred Bour, Christian Führer, Ibrahim Rugova, Maired Corrigan-Maguire, Chico Mendes, Jean-Marie Vincent, Jean-Pierre Louis, Emmanuel Lafont, Aung Sun Suu Kyi, Steve Ackerman, Adam Michnik, Louis Campana, Jeff Halper, Jerzy Popieluszko, Richard Pétris, Carlos Filipe Ximenes Belo, José Ramos-Horta, Xamana Gusmao, Jose Luis Beunza, Rajagoval Puthan Veetil, Christa Blanke, Dominique Boisvert, Hervé Ott, Rami Elhanan, Ghaze Briegeith, Marie-Pierre Bovy, Etienne Godinot, Charles Patterson. Voir le diaporama

Histoire et figures de la non-violence – 04

Etienne GODINOT
21/05/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 39 figures de la non-violence de 1910 à 1929, accompagné de bibliographie : August Landmesser, Josef Mayr-Nusser, Georges-Dominique Pire, Leonidas Riobé, Bayard Rustin, Jean Goss, Jacques Ellul, Paul Ricoeur, Rosa Parks, Felipe Mac Gregor, Thomas Merton, Jean Toulat, Michel Grenier, Robert Aitken, Oscar Romero, Inge, Hans et Sophie Scholl, Danilo Dolci, Kenneth Kaunda, Azucena Villaflor, Maria Ponce de Bianco, Esther Ballestrino, Jean-Pierre Lanvin, Samuel Ruiz Garcia, Alain Richard, Patrice Lumumba, Gonzalo Arias, Pierre Karli, Ramjee Singh, Cesar Chavez, Jo Pyronnet, Chaudras Hekhar Shandar Dharmadhikari, Sibi Kollapallil Joseph, Gene sharp, Reuven Moskovitz, Francisco Claver, Subla Rao, Glenn Durland Paige, Martin Luther King :  Voir le diaporama

Pour une société « sans État » et sans violence

Site web THE CONVERSATION
08/05/2019

Est-ce encore possible d’envisager un conflit politique sans violence physique ? Les cas des gilets jaunes en France, mais aussi des affrontements actuels au Venezuela ou au Proche-Orient laissent en douter. Pourtant, la non-violence et la désobéissance civile, deux messages clefs de Mohandas Karamchand Gandhi – surnommé le Mahatma Gandhi – restent bel et bien d’actualité à en croire l’historien Ramachandra Guha. Ce dernier avait relancé le débat sur l’héritage du Mahatma à l’automne dernier, lors de la parution de son ouvrage, Gandhi : The Years that Changed the World, 1914-48 (Penguin, non traduit). Quel était le message de Gandhi ? Sa politique ? Que peut-on apprendre de lui aujourd’hui ? Sa pensée est-elle toujours pertinente ? Lire l’article publié sur le site The Conversation

La désobéissance civile est aussi vieille qu’Antigone !

UMANI Fundazione di Corsica
20/04/2019

La désobéissance civile repose sur une conception du rôle du citoyen dans une démocratie. L’expression apparaît pour la première fois dans les écrits de David Thoreau en 1866 quand l’écrivain s’était expliqué sur son refus de payer l’impôt au gouvernement du Massachusetts. David Thoreau distinguait la loi et la justice :« N’obéissez pas aux lois qui vous paraissent injustes ». Lire l’article publié sur le site de la Fundazione UMANI

Les jeux vidéo rendent-ils violent?

Agence Science-Presse
11/04/2019

Depuis l’arrivée des FPS (First Person Shooter), plusieurs études ont tenté de déterminer si les jeux vidéo avaient des effets néfastes sur la santé psychologique des joueurs. Même si bon nombre d’études sont d’avis que les jeux vidéo augmenteraient l’agressivité, il y a tout de même beaucoup d’études qui affirment que c’est faux. Certaines vont même jusqu’à avancer qu’ils aideraient à contrôler cette violence parce que les jeux violents donnent l’occasion de se défouler. Nous avons divisé le compte-rendu en deux sections : le pour et le contre. Lire l’article publié sur le site

Histoire et figures de la non-violence – 03

Etienne GODINOT
08/04/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 42 figures de la non-violence de 1870 à 1909, accompagné de bibliographie : Albert Schweitzer, Henry Hodgkin, Clemens August von Galen, Pierre Ceresole, Pierre Robert de Saint Vincent, Morihei Ueshiba, Louis Massignon, Friedrich Siegmund-Schultze, Abraham Johanes Muste, Richard Gregg, Armin Wegner, Georges Bernanos, Bhimrao Ramji Ambedkar, Martin Niemöller, Joseph Cornelius Kumarappa, Abdul Ghaffar Khan, Stephen King Hall, Basil liddell Hart, Acharya Vinoba Bhave, Morarji Desai, Dorothy Day, Otto et Elise Hampel, Albert Luthuli, Henri Roser, Lanza del Vasto, André et Magda Trocmé, Théodore Monod, Jayaprakash Narajan, Isaac Bashevis Singer, Bruno Bettelheim, Eric Weil, Emmanuel Mounier, Dietrich Bonhoeffer, Frank Jägerstätter, Jacques de Bollardière, Piotr Grigorenko, Jean lasserre, Mahmoud Muhammad Taha, Simone Weil, Saul Alinsky, Helder Camara, Kwame Nkrumah. Voir le diaporama

Il faut rompre avec la violence sous toutes ses formes

Mouloud MADOUN
07/04/2019

Je suis professeur de management actuellement enseignant dans le sud de l’Inde dans le Tamil Nadu. Je vous écris suite a votre appel une contribution aux débats actuellement en cours en Algérie. Bien que très loin, je vibre tous les jours et particulièrement les vendredis avec tous les événements fantastiques inities par le peuple algérien qui est en train de marquer une page exceptionnelle dans son histoire. Lire l’article publié sur le site TSA

L’impossible question de la violence émancipatrice

Christophe PREVOST
07/04/2019

François Cusset dans son dernier livre («Le déchaînement du monde» Editions La Découverte 2018), réalise un inventaire précis des violences présentes dans les structures sociales et les habitudes des individus. Il tente de discerner ses nouvelles formes et ses origines sociétales. Lire l’article publié sur le site Médiapart

Histoire et figures de la non-violence – 05

Etienne GODINOT
07/04/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot présente 42 figures de la non-violence de 1930 à 1938, accompagné de bibliographie : Sergueï Kovalev, Johann Galtung, Hildegard Goss-Mayr, Desmond Tutu, Adolfo Perez Esquivel, Ronald Dworkin, Willy Romelus, Ahangamage Tudor Ariyaratne, Jandat Saïd, Luis Marie Xirinacs, Louis Vitale, Bernard Quelquejeu, Guy et Marizette Tarlier, Michael Randle, Bill Moyer, Marlène Tuininga, Marshall Rosenberg, Pierre Dufour, Solange Fernex, Rajmohan Gandhi, Jacques Gaillot, Dalaï Lama, Jean-Baptiste Libouban, Lillian Rosengarten, Hilke tromp, Vaclav Havel, Natalya Gorbarnevskaïa, Jean-Marie Tjibaou, Yeiwéné Yeiwéné, Gabriel Maire, Jean Marichez, Jean Van Lierde, Theodor Ebert, George Lakey, Naïm Ateek, Olivier Maurel, Christian de Chergé, Michael Nagler, Antonio Drago, Anatoli Martchenko, Pierre Claverie :  Voir le diaporama

Violences et paix

Sylvain THOMAS
06/04/2019

En ces temps où les informations font quotidiennement état de combats, de meurtres, de brutalités contre les enfants, contre les femmes, de destructions de locaux ici et là surtout à l’étranger et au Proche-Orient, également de tensions et de défis contre l’autorité des États, l’analyse des mécanismes économico-politiques met au grand jour les manipulations et les pressions dont certains groupes humains sont victimes. Dans un tel contexte, il nous semble nécessaire de souligner l’urgence d’une réflexion sur le sujet.
EXTRAIT : … Le problème n’est pas de choisir (la violence) ; certains peuples y sont acculés. Le problème, c’est d’assumer les situations de violence dans lesquelles certains sont contraints de s’engager afin que la violence n’aliène pas les autres, mais qu’elles les libèrent. L’authentique homme de paix est celui qui, pour combattre l’injustice, n’hésite pas à s’engager totalement dans un processus de dialogue pacifique sans en lâcher les exigences, sans rompre l’unité du mouvement de mécontentement avec lequel il se rebelle. Est-ce de la caricature ? Pas du tout. C’est l’attitude honnête de ceux qui sont contre la violence « d’où qu’elle vienne » et qui ont le courage d’examiner pourquoi on a employé la violence ?… Lire l’article publié sur le site lorientlejour.com

Histoire et figures de la non-violence – 01

Etienne GODINOT
16/03/2019

Membre de l’Institut de Recheche sur la résolution Non-violente des Conflits, Etienne Godinot présente 38 précurseurs de la non-violence jusqu’à Gandhi : Abraham, Moïse, Zoroastre, Isaïe, Mahavira, K’ong Fou Tseu, Lao Tseu, Bouddha, Mo Tseu, Zacharie, Socrate, Aristophane, Ashoka, Jesus de Nazareth, Nagarjuna, Patanjali, François d’Assise, Moheiddine Ibn’Arabî, Djalal ud-Din Rumi, Nicolas de Flüe, Erasme, Thomas More, Bartholomé de las Casas, Menno Simons, Etienne de la Boétie, Montaigne, George Fox, Spinoza, William Penn, Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, Kant, Henry David Thoreau, Léon Tolstoï, Hubertine Auclert, Jane Addams, Romain Rolland, Emily Greene Balch, Carl von Ossietzky. Voir le diaporama

Martin Luther King, fervent adepte de la non-violence et de la désobéissance civile

Frédéric ROGNON
14/03/2019

Martin Luther King, fervent adepte de la non-violence et de la désobéissance civile, a été assassiné en 1968. Né en 1929, il aurait eu 90 ans cette année. Frédéric Rognon est professeur de philosophie des religions à la faculté de théologie protestante de Strasbourg. Il est intervenu le samedi 9 mars dans le cadre de l’exposition «Martin Luther King, un prophète pour notre temps». Voir la vidéo publiée sur le site DNA

Violences éducatives ordinaires – 3 questions à une consultante en parentalité : “on peut éduquer sans la crainte ou la menace”

Anne FAUJOUR
07/03/2019

Ce mercredi, le Sénat examinait une proposition de loi pour “lutter contre les violences éducatives ordinaires”, dont les fessées, baffes ou gifles. Depuis plusieurs années, le sujet divise au sein des familles, entre ceux qui ne voient pas le problème d’une petite claque de temps en temps, et ceux qui refusent fermement de s’adonner à ces comportements, leur préférant des méthodes alternatives. Nous avons justement rencontré à ce sujet Anne Faujour, consultante en parentalité et membre du réseau national “Parentalité créative”.  Lire l’interview publiée sur le site Clicanool

Les six principes de la non-violence

Martin Luther KING

1. La non-violence active n’est pas une méthode destinée aux lâches. C’est une véritable résistance.
2. La résistance non-violente ne vise pas à vaincre ou à humilier l’adversaire, mais à gagner son amitié et sa compréhension.
3. La lutte doit être dirigée contre les forces du mal plutôt que contre les personnes qui font le mal.
4. La non-violence active accepte de souffrir sans user de représailles. Elle accepte de recevoir des coups sans rendre la pareille. 
5. La résistance non-violente ne cherche pas seulement à éviter de se servir de la violence physique ou extérieure. Elle concerne aussi notre être intérieur. Elle consiste à refuser la haine et à vivre selon des principes fondés sur l’amour. 
6. Et enfin, le principe de non-violence est fondé sur la conviction que l’univers est du côté de la justice. Lire l’article publié le 3/04/2008 sur le Site Réforme

Histoire et figures de la non-violence – 02

Etienne GODINOT
28/02/2019

Membre de L’Institut de Recherche sur la Résolution non-violente des conflits, Etienne Godinot retrace dans ce diaporama, la vie et l’oeuvre de Gandhi, accompagné d’une bibliographie. Voir le diaporama

Le prix de la paix

Jacques ARNOULD
20/02/2019

chargé de mission pour les questions d’éthique au Centre national d’études spatiales (Cnes), Jacques Arnould commente : « Si vis pacem, para bellum. Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Attribuée à l’auteur romain Végèce, choisie par Pierre Larousse pour entrer, sous sa forme latine, dans les pages roses de son dictionnaire, ce proverbe n’en finit pas d’interroger nos postures et nos choix en matière de conflits, passés, présents ou à venir. Sur terre, naturellement, mais aussi et désormais au-dessus de nos têtes. À peine plus de six mois après les célébrations du cinquantième anniversaire du traité de l’espace qui instaurait un usage pacifique de l’espace dit extra-atmosphérique, jamais cette noble perspective n’a semblé être mise autant en question. Lire l’acticle complet publié sur le Site La Croix

La colère des enfants au quotidien: comment gérer cette émotion qui met les nerfs des parents à rude épreuve

Nathalie VANCRAYENEST 
12/02/2019

La colère fait partie des émotions, et à ce titre-là, elle s’exprime en toute légitimité. Elle participe à la construction de notre identité, car en nous opposant, en manifestant nos frustrations, nos manques, nos besoins non satisfaits, nos désirs contrariés, elle affirme notre différence et notre volonté. Si la colère est légitime, son expression « socialement acceptable » nécessite quand même un apprentissage. Lire l’article publié sur le site La Libre.be

La désobéissance civile est une histoire aussi vieille que l’humanité elle-même !

Manuel CERVERA-MARZAL
08/02/2019

D’Adam à Thoreau, de Gandhi à Martin Luther King, en passant par les mouvements contestataires actuels, le sociologue Manuel Cervera-Marzal revient sur les désobéissances d’hier et d’aujourd’hui. L’urgence écologique mobilise un nombre croissant de militants adeptes de la désobéissance civile non violente, tel le mouvement britannique Extinction Rebellion. D’où vient cette notion ? C’est une histoire aussi vieille que l’humanité elle-même ! Adam désobéit aux prescriptions du Créateur, Antigone à Créon, saint Thomas d’Aquin affirme nécessaire de désobéir aux lois terrestres afin de se conformer aux lois célestes… Dans la modernité, c’est avec l’Américain Henry David Thoreau (1817-1862) que l’on voit apparaître l’expression « désobéissance ­civile » – même si on lui attribue une paternité qui ne lui revient pas tout à fait [mais plutôt à son éditeur, qui a repris l’expression à titre posthume]. Thoreau, dont les parents étaient des militants anti-esclavagistes, va pousser cette logique jusqu’au bout : vivant dans un Etat esclavagiste, le Massachusetts, il considère que, en payant ses impôts à cet Etat, il contribue à une politique dont il se rend complice. Pendant six ans, il va donc cesser de payer ses impôts, jusqu’à être envoyé en prison. Quelques années plus tard, en 1849, il écrit un petit livre dans lequel il avance quelques idées centrales : en cas de conflit entre ce que me dit ma conscience et ce que me dit la loi, je dois obéir à ma conscience ; sous un gouvernement injuste, la place d’un homme juste est en prison ; etc. Publié à compte d’auteur sous le titre Résistance au gouvernement civil, cet opuscule connaîtra un succès certain, et influencera Gandhi et Martin Luther King. Mais ce sont les éditeurs qui, après la mort de Thoreau, renommeront cet ouvrage La Désobéissance civile.
Gandhi et Martin Luther King ont-ils ouvertement ­revendiqué l’héritage de Thoreau ? Absolument. Et c’est en prison qu’ils ont tous les deux découvert la nécessité de suivre son injonction à la désobéissance ­civile. Lorsque Gandhi, à la fin des années 1890, prend en Inde la tête du mouvement de défense des fermiers et des travailleurs pauvres, il les incite à la résistance passive contre les taxes et la discrimination.A la suite de la lecture de Thoreau, il remplacera cette notion par celle de « désobéissance civile ». L’activisme qu’il prône présente toutefois deux différences ­notoires avec celui revendiqué par le philosophe américain : il doit être collectif, voire massif, et il doit se fonder sur l’ahimsa (non-violence) – ce que ne spécifiait pas Thoreau. La démarche de Gandhi aboutira en 1930 à la célèbre « marche du sel », qui mènera, en 1947, à l’indépendance de l’Inde. 
Lire l’article publié sur le site Le Monde

La lutte non-violente de Martin Luther King

CENTRE POUR L’ACTION NON-VIOLENTE

Si l’on devait ne retenir que deux aspects de l’action de Martin Luther King, il s’agirait probablement des suivants : avoir permis de diminuer la ségrégation raciale aux Etats-Unis et avoir donné à la lutte non-violente un nouveau père fondateur. Cette dimension non-violente a en effet été centrale tout au long de sa vie et a imprégné toutes les actions qu’il a entreprises. Très inspiré par la pensée de Gandhi, il est toujours resté intimement convaincu de la nécessité d’une résistance nonviolente. Lire l’article publié sur le Site du Cenac

10 citations de Gandhi qui vont illuminer votre quotidien

GANDHI

Toute sa vie, Gandhi l’aura passée à la non-violence. Celui qui a marqué et inspiré plusieurs générations avec ses pensées pleines de sagesse s’est éteint il y a 71 ans jour pour jour, le 30 janvier 1948. À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, Vogue a choisi 10 de ses citations les plus célèbres, qui font écho en chacun de nous.
“Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.”
“La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre”. 
“Le bonheur, c’est quand vos actes sont en accord avec vos paroles.”
“Appeler les femmes le “sexe faible” est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes.”
“La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais.”
“Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête.”
“A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.”
“Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance.”
“Je n’aime pas le mot tolérance, mais je n’en trouve pas de meilleur.”
“Cultiver l’humilité revient à cultiver l’hypocrisie. L’humble n’a pas conscience de son humilité.”
Publié le 31/01/2019 sur le Site Vogue

La violence est-elle encore un tabou ?

Michel WIEVIORKA
28/01/2019

« Dans les années 1960, et jusque vers la fin des années 1970, il existait en France de réelles sympathies pour la violence sociale ou politique. Les idéologies révolutionnaires étaient portées par des groupes marxistes-léninistes ou anarchistes ; les mouvements de libération nationale qui s’étaient affirmés par les armes bénéficiaient de soutiens non négligeables, l’heure pouvait être au tiers-mondisme. Des intellectuels, parmi les plus grands, n’hésitaient pas à justifier, voire à promouvoir la violence quand elle leur semblait émancipatrice : on en trouve par exemple l’expression dans bien des prises de position de Jean-Paul Sartre. Puis tout a basculé, en quelques années, et la violence sociale et politique est devenue un tabou. Pratiquement plus personne n’a alors osé s’en réclamer. L’État, comme dit une formule célèbre du sociologue Max Weber, retrouvait le monopole de la violence légitime. Lire l’article publié sur le site Ouest France

Les 8 meilleurs conseils pour vivre une vie remplie de sagesse et d’amour

DALAI-LAMA
25/01/2019

1.    « Le bonheur n’est pas une chose toute faite. Il découle de vos propres actions »
2.    « C’est dans la plus grande adversité que réside la plus grande capacité de faire le bien, à la fois pour soi-même et pour les autres »
3.    « Donnez à ceux que vous aimez des ailes pour s’envoler, des racines pour revenir, et des raisons pour rester »
4.    « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour avoir un impact sur les choses, essayez donc de dormir avec un moustique »
5.    « On peut parfois donner une image de dynamisme en disant quelque chose, et on peut parfois produire une impression aussi marquante en gardant le silence »
6.    « Plus vous êtes motivé par l’amour, plus vos actions seront libres et délivrées de la peur »
7.    « Un esprit calme apporte la force intérieure et la confiance en soi, il est donc très important pour la santé »
8.    « De vieux amis s’en vont, de nouveaux apparaissent. C’est comme les journées. Une journée passe, une nouvelle arrive. Ce qui compte, c’est de faire en sorte que tout ait de l’importance : un ami important ou une journée importante ». Lire l’article publié sur le Site TelesRelay

La violence est-elle codée dans notre ADN ?

Carmen SANDI
24/01/2019

La chronique des sciences / Huma Khamis/kkub. Alors que la violence et l’agressivité font régulièrement des victimes et défraient la chronique, des scientifiques s’attachent à savoir si ces comportements destructeurs ont des racines génétiques. Fait divers sanglant dans un parking à Genève, heurts dans des manifestations au Venezuela, dérapages des gilets jaunes ou accusations de répressions policières: la violence est omniprésente dans l’actualité. Mais d’où vient l’agressivité? Le violence a-t-elle des racines dans le code génétique même de l’humain ou des animaux? La science s’est attaquée – en toute non-violence – à cette question, pour tenter d’établir si l’agressivité est inscrite dans notre ADN. La question est de savoir s’il existe un ou plusieurs gènes responsables d’un comportement agressif, un gène qui serait porté par certains et absents chez d’autres individus. A l’instar du gène des yeux bleus, par exemple. Lire l’article publié sur le Site RTS info

Mettre fin au cercle vicieux de la violence (Gilets jaunes)

MAN
18/01/2019

Pour sortir du cycle de la violence de chaque samedi quand les gilets jaunes manifestent, il convient aux pouvoirs publics d’agir autrement, selon le Man (Mouvement pour une Alternative Non-violente). Lire l’article paru sur le Site Pressenza

9 choses fascinantes que vous ne saviez (peut-être) pas sur Martin Luther King

Gaelle KAMDEM
18/01/2019

Incroyable militant des droits civiques, le Dr Martin Luther King Jr. né le 15 janvier 1929 était un prédicateur qui a utilisé les tactiques de la non-violence et de la désobéissance civile pour lutter pour l’égalité et la justice. Voici quelques faits sur Martin Luther King que vous ne saviez peut-être pas : 1. Dr Martin Luther King Jr. était un fumeur, mais il le cachait pour éviter la stigmatisation et la controverse en tant que leader chrétien. Plusieurs sources indiquent qu’il fumait sur le balcon de l’hôtel de Memphis avant d’être abattu. 2. Jusqu’en 2011, le Dr Martin Luther King Jr. était le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix. Il n’avait que 35 ans lorsqu’il l’a remporté en 1964. Il a fait don de tout l’argent du prix Nobel au mouvement pour les droits civiques. 3. Après avoir servi comme pasteur de l’église baptiste Dexter Avenue à Montgomery, Martin Luther s’est installé à Atlanta pour devenir pasteur assistant de l’église baptiste Ebenezer. Il a été ordonné pasteur en 1948 et a servi à Montgomery jusqu’en 1954. 4. Martin Luther King Jr. a été baptisé « Michael » à sa naissance. Son père Martin Luther King Sr., également appelé Michael a changé leur nom en Martin après avoir visité l’Allemagne où il a été inspiré par le chef protestant Martin Luther. 5. Le premier discours de Martin Luther King Jr. a été prononcé à l’âge de 15 ans. il était intitulé « Le Nègre et la Constitution ». 6. Il fut inspiré par Mahatma Gandhi pour adopter une position de non-violence. 7. Martin Luther King a été arrêté 30 fois et accusé de tout, y compris d’excès de vitesse et d’actes de désobéissance civile. 8. Sa mère, Alberta Williams King, a également été tuée par balle en 1974 alors qu’elle jouait de l’orgue à l’église d’Atlanta. 9. Le discours emblématique du 28 août 1963 « I Have a Dream » prononcé par Martin Luther King Jr. n’était pas le discours original préparé par son avocat, rédacteur de discours et confident Clarence B. Jones. Ce discours avait été improvisé. Article paru sur le Site Web AfrikMag

D’hier à aujourd’hui, comment notre rapport à la violence a changé

Alain CREVIER
18/01/2019

Notre rapport à la violence a changé, que ce soit la brutalité conjugale, la torture ou encore la peine de mort. Des châtiments qui autrefois semblaient acceptables ne le seraient plus maintenant. Est-ce à dire que l’humanité progresse? Pistes de réflexion. Lire l’article paru sur le Site Radio-Canada

Martin Luther King, du rêve au cauchemar

Rachel SCHARLY
18/01/2019

Martin Luther King n’a pas été toujours le héros aujourd’hui commémoré par un jour chômé et sculpté dans la pierre d’une statue monumentale au cœur de la capitale des États-Unis. On retient  de cet homme emblématique, son combat pour la justice, son célèbre discours « I have a dream » ou encore son prix Nobel, en 1964. Mais son sacre d’homme de paix, nous fait oublier qu’il était, dans les années 60, un personnage controversé qui agaçait jusque dans son propre camp. Lire l’article publié sur le Site Lepetitjournal.com

Le pouvoir de la littérature face à la violence

Marc WEITZMANN
13/01/2019

Le romancier Boris Le Roy, qui publie chez Actes Sud “L’Education Occidentale”, le philosophe Marc Crépon et le chercheur et artiste-plasticien Edouard Rolland interrogent l’acte créatif face à la violence de notre monde contemporain et au terrorisme. Lire l’article publié sur le Site France Culture

Violences (encore) et violence

Nestor ROMERO
11/01/2019

Toute violence me fait horreur. La mienne propre qui, parfois, parvient à tromper ma vigilance et à s’épandre en moi comme une lave incandescente. Horreur de ces coups échangés et portés par la pulsion de mort. Horreur de ces attitudes ridiculement « matamoresques », de ces visages grimaçants, déformés par la haine, de cette violence qui, de fait, n’a d’autre objet qu’elle même et qui depuis des semaines crépite sur les écrans. Il n’y a aucune justification rationnelle à cette violence, pas même les « revendications légitimes » comme disent les syndicats officiels dont ce mouvement confirme, si besoin était, qu’ils ne sont, et depuis longtemps, que des rouages d’un fonctionnement social qu’ils ne prétendent même plus combattre. Lire l’article paru sur le Site Médiapart

La non-violence comme horizon

François MANDIL
9/01/2019

Hier soir, en lisant l’actualité du jour, inconsciemment, je suis mis à chantonner une veille chanson qu’on chante encore autour du feu. “Ils ne mettaient jamais la main sur un fusil, Gandhi, Luther King ou Jésus Christ”, un hymne parmi d’autres à la non-violence. Alors, j’ai repris mon diapason rouge et j’ai enchainé tout le répertoire, sans oublier Francine Cockenpot ni Graeme Allwright, ni “We shall overcome” chanté par Joan Baez et Martin Luther King et que les Scouts de France avaient traduit pour en faire “La marche de la paix”. Lire l’article et écouter l’émmission de radio publiés sur le Site RCF

Aux artistes de la paix : éduquer à la paix pour résister à l’esprit de la guerre

Pierre Marcel MONTMORY
5/01/2019

Les gens devraient se rencontrer pour se connaître. Quels artistes ? Qu’ont-ils chacun à offrir ? Pour la paix ? Qu’est-ce que la paix ? Il est temps de définir ce qu’est la paix pour savoir de quoi nous parlons vraiment. Comment agit au quotidien chaque artiste et comment fabrique-t-il tout ce qu’il trouve juste et bon à faire ? Les artistes de la paix ne doivent-ils pas avoir pour  objectif l’éducation populaire à la paix pour résister à l’esprit de guerre ? La guerre n’est-elle pas l’antinomie de la paix ? La paix par la guerre ou la paix par la paix ? Non ! Il n’existe pas l’une ou l’autre mais il existe bien l’une et l’autre : la paix et la guerre. Les artistes de la paix s’occupent de la paix, de construire la paix. Les artistes de la paix laissent la guerre à ses spécialistes pour combattre les gens qui ont pour idéal la mort et la destruction. Les artistes de la paix ne peuvent donc pas éduquer à la paix contre l’esprit de guerre avec les maîtres de guerre, militaires et autres assassins professionnels. Quels artistes ont – dans leur préoccupation quotidienne,  l’éducation populaire comme ouvrage ? Populaire qui signifie bien : pour tout le monde ? Sommes-nous des pacifistes modérés ? Les artistes de la paix organisent des manifestations artistiques dans la population, sur les lieux de vie du peuple (c’est-à-dire de tout le monde) dans le but de créer et de développer l’éducation populaire, l’éducation à la paixLire l’article complet publié sur le Site Médiapart

Est-ce que l’empathie et la bienveillance peuvent tout résoudre (ou presque) ?

Médiapart
4/01/2019

A cette question faussement simple et bien dans l’air du temps, la réponse de Thomas d’Ansembourg est catégorique (dans une interview à la une du Nouvelobs). Ce pape de la communication non violente (CNV) prétend que la résolution des conflits – y compris sociaux – passe par la connaissance de soi. Lire l’article publié sur le Site Médiapart

L’enjeu est la transformation collective, pas la transformation individuelle

Jon PALAIS
22/12/2018

Comment mener la bataille du climat ? La non-violence est-elle la meilleure méthode ? Quand tout va basculer, parviendra-t-on à orienter les choses vers la solidarité plutôt que vers les barbelés ? Ce sont les questions que pose Jon Palais, militant d’Alternatiba et d’ANV COP 21. Un entretien tourné vers l’action. Lire l’entretien publié par l’association Reporterre

L’étrange bataille autour de la mémoire de Gandhi

Jean-Simon GAGNÉ
15/12/2018

Le 30 janvier 1948, à New Delhi, Gandhi est assassiné par un fanatique qui l’accuse «d’émasculer» la nation hindoue. Le tueur, Nathuram Godse, prétend que les appels à la non-violence font partie d’un vaste complot pour que les musulmans massacrent des hindous. Malgré tout, après avoir tiré trois balles à bout portant sur le vieil homme, on raconte que l’assassin fait un geste incroyable. Il s’incline respectueusement devant celui qu’il vient d’abattre! Lire l’article paru sur le Site leSoleil

Le monde est-il de plus en plus violent ? Trois experts répondent

Aurélie DARBOURET
07/12/2018

La violence est-elle en augmentation dans notre monde actuel ? Une question de points de vue selon nos experts : Sonia Le Gouriellec est maître de conférences en science politique à l’Université catholique de Lille ; Maëlle Pariez est boxeuse professionnelle, vice-championne du monde de boxe thaïe et championne de France de K1 ; Simon Lemoine, auteur de Micro-Violences, le régime du pouvoir au quotidien (éd. CNRS), est enseignant, chargé de cours à l’université de Poitiers et chercheur au laboratoire Métaphysique allemande et philosophie pratique. Lire l’article publié sur le site NEON 

Avec les gilets jaunes, sans haine, sans armes, sans violence

Kaddour HADADI
5/12/2018

Avec sa chanson «On lâche rien», le chanteur HK a écrit un des hymnes des luttes sociales. Il appelle à un changement profond du système politique.
“… Et en ce moment capital de notre histoire commune, nous formulons un vœu, un souhait, ainsi qu’une conviction profonde : ce changement de système que l’on voit aujourd’hui comme inéluctable, nous rêvons de le voir s’installer à la suite d’un mouvement de grande ampleur de désobéissance civile non violente…” Lire l’article publié sur le Site Libération

Face à la violence, Martin Luther King, Gandhi et Mandela opposent une politique de l’amour

Marc CRÉPON
04/12/2018

Conférence : Dans les grands discours et les grandes actions qui ont pour principe un refus radical de la violence, on trouve toujours, comme un fondement ultime de leur refus de la violence, l’appel à un commandement d’amour, à une loi d’amour. Qu’est-ce qui est en jeu dans cette politique de l’amour ? Qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel et principiel à la violence ? D’où viennent la conviction et la force qui font que nous la condamnons ? Quelles raisons avons-nous de nous opposer à la violence, est-ce l’empathie, la pitié ? Lire l’article, voir la vidéo de la conférence publiés sur le site france culture

La loi de la jungle n’existe pas

Pablo SERVIGNE
3/12/2018

Interview de l’OBS : Le livre que vous avez écrit avec Gauthier Chapelle a pour titre «l’Entraide. L’autre loi de la jungle». Vous y montrez comment la biologie du XXe siècle a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopéra3tion. D’où cela vient-il ? Lire l’interview, voir la vidéo publiés sur le BibliObs

Ghandi, le héros indien.

QUELLE CAUSE DÉFENDRE ?
Des mots pour le dire

Un combat engagé au service de l’indépendance de l’Inde. L’efficacité de la non-violence. Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, de la résistance à l’oppression par la désobéissance civile de masse, cette théorisation était fondée sur l’ahimsa (« non-violence »), qui a contribué à conduire l’Inde à l’indépendance. Gandhi a inspiré de nombreux mouvements de libérations et de droits civiques dans le monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Nelson Mandela, Steve Biko, le dalaï lama, Aung San Suu Kyi, Moncef Marzouki et Malala Yousafzai. Ses critiques importantes de la modernité occidentale, des formes d’autorité et d’oppression (dont l’État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé beaucoup de penseurs politiques. Lire l’article paru sur le Site Quelle cause défendre? Des mots pour le dire

Pourquoi la désobéissance civile fonctionne

Maria J. STEPHAN Erica CHENOWETH

article de Yohan DEMEURE
29/11/2018

Les deux expertes nord américaine ont étudié les mouvements civils de lutte non violente. Les résultats de leurs recherches sont étonnants puisque la mobilisation de seulement 3,5% d’une population suffirait à renverser un gouvernement en place ! Lire l’article édité sur le Site Citizen Post

Le collectif de travail au cœur de la résolution des conflits

Caroline DIARD
27/11/2018

Une organisation est souvent soumise à des conflits au sein des équipes. Les conflits sont inévitables mais ne doivent pas pour autant être négligés. La matrice de Thomas et Kilmannsert souvent d’outil de référence en matière de gestion des conflits. La méthode proposée est d’identifier les styles de gestion des conflits. Cinq styles y sont identifiés : tendance à rivaliser, à collaborer, à éviter, à céder et au compromis. Parmi ces styles, le compromis y apparaît comme une solution acceptable par l’ensemble des parties. Lire l’article paru sur le Site The Conversation

Les voix des femmes contre les violences sexuelles

Nathaly COUGNY
17/11/2018

Un livre poignant pour dénoncer le «féminicide». Dans cet ouvrage paru en 2015 aux éditions Sudarènes, l’écrivaine française, Nathaly Cougny, donne la parole à dix femmes et définit les différentes formes de violences sexuelles : viol, inceste, pédophilie, excision. Les témoignages rapportés «montrent l’engrenage de la violence et la reconstruction, quand elle est possible». Ce livre propose également une liste ciblée d’associations. Il aborde largement l’impact des violences sur les enfants et les adolescents, les troubles du comportement liés à la violence…. Lire l’article paru sur le Site El Watan

La réconciliation entre les peuples ne peut être réalisée ni par le silence ni par les distorsions

Christina KOULOURI
16/11/2018

Lors de l’événement de deux jours, les 9 et 10 novembre, intitulé  » Clio va à l’école « , organisé par le Groupe pour l’enseignement de l’histoire en Grèce, j’ai eu l’occasion de suivre la contribution de Christina Koulouri, professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université Panteion. Elle a présenté un matériel pédagogique simple qui vise à aider l’enseignement de l’histoire dans tous les pays des Balkans, efforts qui ont commencé lorsque les guerres en Yougoslavie ont pris fin, à une époque où les souvenirs de guerre étaient très frais. Le résultat a été achevé et publié en 2016. Lire l’article réalisé par Marianella Kloka de Pressenza

Manuel de la paix

Suzanne BOUILLET
14/11/2018

Le Manuel de la paix présenté ici fait partie de ces petits livres diffusés en abondance dans les années 1930 en France. Présent un peu partout dans la mouvance pacifiste (plus de 130 000 exemplaires), ce Manuel de la paix renferme en un peu plus de 60 pages, les réflexions partagées par une large part des pacifistes. Formé d’une relativement longue Dédicace de deux grandes parties de taille analogue, sur la Guerre, puis sur la Paix, il est suivi ensuite de plusieurs annexes, une liste des “grandes associations internationales dont l’activité intéresse particulièrement les jeunes”, Aux instituteurs, Paroles à méditer. Parmi celles-ci, deux citation de l’auteure elle-même : “S’il a été trop souvent possible de mobiliser toutes les forces matérielles d’un peuple pour la guerre, pourquoi ne serait-il pas possible d’en mobiliser toutes les énergies spirituelles pour la Paix.” “La guerre sur les champs de bataille était affaire d’hommes ; les femmes ne pouvaient que la maudire et en souffrir. La guerre sur les foyers est affaire de femmes ; leur droit est de l’abolir.” Lire l’article publié sur le site Le conflit

Paix et nonviolence : rébellion contre le système violent

Rédaction Pressenza Argentine
10/11/2018

À l’occasion du dixième anniversaire de Pressenza, l’Agence latino-américaine d’information (ALAI) co-édite thématiquement le nouveau numéro de sa revue trimestrielle América latina en movimiento (Amérique latine en mouvement). 

Le titre « Paz y NoViolencia: Rebeldía al sistema violento » (Paix et nonviolence : rébellion contre le système violent) condense en quelques mots et sans demi-mesure l’essence éditoriale de l’agence humaniste Pressenza, dédiée à la diffusion de nouvelles et d’analyses dans une approche nonviolente. Lire l’article publié le 10/11/2018 avec ses liens sur le Site Pressenza

La violence comme solution ? Et quelle violence ?

Dominique Henri BERTHÉ
9/11/2018

Je ne sais qui a dit qu’il fallait considérer la violence comme le moteur de l’Histoire. Il y a probablement d’autres “carburants” pour alimenter ce moteur, l’envie, le désir de puissance, la lutte des classes etc. On peut considérer cependant que l’Histoire est parcourue par une succession d’accès de violence qui rendent toute prévision aléatoire. Autant lire dans le marc de café. Hors les violences individuelles qui n’ont “d’intérêt” que si elles participent à l’écriture de l’Histoire, la violence a essentiellement 2 origines : politique et économique… Lire l’article publié sur le SIte Médiapart

Il ne faut jamais baisser les bras

Alejandro ROGER
9/11/2018

Interview depuis Moreno, en Argentine, du tout nouveau sous-secrétaire du sous-secrétariat à la nonviolence et au développement humain de cette commune. Comment en est-il arrivé là et comment cette initiative est-elle dirigée ? Alejandro Roger a travaillé pendant de nombreuses années en faveur de la nonviolence et de l’humanisme en Argentine. Et plus ponctuellement dans la ville de Moreno où il vit : des campagnes dans les écoles, dans les quartiers les plus défavorisés, autour des Parcs d’Étude et de Réflexion de La Reja, et avec les différentes congrégations religieuses de la région. Voir l’interview publié sur le Site Pressenza

il faut du travail politique, social et culturel pour combattre la haine et l’intolérance

Elly SCHLEIN
6/11/2018

Politiques migratoires, forces nationalistes et xénophobes, mise en réseau des forces politiques progressistes et de la société civile, opposition à la haine et à l’intolérance, puis la valeur de la nonviolence. Nous en avons discuté avec Elly Schlein, députée européenne pour « Possibile » et rapporteur pour son groupe S&d (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) pour la réforme du règlement de Dublin. Lire l’interview réalisée le 6/11/2018 par Anna POLO de Pressenza Italie

Accueillir les migrants

Xavier Bilbault
11/2018

L’Harmattan vient de publier un ouvrage de Xavier Bilbault dans lequel l’auteur souhaite un changement de regard sur les migrations. Il convie les États occidentaux et les ONG à mettre en place dans tous les lieux de tri et de détention, des programmes de formation en lien avec les capacités réelles des migrants, leurs acquis culturels et leurs propres souhaits. L’objectif est de lancer de telles formations tant du côté africain que du côté européen avec comme priorité la promotion de développements locaux ou transfrontaliers. Se procurer l’ouvrage par le Site L’Harmattan

12 stratégies qu’utilisent les thérapeutes pour gérer leur colère

Nicole PAJER HuffPost
28/10/2018

Article, publié à l’origine sur le HuffPost américain traduit par Guillemette ALLARD-BARES pour Fast For WordLa colère est un aspect universel de la vie, et le thérapeute si solide et compétent qui vous prodigue ses conseils toutes les semaines n’en est pas exempt. ″[Nos] connaissances théoriques sur la gestion de ce type d’émotions ne nous empêchent pas de réagir comme tout le monde: face au stress, il nous suffit d’une seconde pour sortir de nos gonds. Dans de tels moments, nous pouvons aussi nous montrer impulsifs, anxieux ou particulièrement susceptibles. Heureusement, fait-elle remarquer, quelques bons comportements et astuces soufflées par la neuroscience peuvent permettre à n’importe qui de réfréner ces élans négatifs pour retrouver calme et capacité à penser clairement. Quels sont donc les secrets de nos thérapeutes pour surmonter un élan de fureur? Nous leur avons demandé les pistes les plus utiles:

1. Appliquer la technique “STOP”
2. Réfléchir avant d’agir 
3. Utiliser ses sens comme un dérivatif
4. S’offrir une diatribe mentale
5. Mettre une distance entre soi et sa colère
6. Analyser les raisons de sa réaction
7. Travailler sa respiration
8. Prendre une minute pour se concentrer sur autre chose
9. Dépasser ses idées reçues
10. Changer son énervement en moteur
11. Remettre en cause ses impulsions
12. Rassembler ses pensées

Lire l’article publié le 28/10/2018 sur le Site HuffPost Tunisie

Ahimsa, un concept de paix intégrale

NOS PENSÉES
27/10/2018

Le terme “ahimsa” vient du sanskrit et fait référence à un concept qui plaide pour la non-violence et le respect de la vie. Il implique donc de ne pas tuer mais également de ne pas causer de douleur physique ou émotionnelle à un être vivant, que ce soit à travers les pensées, les mots ou les actions. Lire l’article paru le 27/10/2018 sur le Site Nos Pensées

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique III

Akop NAZARETYAN
23/10/2018

L’époque de la Renaissance et le siècle des Lumières ont été des réactions à la crise systémique de la civilisation agricole et ont ainsi revendiqué l’ancienne pensée rationaliste, ce qui a fait de l’Europe le leader de l’évolution historique. Les motivations morales « adultes » se renforcent au moyen de la pensée critique. Certes, les humains n’avaient pas encore appris à vivre sans guerres et sans idéologies, de sorte que les démarcations confessionnelles ont vite cédé la place à celles fondées sur la discrimination nationale ou de classe. Néanmoins, les images modifiées de la vie et de la mort des Européens ont contribué à une diminution radicale des effusions de sang, tant dans les guerres que dans les conflits quotidiens… Lire l’article publié sur le Site Pressenza

Violences scolaires : «Le sentiment d’abandon est totalement justifié»

Eric DEBARBIEUX
22/10/2018

Pour le chercheur Eric Debarbieux, les enseignants sont trop isolés et pas assez soutenus par leur hiérarchie. Ancien instituteur et délégué ministériel chargé de la prévention de la lutte contre les violences en milieu scolaire (2012-2015), le chercheur Eric Debarbieux (1), également président de l’Observatoire européen de la violence scolaire, analyse pour Libération ce que révèle le mouvement #PasDeVague. Lire l’interview faite par Marlène THOMAS le 22/10/2018 sur le Site Libération

«La non-violence est un vaccin»

Jean-François BERNARDINI
13/10/2018

Chanteur du célèbre groupe corse I Muvrini, mais aussi président de la fondation corse AFC-Umani, Jean-François Bernardini sera de retour en Aveyron Le lundi 14 octobre, un an et demi après son intervention à Rodez. Lire l’interview publié sur le Site LADEPECHE.fr

La philosophie ubuntu

Valentin MUFILA
13/10/2018

L’ubuntu est une philosophie et une règle de vie en Afrique subsaharienne, fondée sur la compassion, le respect de l’autre et la croyance en un lien qui unit l’humanité entière. Depuis des temps lointains, des peuples tels que les Bantous, les Bakongos, les Zoulous et les Xhosas d’Afrique du Sud, les Yurubas et les Ausas du Nigéria sont tous reliés par ces valeurs, bien qu’ils utilisent des langues et des dialectes différents. Des rois, des reines et des tribus comme Sundiata Keita au Mali et la reine Nzinga en Angola se sont engagés à améliorer la société et à combattre l’esclavage sur la base de valeurs de solidarité et de fraternité, montrant que malgré les conflits internes, il y avait toujours une autre manière de procéder. En fait, l’ubuntu nous exhorte à nous soutenir et à nous entraider, en affirmant que « je suis parce que nous sommes » et « je suis ce que je suis parce que nous sommes tous ce que je suis ». La philosophie de l’ubuntu a inspiré Gandhi pendant son séjour en Afrique du Sud et Nelson Mandela dans la lutte contre l’oppression de son peuple, et lui a permis de sortir du régime féroce de l’apartheid sans vengeance ni bain de sang, créant l’instrument extraordinaire que fut la Commission vérité et réconciliation, un exemple suivi ultérieurement par d’autres peuples. Lire l’article publié le 13/10/2018 sur le Site Pressenza

Le désespoir de Gandhi et la lutte pour la vérité et l’amour

Robert BURROWES
5/10/2018

Robert J. Burrowes  effectue des recherches approfondies depuis 1966 dans le but de comprendre pourquoi les êtres humains sont violents.  Auteur de « Pourquoi la violence ? ». Dans cet article, à partir de l’exemple de Gandhi il présente quelques acteurs contemporains de la rébellion contre les tyrans et les meurtriers du monde actuel, appelant à ne pas abandonner par désespoir. Publié le 5/10/2018 sur le Site Pressenza / Site Robert Burrowes 

Guerres et violences : nouvelles questions, nouveaux défis pour l’éthique et la théologie

Dominique GRENIER
26/09/2018

Le rédacteur en chef religieux au quotidien La Croix, économiste et théologien, propose dans la Revue d’éthique et de théologie morale de septembre 2018, un ensemble de textes sur le thème « Nouvelles questions autour de la guerre ». Article publié le 26/09/2018 sur le Site La Croix

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique II

Akop NAZARETYAN
23/09/2018

La foi dans la vie posthume (d’abord celle d’autrui, puis la nôtre) accompagne l’histoire du genre Homo depuis plus de deux millions d’années ; dans sa version anthropologique, elle a contribué radicalement à la viabilité de l’Homoprimitif. Beaucoup plus tard, dans le Néolithique et dans les premières cités-états, l’image de l’existence après la mort a acquis de multiples versions et, jusqu’à la période axiale (milieu du premier millénaire avant J.-C.), la pensée mythologique a dominé complètement la culture. Parmi les particularités d’une telle pensée, il y a celle selon laquelle l’argumentation morale s’adresse exclusivement aux sujets de l’autre monde (ancêtres totémiques ou dieux) qui voient tout, même si nous parvenons à cacher nos mauvaises actions aux autres et à les punir inéluctablement pour ce fait. L’idée du choix individuel et de la responsabilité personnelle est à peine perceptible dans la vision du monde mythologique des enfants. Lire l’article publié sur le Site Pressenza

Nelson Mandela au-delà du politique

Jean-Paul JOUARY
20/09/2018

Interview de Olivier FLUMIAN, de Pressenza. Le 18 juillet dernier a vu commémoré le centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Devenu une icône universelle, l’homme a su donner une noblesse rare à l’engagement politique à travers ses paroles et ses actes. De lui, on connaît le combat contre l’Apartheid, la longue résistance au régime raciste menée durant 27 années en prison, l’œuvre de réconciliation entre sud-africains entreprise après sa libération en 1990 puis la sage présidence de son pays entre 1994 et 1999. Mais on connaît moins la profondeur, l’originalité et l’universalité de sa pensée. Pressenza a donc rencontré Jean-Paul Jouary, philosophe et écrivain, qui a consacré un livre au leader sud-africain en 2014 : « Mandela, une philosophie en actes ». Publié le 20/09/2018 sur le Site Pressenza

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique I

Akop NAZARETYAN
7/09/2018

La différence comportementale et psychologique entre les terroristes des années 1990 à 2010 et ceux des années 1950 à 1980 reflète une tendance mondiale vers une pensée politique de plus en plus primitive. La structure et la logique des motivations religieuses et la foi littérale dans les récompenses de la vie après la mort rendent les activités des terroristes plus cruelles et destructrices que celles des « romantiques révolutionnaires » séculiers. Les conclusions de l’auteur se fondent non seulement sur des sources littéraires, mais aussi sur de nombreuses années d’observations personnelles et d’expérience pratique auprès de politiciens de différentes parties du spectre politique… Lire l’article publié sur le Site Pressenza

Faire le choix de la non-violence : une force pour agir dans la dignité et avec efficacité !

Alain REFALO
21/08/2018

La question de la non-violence revient au coeur des préoccupations militantes. Malgré la publication récente du très mauvais livre de Peter Gelderloos qui, avec des arguments fallacieux et de nombreuses contre-vérités historiques, a cherché à discréditer l’action non-violente pour mieux réhabiliter la violence dans les luttes sociales, il n’en reste pas moins vrai que la tendance lourde demeure, au coeur des mouvements sociaux, écologistes et pour les droits humains à l’investissement dans les potentialités de la non-violence. Alors que nous célébrons ces jours-ci le 50ème anniversaire de la résistance civile du peuple tchécoslovaque face aux chars du Pacte de Varsovie, résistance dont le journaliste Michel Tatu avait pu à l’époque constater de visu « l’étonnante efficacité », deux magazines d’horizons très différents consacrent un dossier à la force de l’action non-violente. Lire l’article publié sur le blog d’Alain Refalo

L’intolérance, la violence et la discrimination

Francisco Javier ESTEVEZ
12/08/2018

“Il semble urgent de nous éduquer dans le présent: savoir comment gérer les problèmes actuels de l’intélérance, de la violence et de la discrimination”. Interview de Francisco Javier Estevez, lauréat du prix UNESCO-Madanjeet Singh. Interview réalisée sur le Site Tolerancia y No Violencia

La non-violence reste un précepte très pertinent

Arun GANDHI
28/06/2018

Petit-fils du Mahatma publie “Le Pouvoir de la colère” à l’occasion des 70 ans de son assassinat par un fondamentaliste hindou. Comme son grand-père, Arun Gandhi prône la non-violence qu’il juge toujours d’actualité. Lire l’article et voir la vidéo, publiés sur le site de RTL  /  Lire la chronique publiée le 28/06/2018 sur le Site arrondissement.com

Le pouvoir de la colère, Marabout, 2018

Le déchaînement du monde

François CUSSET
11/06/2018

L’historien des idées, convié à la 4e édition du Monde Libre, animée par Aude Lancelin, s’est exercé à une réélaboration du concept de violence. Pour celle-ci dorénavant invisible et vraisemblablement exacerbée par le néolibéralisme, le professeur de civilisation américaine à l’Université Paris-Nanterre privilégie désormais un statut durable, installé dans les institutions, plutôt qu’un statut d’exception, plus ordinairement employé. Lire l’article paru le 11/06/2018 sur le Site LeMédiapresse

Le Déchaînement du monde, Editions La Découverte, 2018

La non-violence est-elle un mode d’action efficace ?

Dominique BOISVERT
29/05/2018

Avocat et écrivain québécois. Dans son dernier ouvrage : un plaidoyer dans lequel il défend la non-violence comme le mode d’action le plus efficace. Une thèse certes discutable mais dont il tient à démontrer la cohérence. Lire l’article paru dans Les Inrockuptibles

Nonviolence. Une arme urgente et efficace, Ecosociété Eds, 2018

Qu’est-ce que la violence légitime ?

Thomas SCHAUDER
09/05/2018

Le professeur de philosophie analyse “La violence est un état de fait, elle est aussi un problème de droit. Sans une certaine dose de violence, l’ordre peut-il être respecté ? Et sans violence, l’ordre pourrait-il être renversé ?
Lire l’article paru dans Le Monde.fr

Là où la violence psychique relevait de l’exception, elle est aujourd’hui l’ordinaire

François CUSSET
20/04/2018

L’historien, dans son dernier livre, réfute l’idée que nous vivons aujourd’hui dans une société plus apaisée qu’hier. Selon lui, la violence a changé de visage, devenant plus sournoise et psychique, à mesure que l’injonction à jouir se faisait plus pressante. Et si nous étions, au quotidien, confrontés à une brutalité inédite ? Lire l’interview parue dans Libération

Le déchaînement du mondeÉditions La Découverte, 2018

Empathie, solidarité, coopération, non-violence, spiritualité et respect de la nature pourraient nous unir

Piero P. GIORGI
11/04/2018

Neuroscientifique italien dont l’enseignement l’a conduit de Bologne au Royaume-Uni, en Suisse puis à l’Université du Queensland à Brisbane en Australie, où il a créé un programme de Master en Études de la Paix.
Lire l’interview parue dans Pressenza

Gandhi : de la « résistance passive » au satyagraha

Alain REFALO
18/03/2018

Aujourd’hui encore, c’est souvent l’expression « résistance passive » qui est utilisée par les médias, et parfois par des associations, pour nommer un mouvement de résistance non-violente ou de désobéissance civile. Pourtant, cette expression ancienne, à forte connotation péjorative, comprend une contradiction irréductible : comment une résistance peut-elle être passive, alors que l’idée de résistance implique l’action ? Il semble bien que seule la résistance armée ou violente, pour l’idéologie dominante, puisse être considérée comme une résistance réellement active. Un petit retour en arrière permet de situer les enjeux de cette expression que Gandhi a lui-même utilisée avant de l’abandonner dès 1908… Lire l’article publié sur le blog d’Alain Refalo

Martin Luther King : la sentinelle de la nation américaine (1929-1968)

Michel POMARÈDE
10/03/2018

Que reste-t-il de Martin Luther King aujourd’hui ? Un jour férié ? Il est fêté chaque année le troisième lundi du mois de janvier, autour du 15 janvier, date de l’anniversaire du révérend. Un discours ? I Have A Dream du 28 août 1963. Le prix Nobel en 1964 ? Une marche ? Celle du 9 mars 1965 à Selma ? Sa mort à Memphis au Lorraine Motel de Memphis le 4 avril 1968 ? Sa statue à Washington entre Jefferson et Lincoln ? Lire l’article publié sur le site france culture

70 ans après Gandhi, les non-violents poursuivent la lutte

Andrés ALLEMAND
30/01/2018

Les manuels de résistance civile mettent la non-violence à la portée de tous. Plus besoin de leaders! Ses adeptes vantent des stratégies plus efficaces que la brutalité. Lire l’article paru le 30/01/2018 sur le Site Le Matin Dimanche

Il est urgent de transmettre le désir de paix

Marc CRÉPON
30/01/2018

Face à la propagation des messages belliqueux, le philosophe rappelle la tâche essentielle de l’éducation critique.
Lire l’article paru sur le Site La Croix

30 janvier 1948 : Gandhi, «la grande âme», est assassiné par un extrémiste hindou

Véronique LAROCHE-SIGNORILE
29/01/2018

Il y a 70 ans le Mahatma était tué à coups de revolver à New Delhi en Inde, par un nationaliste hindou. Le pays et le monde sont sous le choc de la disparition du père de la nation indienne. La voix de la non-violence réduite au silence. Le 30 janvier 1948 Mohandas Karamchand Gandhi meurt dans les jardins de Burla House à New Delhi, à l’heure de la prière, tué par trois balles de révolver tirées par Narayan Vinayak Godse, un fanatique hindou. Atteint au cœur il s’écroule au milieu de l’allée des fidèles. Dix jours auparavant le petit homme menu, portant de grosses lunettes de fer et drapé de lin blanc, avait déjà échappé à une tentative d’assassinat. C’est la stupéfaction et la consternation. Lire l’article publié sur le site Le Figaro

La colère peut être positive si elle est contrôlée

Arun GANDHI
28/01/2018 

Si nous étions capables de contrôler la colère, de l’utiliser de façon efficace, nous serions capables de réduire la violence“. Les 70 ans de la mort du Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence et père de la nation indienne, seront célébrés lundi. Son petit-fils Arun Gandhi, qui a repris le flambeau de son grand-père, était l’invité de l’émission C’est arrivé demain. A 84 ans, il a expliqué en quoi la pensée de son aïeul inspirait toujours. Lire l’interview publié le 28/01/2018 sur le Site Europe 1

Martin Luther King et la désobéissance civile

Alain REFALO
14/01/2018

Chaque année, le 3ème lundi du mois de janvier est un jour férié aux Etats-Unis. C’est le « Martin Luther King day », la journée Martin Luther King, en hommage au célèbre défenseur des droits civiques dans les années soixante. Observée pour la première fois en 1986, elle marque l’anniversaire de la naissance de Luther King (le 15 janvier 1929). Dans cet article, je voudrais exposer la pensée et l’action de Martin Luther King concernant la désobéissance civile. Loin de certaines images d’épinal qui ferait de King un doux rêveur (suite à son fameux discours « I have a dream »), il était surtout un homme profondément ancré dans les dures réalités de son temps, soucieux de résister efficacement par l’action non-violente aux injustices de la ségrégation raciale dans son pays. Martin Luther King, alors jeune étudiant, avait été « enthousiasmé » par la lecture de Henry David Thoreau. « Au cours de mes études, écrit-il dans Combats pour la liberté, je lus pour la première fois l’essai sur la désobéissance civile de Thoreau. Fasciné par l’idée de refuser de collaborer avec un système mauvais, je fus tellement bouleversé que je relus l’ouvrage plusieurs fois. Ce fut mon premier contact intellectuel avec la théorie de la résistance non-violente.» Lire l’article publié sur le blog d’Alain Refalo

La force de la non-violence

Sébastien BOHLER
13/12/2017

Lâchez un moment vos applis et vos podcasts, votre télé et vos magazines. Le monde est beaucoup moins violent que ne voudraient nous le faire croire les unes des journaux télévisés. Évidemment, quand un attentat se produit à Kaboul ou à Berlin, tout le monde en entend parler, et en est ébranlé. Mais le taux de morts violentes rapporté à l’ensemble de la population terrestre ne cesse de baisser depuis des siècles, et poursuit son déclin. Il a fallu l’opiniâtreté et la méthode d’un chercheur comme Steven Pinker pour documenter cette évolution de façon irréfutable. Lisez cette interview, vous aurez une autre vision du monde. Lire l’article publié sur le site Cerveau & Psycho

La loi de la jungle n’existe pas

Pablo SERVIGNE
03/12/2017

Interview de Eric Aeschimann. Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant. Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes. Lire l’interview publié sur le site Bibliobs

La diminution de la violence dans le monde est un phénomène massif et incontestable

Steve PINKER
17/11/2017

Professeur de psychologie cognitiviste à l’université Harvard, dans son ouvrage “La part d’ange en nous” vise à démontrer et à expliquer la baisse de la violence au fil des siècles, l’humain accorde beaucoup plus d’importance à la vie aujourd’hui, et c’est sans doute pour cela que le nombre d’accidents diminue sans cesse. Lire l’interview publiée par Libération

La part d’ange en nous, Les Arènes édition, 2017

6 jeux pour développer l’empathie et réduire la violence à l’école

Site PAPAPOSITIVE
19/06/2017

Je vous propose de découvrir quelques jeux qui permettent de développer l’empathie et de réduire la violence à l’école. Ils peuvent aussi se pratiquer à la maison. Lire l’article publié sur le site papapositive

Comment résister aux microviolences du quotidien

Simon LEMOINE
18/04/2017

Philosophe, chargé de cours à l’université de Poitiers : “Nous sommes chaque jour bourreau et victime d’une multitude de toutes petites violences, qui mises bout à bout, nous façonnent et nous empêchent de nous rebeller“.
Lire l’interview parue dans Les Inrockuptibles

Microviolences, le régime du pouvoir au quotidien, CNRS éditions, 2017

Eloge de la raison libre en période troublée

Alain REFALO
27/01/2017

Il y a cent ans, en mai 1917, Romain Rolland, rendait un hommage à la raison libre à travers l’exemple du grand écrivain de la terre russe, Léon Tolstoï. J’ai découvert ce texte tout récemment et j’ai été frappé par la force de ces mots qui raisonnent aujourd’hui d’une façon toute particulière.  Dans le génie de Tolstoï, écrit Romain Rolland en ouverture de son texte, il y a plus d’un homme : il y a le grand artiste, il y a le grand chrétien, il y a l’être d’instincts et de passions déchaînés. Mais à mesure que la vie s’allonge et que son royaume s’étend, on voit plus nettement celui qui la gouverne : et c’est la raison libre. C’est à la raison libre que je veux ici rendre hommage. Car, c’est d’elle, aujourd’hui, que nous avons besoin. Cent ans plus tard, nous avons plus que jamais besoin de cette vertu sans laquelle nous risquons de consentir aveuglément à notre propre perte. Lire l’article publié sur le blog d’Alain Refalo

L’homme est-il violent par nature ?

Diane MELLOT
04/01/2017

“Terrorisme, génocides, massacres d’Hommes et d’animaux, meurtres, conflits en tous genres, maltraitances… Le monde dans lequel nous vivons semble de plus en plus violent. Depuis l’apparition de l’Homme sur Terre – il y a 2,5 millions d’années – son histoire se caractérise par une violence non seulement constante et universelle mais également protéiforme, envers ses semblables ainsi que l’ensemble du vivant. Où la violence trouve-t-elle ses racines ? Est-elle intrinsèque à la nature humaine ? Pouvons-nous la juguler ? “. Lire l’article paru dans notre-planète.info

Les origines de la violence humaine

 

ARTE
2017

Vidéo qui propose un bref état des lieux des connaissances scientifiques actuelles sur les origines de la violence humaine. Elle présente notamment l’influence des facteurs externes – éducation, encadrement affectif – sur la genèse des comportements violents, mais également celle du conditionnement social et des idéologies d’exclusion. Voir la vidéo publiée  site de l’IRNC

Il s’agit de résister à la banalité de la violence

Marc CRÉPON
18/11/2016

Philosophe, en partant des effets de la violence et non de ses causes, Marc Crépon refuse la spirale de sa justification. Sans bonne conscience mais loin du nihilisme, il propose le «consentement meurtrier», une lucidité active qui rend possible la protestation. Lire l’interview parue dans Libération

L’épreuve de la haine, Odile Jacob, 2016

Quand la violence s’infiltre dans le quotidien

Olivier SPINNLER
09/11/2016

Psychiatre et psychothérapeute à Lausanne. Jeux de pouvoir ou petites manipulations, la violence est parfois subtile. Mécanismes et pistes pour la contrer. Lire l’interview parue dans planète santé

Vivre heureux avec les autres, Odile Jacob, 2012

Il n’est pas juste d’identifier l’islam à la violence

PAPE François
01/08/2016

« Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », a fait savoir le pape François à l’issue des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ)., après l’attentat ciblant une église de Saint-Etienne-du-Rouvray. S’exprimant dans le vol qui le ramenait au Vatican dimanche 31 juillet, le pape François a appelé le monde à ne pas faire d’amalgames entre islam et terrorisme. « Non, les musulmans ne sont pas tous violents, les catholiques ne sont pas tous violents. C’est comme dans la macédoine, il y a de tout… », a-t-il poursuivi, cité par Le Figaro. « Je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons. ». Voir la vidéo publiée sur le site SaphirNews

Faut-il répondre à la violence par la non violence ?

Scilla ELWORTHY
09/06/2016

5 pistes pour répondre à la violence par la non violence : 1. Se changer soi-même, 2. Parler à la peur, 3. Utiliser les ressources de la colère à bon escient, 4. Coopérer et faire confiance, 5. Montrer sa propre vulnérabilité. Lire l’article publié sur le site Apprendre et éduquer

Où commence le viol ?

Maryse JASPARD
01/03/2016

La moitié des viols sont commis dans le cadre d’un couple. Mais la frontière est parfois floue entre une relation acceptable, faite d’arrangements entre partenaires, et une situation de violence sexuelle. Du strict point de vue du droit, la violence sexuelle se définit par l’absence de consentement du partenaire. Toutefois, cette définition ne va pas sans poser de problème. Dans l’intimité d’un couple où la sexualité tient une place singulière, avec des désirs parfois non réciproques, décalés, divergents, la notion de consentement peut apparaître floue et la hiérarchisation des violences sexuelles inopérante, reflétant de façon très artificielle la réalité vécue par les partenaires. La définition pénale du viol (encadré ci-dessous), qui implique la pénétration, est quant à elle fortement réductrice : où commence la violation corporelle alors que la violation mentale s’enclenche dès que la menace ou le chantage affectif sont proférés ? Lire l’article publié dans le N° 279 de Sciences Humaines

Peut-on éduquer sans violence ?

Héloïse JUNIER
01/03/2016

Une vague éducative d’un nouveau genre émerge, rejetant aussi bien l’autoritarisme que le laxisme. Mardi, 19 h 30. Mathéo, 3 ans, refuse de manger l’assiette de légumes que sa mère a mis un temps fou à lui concocter. Le ton monte. Plus sa mère insiste, nerveuse, plus l’enfant rechigne et se raidit. Le père intervient, il élève la voix, sermonne son fils, le prive de dessert et le menace de l’envoyer au lit s’il n’obéit pas. Mathéo pleure puis, à son tour, se met à crier. Excédé, son père lui donne une fessée assortie d’un « Ça t’apprendra à faire des caprices ! Tu es un méchant garçon. » Sidéré, Mathéo baisse la tête et ne dit plus un mot, tandis que ses parents achèvent leur repas… dans le silence. En l’espace d’une dizaine de minutes, les parents de Mathéo ont pratiqué l’humiliation, la menace, la punition et la fessée. Autant de choses qu’ils n’auraient pas le droit, sur le plan juridique, de faire subir à un adulte. La grande majorité des chercheurs en neurosciences les considèrent aujourd’hui comme des maltraitances émotionnelles et physiques, néfastes pour le bon développement intellectuel et affectif de l’enfant (1). La tentative d’une loi anti fessée, en 2009, sous l’impulsion de la députée de Paris Edwige Antier, atteste de ces nouvelles aspirations. Entre autoritarisme et laxisme, une pratique éducative intermédiaire, non violente et respectueuse des besoins de l’enfant comme de ceux de ses parents, est-elle réellement envisageable ou délibérément utopique ? Lire l’article publié dans le n° 279 de Sciences Humaines

D’où vient le cyberharcèlement ?

Diane GALBAUD
01/03/2016

Les réseaux sociaux sont le terrain de nouvelles pratiques d’humiliations entre adolescents. Elles sont d’autant plus mal vécues qu’elles sont souvent cachées aux adultes. « Je suis témoin de cyberharcèlement envers une fille sur un autre forum. Je ne suis pas la seule, cependant je n’ai vu personne d’autre s’en émouvoir. Ça va de la menace de hacking à celle de diffuser des informations personnelles et au souhait de voir ladite fille violée ou tuée », relate une adolescente sur Internet. Selon elle, la victime aurait peur et ne souhaiterait pas porter plainte… Ces témoignages ne sont pas rares sur la Toile et traduisent la dureté d’un phénomène encore peu étudié par la recherche en France : le cyberharcèlement. Lire l’article publié dans le n° 279 de Sciences Humaines

« C’est d’abord la réconciliation avec soi »

Jana SCHILDT
01/03/2016

Pour une sociologie des pratiques locales de réconciliation au Rwanda. Les injonctions à se réconcilier se sont imposées comme un discours universaliste censé résoudre les conflits intra-étatiques contemporains. C’est ainsi que de nombreuses commissions dites de vérité et de réconciliation ont été établies dans des contextes variés au cours des trois dernières décennies. Dans le cas du Rwanda, c’est même avant le génocide que les accords d’Arusha (1993) ont préconisé la création d’une Commission Nationale d’Unité et de Réconciliation (Komisiyo y’Igihugu y’Ubumwe n’Ubwiyunge ; ci-après CNUR). Après l’inaction et le silence pendant le génocide de 1994, un nombre important d’institutions et d’ONG internationales se sont empressées de promouvoir ce qu’elles appellent la « réconciliation » entre Rwandais. C’est ainsi que dans le contexte très spécifique du Rwanda post-génocide – où bourreaux et victimes vivent dans une proximité souvent intime de voisinage – l’idée d’unité et de réconciliation nationale s’est imposée, notamment parmi les acteurs politiques nationaux, pour penser le changement social. Cette dynamique s’inscrit dans une « industrie globale de réconciliation » qui est de plus en plus tangible pour les populations locales visées (Wilson, 2003, 383). Lire l’article publié sur le site Cairn

Discours de la servitude volontaire – La Boétie

Raphaël ENTHOVEN
22/08/2015

Comment la servitude peut-elle être volontaire? Comment peut-on avoir le désir de se soumettre?Autant vouloir ne plus vouloir, ou réclamer librement de porter des chaines aux pieds. Pourtant, c’est comme ça que ça marche: telle est l’étrange et imparable leçon du discours de la servitude volontaire. Lire l’article, écouter la vidéo publiés sur le site france culture

Martin Luther King, révolutionnaire non-violent

Alain REFALO
18/04/2015

L’américaniste Sylvie Laurent vient de publier une « biographie intellectuelle et politique » (Seuil) sur Martin Luther King, dont le récent film « Selma » nous rapporte un épisode tragique et éloquent de son combat non-violent pour les droits civiques. L’immense intérêt de cet ouvrage est de nous faire découvrir un homme qui était un véritable dissident dans son pays, un leader « radical et non-violent révolutionnaire ». En effet, au fil des ans, se sont imposées des représentations édulcorées de cette figure mythique. Les Américains ont oublié la radicalité de ses combats, tant par ses méthodes que ses finalités. Ils l’ont intégré comme un homme de réconciliation et d’unité nationale alors qu’il divisait fortement l’Amérique lorsqu’il défendait la cause de la communauté noire. Symbole de cette évolution, c’est Ronald Reagan, président conservateur s’il en fut, alors président des Etats-Unis, qui décréta en 1985 la journée fériée Martin Luther King, le 3ème lundi du mois de janvier. Lire l’article publié sur le Blog d’Alain Refalo

Vers une culture de non-violence

Alain REFALO
10/04/2015

Le 10 novembre 1998, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a adopté une résolution qui  » proclame la pé’riode 2001-2010 décennie internationale de promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde « . Cependant, en France comme ailleurs, la non-violence demeure encore largement méconnue. Son évocation suscite bien souvent le scepticisme et l’incrédulité de ceux qui se veulent  » réalistes « . Depuis près de trente ans, aussi bien à travers ses écrits que ses actions, Jean-Marie Muller tente de relever le défi de la non-violence. Ses ouvrages et ses articles ont fait de lui, au cours des années, une véritable référence intellectuelle sur la question, en France et au-delà. Lire l’article publié sur le Blog d’Alain Refalo

Paix et violence, une dialectique qui traverse l’islam

Mohamed CHERIF-FERJANI
18/02/2015

L’islam, à l’instar d’autres traditions religieuses et philosophiques, est mobilisé autant pour justifier que pour dénoncer des guerres, des attentats et différentes formes de violence. Comment comprendre ce paradoxe ? L’islam est apparu au VIIe siècle dans une Arabie confrontée à la nécessité de sécuriser les routes du commerce caravanier pour mieux en tirer profit, de pacifier les relations entre des tribus et de lutter contre les inégalités violentes engendrées par ce même commerce caravanier. L’islam naissant reflète, dans son message comme dans ses autres faits fondateurs, cette dialectique de la violence et de la paix. Lire l’article publié sur le site SaphirNews

La Non-violence comme stratégie

Jean-Marie Muller
28/01/2015

Dans cet article, Jean-Marie Muller parle de la notion de fin et de moyens et du principe de non-coopération et recadre le défie à la répression.
Extrait : …”Henri David Thoreau, qui veut parler en homme pratique et en citoyen, prend soin de préciser qu’il ne se situe pas du point de vue de ceux qui se disent anarchistes et demandent d’emblée « point de gouvernement ». Ce qu’il veut d’emblée c’est « un meilleur gouvernement [6] ». Il affirme que, pour remplir son devoir de citoyen, l’individu ne doit pas orienter son comportement selon les obligations de la loi, mais selon les exigences de sa conscience. « Ne peut-il exister de gouvernement, s’interroge-t-il, où ce ne seraient pas les majorités, en quelque sorte, qui trancheraient du bien et du mal, mais la conscience ? (…) Le citoyen doit-il jamais un instant, si peu que ce soit, abdiquer sa conscience au législateur ? À quoi bon la conscience individuelle alors ? Je crois que nous devrions être hommes d’abord et sujets ensuite. Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien…”  Article paru sur le Site Web de la Revue des Ressources

La Non-violence comme philosophie

Jean-Marie MULLER
26/01/2015

Tout un chacun est prêt à reconnaître que notre monde est violent. Mais l’est-il davantage que les époques qui l’ont précédé ? La violence n’est-elle pas constitutive de toute société, comme René Girard l’a démontré ? Comment, dès lors, envisager de ne pas s’y résigner et lutter contre son empire ? Dans un diptyque dont voici le premier volet, le philosophe Jean-Marie Muller nous incite à l’optimisme, au pragmatisme et à la lutte. Lire l’article paru sur le Site La Revue des Ressources

Dix stratégies de la manipulation

Noam CHOMSKY
14/01/2015

1/ La stratégie de la distraction
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
3/ La stratégie de la dégradation
4/ La stratégie du différé
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Lire l’article complet publié sur le site “CVP contre la violence psy”

La résistance civile contre la corruption financière

Peter ACKERMAN, Shaazka BEYERLE
8/01/2015

La question dont traite cet article est de savoir comment l’action non violente collective et organisée menée par la société civile et les citoyens ordinaires peut contribuer à accroître l’intégrité et la transparence en matière de finance internationale. Des travaux remarquables ont étudié les causes de la corruption financière, estimé la magnitude des flux financiers illicites et de l’évasion fiscale, évalué les coûts sociaux, économiques et politiques de ces derniers au sein des différents pays, et cherché à identifier des mesures juridiques et réglementaires appropriées. De tels débats se déroulent presque exclusivement au sein des élites, dans un cadre institutionnel et reflètent une approche « du sommet vers la base ». Nous avançons qu’une autre dynamique peut être impulsée par la résistance civile, suscitant une pression « de la base vers le sommet » et se caractérisant par une participation citoyenne à grande échelle. Ces campagnes dites de people power, « pouvoir citoyen » ou « mobilisation citoyenne », cherchent autant à obtenir des réformes et des mécanismes de responsabilité qu’à perturber le statu quo et à changer les normes, les pratiques et les attitudes au sein du pouvoir politique et économique, comme de la société dans son ensemble. Lire l’article publié sur le site Cairn

Génétique : la théorie du gène de la violence refait surface

Hélène BOUR
28/10/2014

La théorie selon laquelle « on nait criminel, on ne le devient pas » semble avoir encore de beaux jours devant elle. Une étude publiée aujourd’hui dans la revue scientifique Molecular Psychiatry souligne que deux gènes mutés seraient retrouvés « avec une fréquence plus élevée » chez les délinquants violents. Des chercheurs européens et américains se sont attelés à comparer les génomes de près de 800 finlandais, emprisonnés pour des crimes violents, à ceux de la population générale. Ils ont découvert que deux gènes mutés, appelés MAOA et CDH13 seraient « associés à des comportements extrêmement violents ». Lire l’article publié sur le site Top Santé

Les mesures de “Reconstruction-Réconciliation” vis-à-vis la paix durable au Rwanda

Maria Eugenia RODRIGUES TROMBINI
01/01/2014

Les politiques de reconstruction et réconciliation au Rwanda sont racontées d’une multitude de perspectives. Au lendemain du conflit la paix à court terme était associée à la sécurité plutôt qu’à la démocratie. Même si la démocratie est un processus lent que doivent être incorporé par la société civile, une analyse du discours pour l’unité nationale indiquent l’instrumentalisation du génocide et la distance entre cette paix positive et la violence structurelle de ce modèle de réconciliation à sens unique menée par le FPR. Lire le document

Rapport de situation 2014 sur la prévention de la violence dans le monde

OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
2014

Chaque année, plus de 1,6 million de personnes perdent la vie victimes de violence. Au-delà des décès et des traumatismes, la violence a de graves conséquences qui vont perdurer tout au long de la vie et auront de lourdes répercussions. Elle fait peser une lourde charge sur les économies des pays pour lesquels elle représente des milliards de dollars dépensés en soins de santé et en mesures de répression, et d’importantes pertes de productivité. En 2002, l’OMS a lancé le Rapport mondial sur la violence et la santé qui constituait la première étude portant sur l’ensemble des aspects de la violence au niveau mondial; il envisageait la nature du problème, ceux qu’elle touche et ce qu’il est possible de faire. Le rapport de situation sur la prévention de la violence dans le monde, qui sera publié en 2014, évaluera pour la première fois dans quelle mesure les pays ont mis en œuvre les recommandations du Rapport mondial sur la violence et la santé, comme il leur était demandé dans la résolution WHA56.24, «Mise en œuvre des recommandations du Rapport mondial sur la violence et la santé». Lire le résumé du rapport

Agir collectivement contre la violence à l’école

Cécile VAN HONSTÉ
12/2013

La violence en milieu scolaire est une préoccupation centrale pour tous les acteurs de l’école. Pour y faire face, plusieurs pistes d’intervention sont possibles. Au lieu de se centrer sur les sanctions et l’exclusion des « responsables », auteurs de cette violence, nous proposons dans cette analyse d’adopter une autre posture : la prévention et la sensibilisation. La violence à l’école est un phénomène complexe et global, lié au « climat » d’un établissement, au ressenti de certains actes perçus comme violents, à un sentiment d’insécurité. Il ne suffit pas d’écarter certains individus pour éradiquer un climat « violent ». Tous les acteurs peuvent agir ensemble, dans un projet commun, pour y mettre un terme : enseignants, directions, pouvoirs publics, associations mais aussi et surtout… les parents. Disponible sur le Site de la FAPEO

TABLE DES MATIERES
Introduction, Pourquoi lutter contre la violence à l’école ? À qui la faute ? Un problème collectif, Conséquences importantes, pour tous, Quelles pistes pour intervenir ? Agir ensemble, dans la durée, Politiques scolaires globales : échec scolaire, relégation, dispositifs d’accrochage scolaire, Réflexion sur le climat scolaire et espaces de paroles, Pratiques éducatives, Règles, cadre et sanctions, Dispositifs de sensibilisation et médiation scolaire, Intervention du système policier et judiciaire, Conclusion. Annexe : référentiel pratique pour les parents, L’école et les centres PMS : premiers référents en matière de violence à l’école, La Ligne Ecole et Parents : ligne d’écoute et de conseils, La médiation par les pairs, La formation de délégués de classe, Les Services de promotion de la santé à l’école (PSE), Les Services de médiation scolaire, Les Aides en Milieux Ouverts, Les Services d’accrochage scolaire, Les Cellules Bien-être, Les « évènements d’exception », Les aides judiciaires et policières, Bibliographie.

L’avenir de la non-violence

Gene SHARP
Entretien avec Ramin Jahanbegloo
Revue Diogène
01/07/2013

Comment expliquez-vous le fait qu’ils ne partent pas quand ils le peuvent encore ? Viendra-t-il un temps où les leaders politiques, les autocrates tireront profit des expériences non-violentes du passé pour changer de tactiques ?
GS : Je ne sais pas exactement. Ces idées portent sur leur psychologie et ce domaine dépasse mes compétences. Il se peut que lorsque l’on dispose d’un immense pouvoir et que tout le monde vous obéit et vous révère, on finit par croire que cette situation va durer éternellement – ce qui n’arrive jamais, évidemment. Pourquoi font-ils cela ? C’est personnel au sens où cela relève de leur psychologie individuelle.

Mais en termes de mécanismes, il faut noter, comme vous l’avez dit, que cela a à voir avec le fait qu’on leur obéit généralement, de sorte que dès qu’ils sont confrontés à la désobéissance civile, leurs stratégies ne changent pas.
GS : C’est probablement cela, j’imagine. Mais je n’ai pas de théorie particulière à ce sujet.

Généralement la population, les gens qui se battent pour un changement non-violent, sont partagés entre la peur et l’intrépidité. C’est rarement le cas chez les dictateurs. En fait, je pense que le concept s’applique plutôt à ceux qui luttent qu’à ceux qui sont au pouvoir.
GS : Je l’ignore. Il va sans dire que la hardiesse est un facteur indispensable. En particulier dans des situations extrêmes, vous savez. Pour installer un piquet de grève devant l’épicerie du coin sous un prétexte quelconque, pas besoin d’un courage fou. Néanmoins, si vous avez en face une personne ou un groupe prêt à en découdre et capable d’exercer une répression extrêmement violente, il faut vaincre sa peur. Sinon, celle-ci exigerait de courber l’échine pour sauver sa vie. Mais cela n’arrive pas dans tous les cas et dans toutes les situations. Je ne m’y connais pas en psychologie individuelle : je ne l’ai jamais étudiée. Mais j’ai remarqué que les gens s’accrochent jusqu’au bout, au point d’y laisser parfois leur vie. C’est arrivé. Lire l’entretien complet publié sur le site Cairn

Le rôle du religieux dans la promotion de la non-violence

Ira CHERNUS
Revue Diogène
01/07/2013

Parmi les mouvements non-violents qui ont été porteurs d’un changement politique et social au xxe siècle, il en est deux qui se détachent par leur popularité à l’échelle mondiale et leur influence durable : le mouvement pour l’indépendance de l’Inde et le mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains dans le sud des États-Unis. L’un comme l’autre s’enracinent dans la tradition, le discours et l’engagement religieux. L’un comme l’autre doivent leur succès en partie (bien que seulement en partie) à leurs leaders charismatiques et prophétiques, qui eux aussi ont connu une gloire internationale et une influence durable : Mahatma Gandhi et Martin Luther King, Jr. Dans les deux cas, les chefs de file étaient des hommes profondément croyants qui insistaient sur la relation nécessaire entre la non-violence et la religion. Ces deux mouvements fournissent donc d’excellentes études de cas pour examiner les questions relatives aux liens entre la religion et la non-violence, en particulier la question de l’efficacité. En quoi un cadre religieux pourrait-il offrir une meilleure chance à un mouvement non-violent d’apporter un changement politico-social ? Lire l’article publié sur le site Cairn

La non-violence, une force pour le 21e siècle

François VAILLANT
14/06/2013

La non-violence se présente comme une voie pour humaniser les sociétés humaines. Elle développe des exigences éthiques qui ne font que rejoindre les grandes sagesses séculaires des civilisations. Le problème de notre époque étant de plus en plus celui de la violence, comment est-il possible de sortir de la spirale de la violence ? Agir de manière non-violente envers le violent pour résoudre un conflit, est-ce efficace et réaliste ? Cet article tente d’apporter des réponses à ces questions, tout en posant les principes fondamentaux de la non-violence. Lire l’article paru sur le Site eesc.europa

Essai de morale fondamentale, Editions Le cerf, 1990

Martin Luther King : le Gandhi américain

Ramin JAHANBEGLOO
01/03/2013

Martin Luther King, Jr. est sans conteste la plus grande personnalité américaine du xxe siècle. Pasteur baptiste d’une grande complexité et d’une immense profondeur intellectuelle, King a aussi été un penseur politique méthodique. Ses réflexions sur la non-violence et son combat contre la ségrégation et les inégalités aux États-Unis ont influé sur des générations de penseurs et d’activistes non-violents. Au moment de son assassinat, le 4 avril 1968, Martin Luther King Jr. a été salué par le New York Times comme « le chef de file de millions de personnes qui luttent de manière non-violente pour la justice sociale » . À ce titre, il est encore largement considéré à travers le monde comme le Gandhi américain qui, grâce à sa méthode d’action non-violente, est parvenu à éveiller la conscience de la nation américaine sur les maux du racisme et de la pauvreté et à préparer la promulgation de la loi historique sur les droits civiques. Sans la stratégie originale adoptée par King en matière d’action non-violente, Barack Obama ne serait pas devenu le premier président noir des États-Unis. Dans cette mesure, le rêve de Martin Luther King d’une « communauté bien-aimée » (beloved community) ont alimenté depuis cinquante ans le concept de rêve américain. King a attiré l’attention de son pays natal et du monde entier sur la manière dont notre existence quotidienne dépendait de la construction sociale de ce qu’il appelait a world house, une demeure universelle. Il écrivait : “C’est le nouveau grand problème de l’humanité. Nous avons hérité d’une maison, d’une immense « demeure universelle » dans laquelle il nous faut vivre ensemble – Noirs et Blancs, Occidentaux et Orientaux, Juifs et Gentils, Catholiques et Protestants, Musulmans et Hindous – famille humaine que séparent indûment les idées, la culture, les intérêts, mais qui doit, parce que nous ne pouvons désormais plus rester séparés les uns des autres, apprendre à vivre en paix d’une façon ou d’une autre”. Lire l’article publié sur le site Cairn

Gandhi et l’ahimsâ

Bhuvan CHANDEL
01/03/2013

Mohandas Karamchand Gandhi est universellement reconnu comme la glorieuse incarnation de la « Vérité » et de la « non-violence ». La philosophie de la Vérité (Satya) et de la non-violence (Ahimsâ) s’enracinait dans sa profonde croyance en la réalité de Dieu, qu’il définissait comme la vérité. « Satya est le nom parfait de Dieu » (Gandhi 1968-1969, iv : 314). L’humanité entière étant l’expression sublime de Dieu, la foi dans l’optique de Gandhi attribuait aux adeptes de Dieu la mission de se mettre activement au service de l’humanité. Selon lui, Dieu et la vérité ne faisaient qu’un ; en accord avec cette croyance et cette conviction, la vérité et la non-violence se rejoignent aussi, ce qui revient à dire que « l’une comprend l’autre » (ibid. : 316). Il en découle que Dieu et la vérité ne peuvent advenir qu’à travers la non-violence (ahimsâ), cette dernière constituant, en fait, la base de la recherche de la vérité. Par conséquent, cette quête se révélera futile si elle ne prend pas appui sur l’ahimsâ. La notion de satyagraha fut le fruit d’une intense recherche destinée à donner un nom au mouvement de libération d’une humanité travailleuse du joug d’une puissance étrangère. Le terme satya (vérité)-agraha (fermeté) fut forgé pour désigner le combat pour l’indépendance du pays au nom de la vérité et de Dieu : le satyagraha est avant tout une arme du fidèle. Un satyagraha est un engagement solennel à pratiquer la non-violence et à moins que les gens l’observent en pensée, en parole et en acte, je ne peux offrir de Satyagraha de masse. Lire l’article publié sur le site Cairn

Refuser le cycle de la violence

Valérie POUZOL
01/03/012013

Quand les femmes disent non à la guerre (Israël-Palestine 1987-2013).
Silhouettes endeuillées, éphémères, mais déterminées, les Femmes en noir  disent depuis plus de vingt ans à Jérusalem leur persistante opposition à l’occupation israélienne et à la logique meurtrière du conflit israélo-palestinien. Avec leurs habits sombres, elles ont porté et portent toujours de manière subversive le deuil des deux nations et rappellent, lors de leur rituel hebdomadaire, que la guerre fait encore des victimes. Tant de persistance et d’acharnement prête parfois à sourire de la part d’observateurs pessimistes sur l’évolution politique du conflit israélo-palestinien. Pourtant, dans le paysage souvent évolutif et volatile des luttes pour la paix, les femmes des deux sociétés ont joué un rôle pionnier et déterminant dans la tentative d’enrayer localement le cycle de la violence et dans la formulation de nouvelles options politiques. On est frappé, quand on suit leurs luttes, par le renouvellement constant de leurs actions, de leurs prises de positions, par leur inventivité à élaborer des stratégies de résistance qui dénoncent l’usage de la violence et le sacrifice de vies humaines. Ce travail s’est souvent effectué dans l’ombre, dans un militantisme du quotidien, par des actions parfois symboliques mais qui ont pourtant eu le mérite de maintenir le lien avec l’Autre, voire d’aboutir plus concrètement à l’infléchissement de décisions politiques
. Lire l’article publié sur le site Cairn

La violence totalitaire

Nicolas WERTH
15/01/2013

Directeur de recherches au CNRS-IHTP : “La violence est au cœur du fonctionnement des régimes totalitaires, qui visent ainsi à éradiquer toute forme d’opposition et à créer un État et une société homogènes”Lire l’article paru dans Histoire n° 1048

Le rêve jamais vaincu

Pau SERRA
05/10/2012

Certains ont cru, à la fin de la Guerre Civile Espagnole puis de la Seconde Guerre Mondiale – qui fut, en réalité, une guerre civile européenne – que les rêves, désirs et aspirations profondes qui avaient nourri des millions d’espagnols, s’étaient éteints à jamais. Vainqueurs et vaincus semblaient coïncider sur cela, bien que ne partageant pas le même climat mental. Les vainqueurs du combat ont cru qu’en éliminant et en disciplinant avec toute la rigueur et la cruauté possible, les désirs de liberté, ils éteindraient pour toujours cet esprit libertaire qui avait incendié et uni des millions d’espagnols. Lire l’article publié sur le site Pressenza

La non-violence est-elle politique ?

Albert OGIEN
19/09/2012

Nous nous sommes accoutumés à nous servir du terme « politique » pour qualifier un fait ou un phénomène relatif à cette sphère d’activités définie par la conquête et l’exercice du pouvoir de diriger une société. Cette inclination contribue à entretenir une conception du politique limitée à ce qui recouvre l’action de ceux qui tiennent les rênes des instances de gouvernement, font fonctionner l’édifice constitutionnel et législatif, dirigent les administrations d’État, organisent l’opposition aux détenteurs du pouvoir, contribuent à la formation de l’opinion, créent et animent des associations, luttent au sein de groupes militants ou contestent les formes de la domination légitime. Lire l’article publié sur le site Cairn

La non-violence est-elle possible ?

Sylvie LAURENT 
23/07/2010

« L’idée ne nous viendrait pas que la souris est clémente parce qu’elle se laisse dévorer par le chat », disait Gandhi, qui inspira à Martin Luther King et Nelson Mandela deux formes de combat divergentes. Sylvie Laurent s’interroge sur les limites de la non-violence, qui ne fut jamais pour le Mahatma qu’une forme particulière de la lutte. Lire l’article publié sur le site du Collège de France : La vie des idées

La non-violence : le mythe et les réalités

Domenico LOSURDO
4/03/2010

Dans un ouvrage édité en Italie, La non-violenza. Una storia fuori dal mito, le professeur Domenico Losurdo explore le concept de non-violence et son usage dans l’histoire contemporaine. Loin des idées reçues, il montre ses ambivalences. Souvent exigence pacifiste, elle peut-être aussi une fuite des responsabilités, et devient aujourd’hui un habillage de propagande pour toutes sortes d’ingérences. Il répond ici aux questions de Marie-Ange Patrizio.
Marie-Ange Patrizio : Le concept de non-violence nous fait immédiatement penser à Gandhi : quel jugement exprimes-tu sur cette grande personnalité historique ?
Domenico Losurdo : Il faut distinguer deux phases dans l’évolution de Gandhi. Au cours de la première phase, il ne pense pas du tout à une émancipation générale des peuples coloniaux. Il appelle au contraire la puissance coloniale, la Grande-Bretagne, à ne pas confondre le peuple indien —qui à l’instar des Anglais peut faire état d’une antique civilisation et d’origines raciales « aryennes »— avec les noirs, avec, même, les « grossiers cafres, dont l’occupation est la chasse et dont la seule ambition est de rassembler une certain nombre de têtes de bétail pour conquérir une femme et mener ensuite une existence d’indolence et de nudité ». Lire la suite de l’entretien publié sur le site Voltairenet.org

Non-violence : origines, tendances et courants

Blog LE CONFLIT
21/01/2010

Chaque religion ou sagesse développe une réflexion et des préceptes, plus ou moins directement, sur la violence. Certaines tendances de la plupart des religions organisées affirment une nette préférence contre la violence, voire prônent une attitude non-violente devant la vie et dans la société. Mais on ne peut pas dire – en dehors du rôle qu’elles jouent effectivement dans les phénomènes de violence – qu’elles livrent dans l’ensemble des préceptes non-violents. Seules des minorités à l’intérieur de certaines religions font nettement entendre une tonalité non-violente.
  Au moment d’une laïcisation de la société, plus ou moins importante et intervenue tardivement dans l’histoire, souvent d’ailleurs en prolongement d’une philosophie non-violente développée à l’intérieur du monde religieux, des personnes et des groupes affirment une non-violence plus politique que religieuse, à visées directement sociétales, sans référence au plan divin. Lire l’article publié sur le blog Le conflit 

Pour une voie africaine de la non-violence

Kä Mana et Jean-Blaise Kemogne (coordonné par)
Éditions CLÉ, 2009

avec Ndome Ekotto, Eugène Fonssi, Samuel Désiré Johnson, Jean Patrice Ngoyi, Anne-Marie Sob, Laura Stielecke. Les auteurs traitent de religion, politique, développement et éducation à la paix dans la société africaine.
TABLES DE MATIÉRES
Préface
1. La Non-violence : un tournant de civilisation
2. Dégager l’horizon vers une Afrique de la non-violence
3. Vaincre la violence et éradiquer la torture en Afrique
4. Pour une éthique africaine de la non-violence
5. Ainsi parlera le Dieu désarmé
6. Le pape, la religion et la violence
7. Parole de Dieu, dignité humaine et intégrité de la création
8. Eglise, mission et environnement
9. Les enjeux de la non-violence dans la géopolitique du chaos
10. Les Églises dans la dynamique du développement
11. Société civile, communautés de foi et transformation
12. Discours sur la lutte contre la pauvreté en Afrique
13. Plaidoyer pour la femme
14. Femmes, sexualité et violence
Conclusion. Lire le livre

D’où vient la violence qui mène le monde?

Normande VASIL
2004

L’ego mène le monde : Un jour un enfant me demandait de lui parler de l’histoire du monde.  Voici ce que je lui ai répondu. Malheureusement, les guerres font le tissu de l’histoire. Ôtons les guerres et  il ne reste à peu près pas d’histoire mais les conséquences sont toujours là et  à quel prix surtout pour les victimes, souvent des civils? Et j’ai voulu le faire réfléchir davantage sur le sens de la vie et de la mort? Quels que soient les facteurs qui conduisent à une guerre,  il ne faut pas oublier, qu’en plus de la cause environnementale, il existe un élément important dans le comportement personnel : la  haine.  Ce sentiment haineux alimente l’agressivité autant que les besoins de survie et les aspirations à la puissance. La guerre est  alors fortement structurée  dans le cerveau humain comme dans les sociétés.  Comment  structurer la paix et supprimer cette haine omniprésente? Qu’est–ce qui mène le monde? Le pouvoir de l’argent, le pouvoir du sexe et le pouvoir du jeu de l‘ego qui sont développés selon l’avoir, selon l’être et selon le faire, ayant pour base une grille d’analyse portant sur les trois cerveaux du docteur Paul McLean. Les sentiments et les émotions du 1er cerveau veulent saisir et savoir. La raison et l’intellect du 2e cerveau veulent comprendre et savoir. La volonté du 3e cerveau veut savoir aussi mais pour le bien  et cherche la vérité mais celle-ci est contraignante et difficile; elle doit donc choisir librement ses contraintes  Le comportement rationnel  du 2e cerveau accorde priorité à la cause qu’il poursuit  indépendamment des résultats qu’il produit. Le comportement volontaire conduit à la liberté intérieure si  le choix est solidaire c’est-à-dire s’il découle de la coordination des trois cerveaux; si la volonté obéit seulement au 3e cerveau sans faire sienne le choix c’est à dire sans passer par le mécanisme normal de la coordination des trois cerveaux,  elle est solitaire et extérieure, ce qui représente une liberté incomplète. Pour en arriver à la paix non-violente, la liberté doit être intérieure. En partant de la théorie des trois cerveaux; l’auteure en arrive à des solutions non-violentes  qui consistent en un travail sur le comportement et la responsabilité personnelle de façon à développer sa liberté intérieure.  Elle parle de l’ego  car ni l’argent, ni le sexe, ni le pouvoir qui sont de grands moteurs humains, n’est plus dangereux que l’idéologie qui est analysée ici par l’ego. Montréal / vasil@arobas.net

Premier Rapport mondial sur la violence et la santé

OMS (Organisation Mondiale pour la Santé)
03/10/2002

Le Rapport mondial sur la violence et la santé publié le 3 octobre 2002 constitue la première étude portant sur l’ensemble des aspects de la violence au niveau mondial; il envisage la nature du problème, ceux qu’elle touche et ce qu’il est possible de faire. Il est le fruit de trois années d’efforts et de la participation de plus de 160 experts du monde entier. il a fait l’objet d’une lecture critique de la part de spécialistes scientifiques et de contributions et d’observations de représentants de toutes les régions de la planète. Lire le rapport complet

Un «Gandhi» palestinien à Hébron

Nafez ASSAILY
28/08/2002

Sur une étagère de son centre éducatif, Nafez Assaily saisit un drôle d’objet enveloppé dans un dessin d’enfant et l’admire comme si c’était de l’or. «Voilà ce que j’apprends aux enfants : la non-violence active. Je leur demande de m’apporter des canettes de Coca ou de Fanta, et de les remplir de cailloux pour en faire des maracas. Qu’ils comprennent qu’il vaut mieux faire de la musique avec les cailloux que les lancer sur les soldats. Je les encourage même à aller se planter devant les militaires, aux check-points, et à leur jouer des maracas. Vous ne croyez pas que ceux-ci finiraient par se poser des questions sur ce qu’ils font là, devant ces enfants qui réclament leur liberté en faisant cliquer des cailloux dans une canette ?». Lire l’article publié sur le site de Libération

L’homme non violent et sa présence à l’histoire

Paul RICOEUR
02/1949

… Ces notes consacrées à la violence et à la non-violence procèdent d’une question centrale : à quelles conditions le non violent peut-il être autre chose qu’un yogi au sens de Koestler, qu’un pur en marge de l’histoire… Lire l’article parue dans le numéro de février 1949 de la revue Esprit