POINTS DE VUE2018-08-15T19:45:09+00:00

Le prix de la paix

Jacques ARNOULD
20/02/2019

chargé de mission pour les questions d’éthique au Centre national d’études spatiales (Cnes), Jacques Arnould commente : « Si vis pacem, para bellum. Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Attribuée à l’auteur romain Végèce, choisie par Pierre Larousse pour entrer, sous sa forme latine, dans les pages roses de son dictionnaire, ce proverbe n’en finit pas d’interroger nos postures et nos choix en matière de conflits, passés, présents ou à venir. Sur terre, naturellement, mais aussi et désormais au-dessus de nos têtes. À peine plus de six mois après les célébrations du cinquantième anniversaire du traité de l’espace qui instaurait un usage pacifique de l’espace dit extra-atmosphérique, jamais cette noble perspective n’a semblé être mise autant en question. Lire l’acticle complet publié sur le Site La Croix

La colère des enfants au quotidien: comment gérer cette émotion qui met les nerfs des parents à rude épreuve

Nathalie VANCRAYENEST 
12/02/2019

La colère fait partie des émotions, et à ce titre-là, elle s’exprime en toute légitimité. Elle participe à la construction de notre identité, car en nous opposant, en manifestant nos frustrations, nos manques, nos besoins non satisfaits, nos désirs contrariés, elle affirme notre différence et notre volonté. Si la colère est légitime, son expression « socialement acceptable » nécessite quand même un apprentissage. Lire l’article publié sur le site La Libre.be

La désobéissance civile est une histoire aussi vieille que l’humanité elle-même !

Manuel CERVERA-MARZAL
08/02/2019

D’Adam à Thoreau, de Gandhi à Martin Luther King, en passant par les mouvements contestataires actuels, le sociologue Manuel Cervera-Marzal revient sur les désobéissances d’hier et d’aujourd’hui. L’urgence écologique mobilise un nombre croissant de militants adeptes de la désobéissance civile non violente, tel le mouvement britannique Extinction Rebellion. D’où vient cette notion ? C’est une histoire aussi vieille que l’humanité elle-même ! Adam désobéit aux prescriptions du Créateur, Antigone à Créon, saint Thomas d’Aquin affirme nécessaire de désobéir aux lois terrestres afin de se conformer aux lois célestes… Dans la modernité, c’est avec l’Américain Henry David Thoreau (1817-1862) que l’on voit apparaître l’expression « désobéissance ­civile » – même si on lui attribue une paternité qui ne lui revient pas tout à fait [mais plutôt à son éditeur, qui a repris l’expression à titre posthume]. Thoreau, dont les parents étaient des militants anti-esclavagistes, va pousser cette logique jusqu’au bout : vivant dans un Etat esclavagiste, le Massachusetts, il considère que, en payant ses impôts à cet Etat, il contribue à une politique dont il se rend complice. Pendant six ans, il va donc cesser de payer ses impôts, jusqu’à être envoyé en prison. Quelques années plus tard, en 1849, il écrit un petit livre dans lequel il avance quelques idées centrales : en cas de conflit entre ce que me dit ma conscience et ce que me dit la loi, je dois obéir à ma conscience ; sous un gouvernement injuste, la place d’un homme juste est en prison ; etc. Publié à compte d’auteur sous le titre Résistance au gouvernement civil, cet opuscule connaîtra un succès certain, et influencera Gandhi et Martin Luther King. Mais ce sont les éditeurs qui, après la mort de Thoreau, renommeront cet ouvrage La Désobéissance civile.
Gandhi et Martin Luther King ont-ils ouvertement ­revendiqué l’héritage de Thoreau ? Absolument. Et c’est en prison qu’ils ont tous les deux découvert la nécessité de suivre son injonction à la désobéissance ­civile. Lorsque Gandhi, à la fin des années 1890, prend en Inde la tête du mouvement de défense des fermiers et des travailleurs pauvres, il les incite à la résistance passive contre les taxes et la discrimination.A la suite de la lecture de Thoreau, il remplacera cette notion par celle de « désobéissance civile ». L’activisme qu’il prône présente toutefois deux différences ­notoires avec celui revendiqué par le philosophe américain : il doit être collectif, voire massif, et il doit se fonder sur l’ahimsa (non-violence) – ce que ne spécifiait pas Thoreau. La démarche de Gandhi aboutira en 1930 à la célèbre « marche du sel », qui mènera, en 1947, à l’indépendance de l’Inde. 
Lire l’article publié sur le site Le Monde

La lutte non-violente de Martin Luther King

CENTRE POUR L’ACTION NON-VIOLENTE

Si l’on devait ne retenir que deux aspects de l’action de Martin Luther King, il s’agirait probablement des suivants : avoir permis de diminuer la ségrégation raciale aux Etats-Unis et avoir donné à la lutte non-violente un nouveau père fondateur. Cette dimension non-violente a en effet été centrale tout au long de sa vie et a imprégné toutes les actions qu’il a entreprises. Très inspiré par la pensée de Gandhi, il est toujours resté intimement convaincu de la nécessité d’une résistance nonviolente. Lire l’article publié sur le Site du Cenac

10 citations de Gandhi qui vont illuminer votre quotidien

GANDHI

Toute sa vie, Gandhi l’aura passée à la non-violence. Celui qui a marqué et inspiré plusieurs générations avec ses pensées pleines de sagesse s’est éteint il y a 71 ans jour pour jour, le 30 janvier 1948. À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, Vogue a choisi 10 de ses citations les plus célèbres, qui font écho en chacun de nous.
“Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.”
“La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre”. 
“Le bonheur, c’est quand vos actes sont en accord avec vos paroles.”
“Appeler les femmes le “sexe faible” est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes.”
“La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais.”
“Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête.”
“A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.”
“Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance.”
“Je n’aime pas le mot tolérance, mais je n’en trouve pas de meilleur.”
“Cultiver l’humilité revient à cultiver l’hypocrisie. L’humble n’a pas conscience de son humilité.”
Publié le 31/01/2019 sur le Site Vogue

La violence est-elle encore un tabou ?

Michel WIEVIORKA
28/01/2019

« Dans les années 1960, et jusque vers la fin des années 1970, il existait en France de réelles sympathies pour la violence sociale ou politique. Les idéologies révolutionnaires étaient portées par des groupes marxistes-léninistes ou anarchistes ; les mouvements de libération nationale qui s’étaient affirmés par les armes bénéficiaient de soutiens non négligeables, l’heure pouvait être au tiers-mondisme. Des intellectuels, parmi les plus grands, n’hésitaient pas à justifier, voire à promouvoir la violence quand elle leur semblait émancipatrice : on en trouve par exemple l’expression dans bien des prises de position de Jean-Paul Sartre. Puis tout a basculé, en quelques années, et la violence sociale et politique est devenue un tabou. Pratiquement plus personne n’a alors osé s’en réclamer. L’État, comme dit une formule célèbre du sociologue Max Weber, retrouvait le monopole de la violence légitime. Lire l’article publié sur le site Ouest France

Les 8 meilleurs conseils pour vivre une vie remplie de sagesse et d’amour

DALAI-LAMA
25/01/2019

1.    « Le bonheur n’est pas une chose toute faite. Il découle de vos propres actions »
2.    « C’est dans la plus grande adversité que réside la plus grande capacité de faire le bien, à la fois pour soi-même et pour les autres »
3.    « Donnez à ceux que vous aimez des ailes pour s’envoler, des racines pour revenir, et des raisons pour rester »
4.    « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour avoir un impact sur les choses, essayez donc de dormir avec un moustique »
5.    « On peut parfois donner une image de dynamisme en disant quelque chose, et on peut parfois produire une impression aussi marquante en gardant le silence »
6.    « Plus vous êtes motivé par l’amour, plus vos actions seront libres et délivrées de la peur »
7.    « Un esprit calme apporte la force intérieure et la confiance en soi, il est donc très important pour la santé »
8.    « De vieux amis s’en vont, de nouveaux apparaissent. C’est comme les journées. Une journée passe, une nouvelle arrive. Ce qui compte, c’est de faire en sorte que tout ait de l’importance : un ami important ou une journée importante ». Lire l’article publié sur le Site TelesRelay

La violence est-elle codée dans notre ADN ?

Carmen SANDI
24/01/2019

La chronique des sciences / Huma Khamis/kkub. Alors que la violence et l’agressivité font régulièrement des victimes et défraient la chronique, des scientifiques s’attachent à savoir si ces comportements destructeurs ont des racines génétiques. Fait divers sanglant dans un parking à Genève, heurts dans des manifestations au Venezuela, dérapages des gilets jaunes ou accusations de répressions policières: la violence est omniprésente dans l’actualité. Mais d’où vient l’agressivité? Le violence a-t-elle des racines dans le code génétique même de l’humain ou des animaux? La science s’est attaquée – en toute non-violence – à cette question, pour tenter d’établir si l’agressivité est inscrite dans notre ADN. La question est de savoir s’il existe un ou plusieurs gènes responsables d’un comportement agressif, un gène qui serait porté par certains et absents chez d’autres individus. A l’instar du gène des yeux bleus, par exemple. Lire l’article publié sur le Site RTS info

Mettre fin au cercle vicieux de la violence (Gilets jaunes)

MAN
18/01/2019

Pour sortir du cycle de la violence de chaque samedi quand les gilets jaunes manifestent, il convient aux pouvoirs publics d’agir autrement, selon le Man (Mouvement pour une Alternative Non-violente). Lire l’article paru sur le Site Pressenza

9 choses fascinantes que vous ne saviez (peut-être) pas sur Martin Luther King

Gaelle KAMDEM
18/01/2019

Incroyable militant des droits civiques, le Dr Martin Luther King Jr. né le 15 janvier 1929 était un prédicateur qui a utilisé les tactiques de la non-violence et de la désobéissance civile pour lutter pour l’égalité et la justice. Voici quelques faits sur Martin Luther King que vous ne saviez peut-être pas : 1. Dr Martin Luther King Jr. était un fumeur, mais il le cachait pour éviter la stigmatisation et la controverse en tant que leader chrétien. Plusieurs sources indiquent qu’il fumait sur le balcon de l’hôtel de Memphis avant d’être abattu. 2. Jusqu’en 2011, le Dr Martin Luther King Jr. était le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix. Il n’avait que 35 ans lorsqu’il l’a remporté en 1964. Il a fait don de tout l’argent du prix Nobel au mouvement pour les droits civiques. 3. Après avoir servi comme pasteur de l’église baptiste Dexter Avenue à Montgomery, Martin Luther s’est installé à Atlanta pour devenir pasteur assistant de l’église baptiste Ebenezer. Il a été ordonné pasteur en 1948 et a servi à Montgomery jusqu’en 1954. 4. Martin Luther King Jr. a été baptisé « Michael » à sa naissance. Son père Martin Luther King Sr., également appelé Michael a changé leur nom en Martin après avoir visité l’Allemagne où il a été inspiré par le chef protestant Martin Luther. 5. Le premier discours de Martin Luther King Jr. a été prononcé à l’âge de 15 ans. il était intitulé « Le Nègre et la Constitution ». 6. Il fut inspiré par Mahatma Gandhi pour adopter une position de non-violence. 7. Martin Luther King a été arrêté 30 fois et accusé de tout, y compris d’excès de vitesse et d’actes de désobéissance civile. 8. Sa mère, Alberta Williams King, a également été tuée par balle en 1974 alors qu’elle jouait de l’orgue à l’église d’Atlanta. 9. Le discours emblématique du 28 août 1963 « I Have a Dream » prononcé par Martin Luther King Jr. n’était pas le discours original préparé par son avocat, rédacteur de discours et confident Clarence B. Jones. Ce discours avait été improvisé. Article paru sur le Site Web AfrikMag

D’hier à aujourd’hui, comment notre rapport à la violence a changé

Alain CREVIER
18/01/2019

Notre rapport à la violence a changé, que ce soit la brutalité conjugale, la torture ou encore la peine de mort. Des châtiments qui autrefois semblaient acceptables ne le seraient plus maintenant. Est-ce à dire que l’humanité progresse? Pistes de réflexion. Lire l’article paru sur le Site Radio-Canada

Martin Luther King, du rêve au cauchemar

Rachel SCHARLY
18/01/2019

Martin Luther King n’a pas été toujours le héros aujourd’hui commémoré par un jour chômé et sculpté dans la pierre d’une statue monumentale au cœur de la capitale des États-Unis. On retient  de cet homme emblématique, son combat pour la justice, son célèbre discours « I have a dream » ou encore son prix Nobel, en 1964. Mais son sacre d’homme de paix, nous fait oublier qu’il était, dans les années 60, un personnage controversé qui agaçait jusque dans son propre camp. Lire l’article publié sur le Site Lepetitjournal.com

Le pouvoir de la littérature face à la violence

Marc WEITZMANN
13/01/2019

Le romancier Boris Le Roy, qui publie chez Actes Sud “L’Education Occidentale”, le philosophe Marc Crépon et le chercheur et artiste-plasticien Edouard Rolland interrogent l’acte créatif face à la violence de notre monde contemporain et au terrorisme. Lire l’article publié sur le Site France Culture

Violences (encore) et violence

Nestor ROMERO
11/01/2019

Toute violence me fait horreur. La mienne propre qui, parfois, parvient à tromper ma vigilance et à s’épandre en moi comme une lave incandescente. Horreur de ces coups échangés et portés par la pulsion de mort. Horreur de ces attitudes ridiculement « matamoresques », de ces visages grimaçants, déformés par la haine, de cette violence qui, de fait, n’a d’autre objet qu’elle même et qui depuis des semaines crépite sur les écrans. Il n’y a aucune justification rationnelle à cette violence, pas même les « revendications légitimes » comme disent les syndicats officiels dont ce mouvement confirme, si besoin était, qu’ils ne sont, et depuis longtemps, que des rouages d’un fonctionnement social qu’ils ne prétendent même plus combattre. Lire l’article paru sur le Site Médiapart

La non-violence comme horizon

François MANDIL
9/01/2019

Hier soir, en lisant l’actualité du jour, inconsciemment, je suis mis à chantonner une veille chanson qu’on chante encore autour du feu. “Ils ne mettaient jamais la main sur un fusil, Gandhi, Luther King ou Jésus Christ”, un hymne parmi d’autres à la non-violence. Alors, j’ai repris mon diapason rouge et j’ai enchainé tout le répertoire, sans oublier Francine Cockenpot ni Graeme Allwright, ni “We shall overcome” chanté par Joan Baez et Martin Luther King et que les Scouts de France avaient traduit pour en faire “La marche de la paix”. Lire l’article et écouter l’émmission de radio publiés sur le Site RCF

Aux artistes de la paix : éduquer à la paix pour résister à l’esprit de la guerre

Pierre Marcel MONTMORY
5/01/2019

Les gens devraient se rencontrer pour se connaître.
Quels artistes ? Qu’ont-ils chacun à offrir ?
Pour la paix ? Qu’est-ce que la paix ? Il est temps de définir ce qu’est la paix pour savoir de quoi nous parlons vraiment.
Comment agit au quotidien chaque artiste et comment fabrique-t-il tout ce qu’il trouve juste et bon à faire ?
Les artistes de la paix ne doivent-ils pas avoir pour  objectif l’éducation populaire à la paix pour résister à l’esprit de guerre ?
La guerre n’est-elle pas l’antinomie de la paix ?
La paix par la guerre ou la paix par la paix ? Non ! Il n’existe pas l’une ou l’autre mais il existe bien l’une et l’autre : la paix et la guerre.
Les artistes de la paix s’occupent de la paix, de construire la paix.
Les artistes de la paix laissent la guerre à ses spécialistes pour combattre les gens qui ont pour idéal la mort et la destruction.
Les artistes de la paix ne peuvent donc pas éduquer à la paix contre l’esprit de guerre avec les maîtres de guerre, militaires et autres assassins professionnels.
Quels artistes ont – dans leur préoccupation quotidienne,  l’éducation populaire comme ouvrage ?
Populaire qui signifie bien : pour tout le monde ?
Sommes-nous des pacifistes modérés ?
Les artistes de la paix organisent des manifestations artistiques dans la population, sur les lieux de vie du peuple (c’est-à-dire de tout le monde) dans le but de créer et de développer l’éducation populaire, l’éducation à la paix.
Une assemblée générale d’urgence avec pour ordre du jour : « Qu’est-ce que la paix ? Comment la faire ? »
Des décisions sont prises : devons-nous  approuver sans possibilité de critiquer ?
Sommes-nous des démocrates modérés ?
« ON » EST CON.
« On » se félicite, « On » se congratule entre gens du monde, des artistes utiles au système, qui n’ont rien à donner sans compter, qui sont là pour leur publicité.
« On » se force continuellement au dialogue avec des personnes ou des institutions qui sont convaincues militaristes.
« On » demande moins d’armes au lieu de réclamer la conversion des usines d’armement en usines à outils pour réparer le monde et construire la paix, ce qui exige la reconversion des militaires en travailleurs de la paix.
« On » ne réclame pas de position politique des syndicats qui ne sont là que pour défendre le statut des travailleurs – et leur pouvoir d’achat.
Il n’y a pas de de manifestations artistiques dans la population, sur les lieux de vie du peuple (c’est-à-dire de tout le monde) dans le but de créer et de développer l’éducation populaire, l’éducation à la paix.
« On » conserve dans le formol et les formules des reliques d’une histoire coloniale rabâchée au lieu de fabriquer l’histoire au présent avec tous les citoyens vivants.
« On » oublie d’inviter deux de nos premiers ambassadeurs pour la paix lors de leur passage au pays, notre doyenne Joan Baez et notre doyen Bob Dylan.
« On » exclue tout critiquant, celles et ceux qui exercent leur citoyenneté en proposant des choses, qui  modifient les discours : tous chercheurs et trouveurs.
Faut-il demander la dissolution de cette « démocratie » ?
Nous avons besoin nouvelles candidatures pour élire un nouveau président et pour choisir une nouvelle démocratie;
la redéfinition de ce qu’est la paix;
des actions en vue de développer l’éducation populaire à la paix pour résister à l’esprit de guerre.
ÉDUQUER À LA PAIX
POUR RÉSISTER À  L’ESPRIT DE GUERRE
On ne peut pas éduquer avec la peur du gendarme.
Sinon, quand le gendarme a le dos tourné, on fait des délinquants.
L’éducation c’est la force de la raison contre la raison de la force.
On s’adresse à la partie noble de l’individu, son cerveau et non pas ses tripes.
La violence pour la violence n’est utilisée que par les professionnels de la violence contre les gens violents qui n’ont point le langage de la raison, qui n’ont point de cerveau, mais juste les tripes des faibles.
La paix ne s’enseigne qu’avec des gens qui savent parler infiniment.
Parler et reparler, jusqu’à la fin d’un conflit.
Porter parole chacun son tour autour du feu de l’amitié.
Et les points de vue peuvent s’accorder, ou la discussion continue, sans peur de perdre la parole.
Et si la discussion dure une éternité, tout ce qui compte, c’est garder la paix et entretenir l’amitié.
Les gens qui supportent la contrariété, la critique, les contradictions sont les gens dignes d’amitié.
La vie est si compliquée qu’il faut l’amitié absolument pour tout partager, la joie comme la peine, le pain comme les roses.
Les gens haineux sont des faibles démunis d’amour pour l’humanité qui n’ont pour raison que la force dans leurs muscles et leurs armes et ils agissent en suivant leur unique point de vue totalitaire comme explication à leurs gestes assassins.
Quand pourrons-nous dialoguer entre nous, faire connaissance ?
Comment présenter les choses ?
Pourquoi n’y aurait-il-pas un forum permanent pour discussion ouverte sur la place publique, dans nos lieux de vie ?
Je suis du ministère de la Paix et je m’occupe de construire la paix.
Au ministère de la Paix ce n’est pas la violence qui légifère.
Mais, le commandement de Moïse : « Tu ne tueras point ».
Pour ma part, j’ai réalisé :
Le Livre De La Paix qui se trouve sur le blog : www.poesielavie.com (et il existe un diaporama qui l’accompagne)  des enseignants s’en servent pour éduquer les jeunes, ce livre/outil est aussi disponible en PDF gratuit pour la lecture et la copie sur le site web de la Bibliothèque nationale du Québec.
Qui voudrait organiser avec moi une tournée dans les écoles, les collèges et universités, les entreprises pour y faire des conférences et débats et diffuser Le Livre De La Paix ? N’est-ce pas là un bon et juste projet artistique de culture humaine et d’art de vivre ?
Je sais ce que certains vont rétorquer : « Y a pas d’argent »…    Est-ce que je vous ai demandé votre argent pour réaliser ce livre et concrétiser tous mes rêves sous forme de trouvailles que j’offre au monde gratuitement depuis 1964 ? Croyez-vous qu’au Pays il y aurait des maisons de la culture, et tous ces mots de liberté s’il n’y avait pas des oiseaux qui chantent pour chanter et qui, pour casser la graine, vont gratter le sol ?
Picasso a-t-il eu une subvention pour peindre Guernica ?
Faites ce que vous voulez avec vos propres ressources c’est suffisant pour danser sur les places – personne ne peut vous empêcher de donner ce que vous avez à donner ! … Le système ne s’intéresse qu’aux gens qui lui sont utiles pour entretenir l’illusion de démocratie. Notre Constitution nous permet tout. Nous n’avons pas besoin d’autorisation pour exercer notre citoyenneté.
Si vous êtes véritable artiste vous avez deux amies pour vous aider : la ruse et la muse… Et votre génie vous souffle ce que vous devez dire quand c’est le temps. Soyez de modestes travailleurs pour être de bons interprètes et toujours vivez au milieu du peuple (c’est à dire avec tout le monde).  Vous n’avez pas à faire la cour à des médiocres patentés; vous n’avez pas de dossier à remplir, vous pouvez changer de nom tous les jours, anonyme est le meilleur patronyme pour l’élégant généreux qui repousse le mal, guérit, charme, provoque l’amour ! Et n’allez pas dans les salons des ratés de l’existence diplômés de suffisance, écartez-vous des agents culturels chargés de la sécurité intellectuelle du système !
Amène la joie ! Publié sur le Site Médiapart

Est-ce que l’empathie et la bienveillance peuvent tout résoudre (ou presque) ?

Médiapart
4/01/2019

A cette question faussement simple et bien dans l’air du temps, la réponse de Thomas d’Ansembourg est catégorique (dans une interview à la une du Nouvelobs). Ce pape de la communication non violente (CNV) prétend que la résolution des conflits – y compris sociaux – passe par la connaissance de soi. Lire l’article publié sur le Site Médiapart

L’enjeu est la transformation collective, pas la transformation individuelle

Jon PALAIS
22/12/2018

Comment mener la bataille du climat ? La non-violence est-elle la meilleure méthode ? Quand tout va basculer, parviendra-t-on à orienter les choses vers la solidarité plutôt que vers les barbelés ? Ce sont les questions que pose Jon Palais, militant d’Alternatiba et d’ANV COP 21. Un entretien tourné vers l’action. Lire l’entretien publié par l’association Reporterre

L’étrange bataille autour de la mémoire de Gandhi

Jean-Simon GAGNÉ
15/12/2018

Le 30 janvier 1948, à New Delhi, Gandhi est assassiné par un fanatique qui l’accuse «d’émasculer» la nation hindoue. Le tueur, Nathuram Godse, prétend que les appels à la non-violence font partie d’un vaste complot pour que les musulmans massacrent des hindous. Malgré tout, après avoir tiré trois balles à bout portant sur le vieil homme, on raconte que l’assassin fait un geste incroyable. Il s’incline respectueusement devant celui qu’il vient d’abattre! Lire l’article paru sur le Site leSoleil

Avec les gilets jaunes, sans haine, sans armes, sans violence – FRANCE

Kaddour HADADI
5/12/2018

Avec sa chanson «On lâche rien», le chanteur HK a écrit un des hymnes des luttes sociales. Il appelle à un changement profond du système politique.
“… Et en ce moment capital de notre histoire commune, nous formulons un vœu, un souhait, ainsi qu’une conviction profonde : ce changement de système que l’on voit aujourd’hui comme inéluctable, nous rêvons de le voir s’installer à la suite d’un mouvement de grande ampleur de désobéissance civile non violente…” Lire l’article publié sur le Site Libération

La loi de la jungle n’existe pas

Pablo SERVIGNE
3/12/2018

Interview de l’OBS : Le livre que vous avez écrit avec Gauthier Chapelle a pour titre «l’Entraide. L’autre loi de la jungle». Vous y montrez comment la biologie du XXe siècle a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopéra3tion. D’où cela vient-il ? Lire l’interview, voir la vidéo publiés sur le BibliObs

Ghandi, le héros indien.

QUELLE CAUSE DÉFENDRE ?
Des mots pour le dire

(suite…)

Pourquoi la désobéissance civile fonctionne

Maria J. STEPHAN 
Erica CHENOWETH

(suite…)

Le collectif de travail au cœur de la résolution des conflits

Caroline DIARD
27/11/2018

Une organisation est souvent soumise à des conflits au sein des équipes. Les conflits sont inévitables mais ne doivent pas pour autant être négligés. La matrice de Thomas et Kilmannsert souvent d’outil de référence en matière de gestion des conflits. La méthode proposée est d’identifier les styles de gestion des conflits. Cinq styles y sont identifiés : tendance à rivaliser, à collaborer, à éviter, à céder et au compromis. Parmi ces styles, le compromis y apparaît comme une solution acceptable par l’ensemble des parties. Lire l’article paru sur le Site The Conversation

Les voix des femmes contre les violences sexuelles

Nathaly COUGNY
17/11/2018

Un livre poignant pour dénoncer le «féminicide». Dans cet ouvrage paru en 2015 aux éditions Sudarènes, l’écrivaine française, Nathaly Cougny, donne la parole à dix femmes et définit les différentes formes de violences sexuelles : viol, inceste, pédophilie, excision. Les témoignages rapportés «montrent l’engrenage de la violence et la reconstruction, quand elle est possible». Ce livre propose également une liste ciblée d’associations. Il aborde largement l’impact des violences sur les enfants et les adolescents, les troubles du comportement liés à la violence…. Lire l’article paru sur le Site El Watan

La réconciliation entre les peuples ne peut être réalisée ni par le silence ni par les distorsions

Christina KOULOURI
16/11/2018

Lors de l’événement de deux jours, les 9 et 10 novembre, intitulé  » Clio va à l’école « , organisé par le Groupe pour l’enseignement de l’histoire en Grèce, j’ai eu l’occasion de suivre la contribution de Christina Koulouri, professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université Panteion. Elle a présenté un matériel pédagogique simple qui vise à aider l’enseignement de l’histoire dans tous les pays des Balkans, efforts qui ont commencé lorsque les guerres en Yougoslavie ont pris fin, à une époque où les souvenirs de guerre étaient très frais. Le résultat a été achevé et publié en 2016. Lire l’article réalisé par Marianella Kloka de Pressenza

Paix et nonviolence : rébellion contre le système violent

Rédaction Pressenza Argentine
10/11/2018

À l’occasion du dixième anniversaire de Pressenza, l’Agence latino-américaine d’information (ALAI) co-édite thématiquement le nouveau numéro de sa revue trimestrielle América latina en movimiento (Amérique latine en mouvement). 

Le titre « Paz y NoViolencia: Rebeldía al sistema violento » (Paix et nonviolence : rébellion contre le système violent) condense en quelques mots et sans demi-mesure l’essence éditoriale de l’agence humaniste Pressenza, dédiée à la diffusion de nouvelles et d’analyses dans une approche nonviolente. Lire l’article publié le 10/11/2018 avec ses liens sur le Site Pressenza

La violence comme solution ? Et quelle violence ?

Dominique Henri BERTHÉ
9/11/2018

Je ne sais qui a dit qu’il fallait considérer la violence comme le moteur de l’Histoire. Il y a probablement d’autres “carburants” pour alimenter ce moteur, l’envie, le désir de puissance, la lutte des classes etc. On peut considérer cependant que l’Histoire est parcourue par une succession d’accès de violence qui rendent toute prévision aléatoire. Autant lire dans le marc de café. Hors les violences individuelles qui n’ont “d’intérêt” que si elles participent à l’écriture de l’Histoire, la violence a essentiellement 2 origines : politique et économique… Lire l’article publié sur le SIte Médiapart

Il ne faut jamais baisser les bras

Alejandro ROGER
9/11/2018

Interview depuis Moreno, en Argentine, du tout nouveau sous-secrétaire du sous-secrétariat à la nonviolence et au développement humain de cette commune. Comment en est-il arrivé là et comment cette initiative est-elle dirigée ? Alejandro Roger a travaillé pendant de nombreuses années en faveur de la nonviolence et de l’humanisme en Argentine. Et plus ponctuellement dans la ville de Moreno où il vit : des campagnes dans les écoles, dans les quartiers les plus défavorisés, autour des Parcs d’Étude et de Réflexion de La Reja, et avec les différentes congrégations religieuses de la région. Voir l’interview publié sur le Site Pressenza

il faut du travail politique, social et culturel pour combattre la haine et l’intolérance

Elly SCHLEIN
6/11/2018

Politiques migratoires, forces nationalistes et xénophobes, mise en réseau des forces politiques progressistes et de la société civile, opposition à la haine et à l’intolérance, puis la valeur de la nonviolence. Nous en avons discuté avec Elly Schlein, députée européenne pour « Possibile » et rapporteur pour son groupe S&d (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) pour la réforme du règlement de Dublin. Lire l’interview réalisée le 6/11/2018 par Anna POLO de Pressenza Italie

Accueillir les migrants

Xavier Bilbault
11/2018

L’Harmattan vient de publier un ouvrage de Xavier Bilbault dans lequel l’auteur souhaite un changement de regard sur les migrations. Il convie les États occidentaux et les ONG à mettre en place dans tous les lieux de tri et de détention, des programmes de formation en lien avec les capacités réelles des migrants, leurs acquis culturels et leurs propres souhaits. L’objectif est de lancer de telles formations tant du côté africain que du côté européen avec comme priorité la promotion de développements locaux ou transfrontaliers. Se procurer l’ouvrage par le Site L’Harmattan

12 stratégies qu’utilisent les thérapeutes pour gérer leur colère

Nicole PAJER HuffPost
28/10/2018

Article, publié à l’origine sur le HuffPost américain traduit par Guillemette ALLARD-BARES pour Fast For WordLa colère est un aspect universel de la vie, et le thérapeute si solide et compétent qui vous prodigue ses conseils toutes les semaines n’en est pas exempt. ″[Nos] connaissances théoriques sur la gestion de ce type d’émotions ne nous empêchent pas de réagir comme tout le monde: face au stress, il nous suffit d’une seconde pour sortir de nos gonds. Dans de tels moments, nous pouvons aussi nous montrer impulsifs, anxieux ou particulièrement susceptibles. Heureusement, fait-elle remarquer, quelques bons comportements et astuces soufflées par la neuroscience peuvent permettre à n’importe qui de réfréner ces élans négatifs pour retrouver calme et capacité à penser clairement. Quels sont donc les secrets de nos thérapeutes pour surmonter un élan de fureur? Nous leur avons demandé les pistes les plus utiles:

1. Appliquer la technique “STOP”
2. Réfléchir avant d’agir 
3. Utiliser ses sens comme un dérivatif
4. S’offrir une diatribe mentale
5. Mettre une distance entre soi et sa colère
6. Analyser les raisons de sa réaction
7. Travailler sa respiration
8. Prendre une minute pour se concentrer sur autre chose
9. Dépasser ses idées reçues
10. Changer son énervement en moteur
11. Remettre en cause ses impulsions
12. Rassembler ses pensées

Lire l’article publié le 28/10/2018 sur le Site HuffPost Tunisie

Ahimsa, un concept de paix intégrale

NOS PENSÉES
27/10/2018

Le terme “ahimsa” vient du sanskrit et fait référence à un concept qui plaide pour la non-violence et le respect de la vie. Il implique donc de ne pas tuer mais également de ne pas causer de douleur physique ou émotionnelle à un être vivant, que ce soit à travers les pensées, les mots ou les actions. Lire l’article paru le 27/10/2018 sur le Site Nos Pensées

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique III

Akop NAZARETYAN
23/10/2018

L’époque de la Renaissance et le siècle des Lumières ont été des réactions à la crise systémique de la civilisation agricole et ont ainsi revendiqué l’ancienne pensée rationaliste, ce qui a fait de l’Europe le leader de l’évolution historique. Les motivations morales « adultes » se renforcent au moyen de la pensée critique. Certes, les humains n’avaient pas encore appris à vivre sans guerres et sans idéologies, de sorte que les démarcations confessionnelles ont vite cédé la place à celles fondées sur la discrimination nationale ou de classe. Néanmoins, les images modifiées de la vie et de la mort des Européens ont contribué à une diminution radicale des effusions de sang, tant dans les guerres que dans les conflits quotidiens… Lire l’article publié sur le Site Pressenza

Violences scolaires : «Le sentiment d’abandon est totalement justifié»

Eric DEBARBIEUX
22/10/2018

Pour le chercheur Eric Debarbieux, les enseignants sont trop isolés et pas assez soutenus par leur hiérarchie. Ancien instituteur et délégué ministériel chargé de la prévention de la lutte contre les violences en milieu scolaire (2012-2015), le chercheur Eric Debarbieux (1), également président de l’Observatoire européen de la violence scolaire, analyse pour Libération ce que révèle le mouvement #PasDeVague. Lire l’interview faite par Marlène THOMAS le 22/10/2018 sur le Site Libération

«La non-violence est un vaccin»

Jean-François BERNARDINI
13/10/2018

Chanteur du célèbre groupe corse I Muvrini, mais aussi président de la fondation corse AFC-Umani, Jean-François Bernardini sera de retour en Aveyron Le lundi 14 octobre, un an et demi après son intervention à Rodez. Lire l’interview publié sur le Site LADEPECHE.fr

La philosophie ubuntu

Valentin MUFILA
13/10/2018

L’ubuntu est une philosophie et une règle de vie en Afrique subsaharienne, fondée sur la compassion, le respect de l’autre et la croyance en un lien qui unit l’humanité entière. Depuis des temps lointains, des peuples tels que les Bantous, les Bakongos, les Zoulous et les Xhosas d’Afrique du Sud, les Yurubas et les Ausas du Nigéria sont tous reliés par ces valeurs, bien qu’ils utilisent des langues et des dialectes différents. Des rois, des reines et des tribus comme Sundiata Keita au Mali et la reine Nzinga en Angola se sont engagés à améliorer la société et à combattre l’esclavage sur la base de valeurs de solidarité et de fraternité, montrant que malgré les conflits internes, il y avait toujours une autre manière de procéder. En fait, l’ubuntu nous exhorte à nous soutenir et à nous entraider, en affirmant que « je suis parce que nous sommes » et « je suis ce que je suis parce que nous sommes tous ce que je suis ». La philosophie de l’ubuntu a inspiré Gandhi pendant son séjour en Afrique du Sud et Nelson Mandela dans la lutte contre l’oppression de son peuple, et lui a permis de sortir du régime féroce de l’apartheid sans vengeance ni bain de sang, créant l’instrument extraordinaire que fut la Commission vérité et réconciliation, un exemple suivi ultérieurement par d’autres peuples. Lire l’article publié le 13/10/2018 sur le Site Pressenza

Le désespoir de Gandhi et la lutte pour la vérité et l’amour

Robert BURROWES
5/10/2018

Robert J. Burrowes  effectue des recherches approfondies depuis 1966 dans le but de comprendre pourquoi les êtres humains sont violents.  Auteur de « Pourquoi la violence ? ». Dans cet article, à partir de l’exemple de Gandhi il présente quelques acteurs contemporains de la rébellion contre les tyrans et les meurtriers du monde actuel, appelant à ne pas abandonner par désespoir. Publié le 5/10/2018 sur le Site Pressenza / Site Robert Burrowes 

Guerres et violences : nouvelles questions, nouveaux défis pour l’éthique et la théologie

Dominique GRENIER
26/09/2018

Le rédacteur en chef religieux au quotidien La Croix, économiste et théologien, propose dans la Revue d’éthique et de théologie morale de septembre 2018, un ensemble de textes sur le thème « Nouvelles questions autour de la guerre ». Article publié le 26/09/2018 sur le Site La Croix

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique II

Akop NAZARETYAN
23/09/2018

La foi dans la vie posthume (d’abord celle d’autrui, puis la nôtre) accompagne l’histoire du genre Homo depuis plus de deux millions d’années ; dans sa version anthropologique, elle a contribué radicalement à la viabilité de l’Homoprimitif. Beaucoup plus tard, dans le Néolithique et dans les premières cités-états, l’image de l’existence après la mort a acquis de multiples versions et, jusqu’à la période axiale (milieu du premier millénaire avant J.-C.), la pensée mythologique a dominé complètement la culture. Parmi les particularités d’une telle pensée, il y a celle selon laquelle l’argumentation morale s’adresse exclusivement aux sujets de l’autre monde (ancêtres totémiques ou dieux) qui voient tout, même si nous parvenons à cacher nos mauvaises actions aux autres et à les punir inéluctablement pour ce fait. L’idée du choix individuel et de la responsabilité personnelle est à peine perceptible dans la vision du monde mythologique des enfants. Lire l’article publié sur le Site Pressenza

Nelson Mandela au-delà du politique

Jean-Paul JOUARY
20/09/2018

Interview de Olivier FLUMIAN, de Pressenza. Le 18 juillet dernier a vu commémoré le centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Devenu une icône universelle, l’homme a su donner une noblesse rare à l’engagement politique à travers ses paroles et ses actes. De lui, on connaît le combat contre l’Apartheid, la longue résistance au régime raciste menée durant 27 années en prison, l’œuvre de réconciliation entre sud-africains entreprise après sa libération en 1990 puis la sage présidence de son pays entre 1994 et 1999. Mais on connaît moins la profondeur, l’originalité et l’universalité de sa pensée. Pressenza a donc rencontré Jean-Paul Jouary, philosophe et écrivain, qui a consacré un livre au leader sud-africain en 2014 : « Mandela, une philosophie en actes ». Publié le 20/09/2018 sur le Site Pressenza

Héroïsme, terrorisme et violence sociale : Notes en psychologie politique I

Akop NAZARETYAN
7/09/2018

La différence comportementale et psychologique entre les terroristes des années 1990 à 2010 et ceux des années 1950 à 1980 reflète une tendance mondiale vers une pensée politique de plus en plus primitive. La structure et la logique des motivations religieuses et la foi littérale dans les récompenses de la vie après la mort rendent les activités des terroristes plus cruelles et destructrices que celles des « romantiques révolutionnaires » séculiers. Les conclusions de l’auteur se fondent non seulement sur des sources littéraires, mais aussi sur de nombreuses années d’observations personnelles et d’expérience pratique auprès de politiciens de différentes parties du spectre politique… Lire l’article publié sur le Site Pressenza

L’intolérance, la violence et la discrimination

Francisco Javier ESTEVEZ
12/08/2018

“Il semble urgent de nous éduquer dans le présent: savoir comment gérer les problèmes actuels de l’intélérance, de la violence et de la discrimination”. Interview de Francisco Javier Estevez, lauréat du prix UNESCO-Madanjeet Singh. Interview réalisée sur le Site Tolerancia y No Violencia

La non-violence reste un précepte très pertinent

Arun GANDHI
28/06/2018

Petit-fils du Mahatma publie “Le Pouvoir de la colère” à l’occasion des 70 ans de son assassinat par un fondamentaliste hindou. Comme son grand-père, Arun Gandhi prône la non-violence qu’il juge toujours d’actualité. Lire l’article et voir la vidéo, publiés sur le site de RTL  /  Lire la chronique publiée le 28/06/2018 sur le Site arrondissement.com

Le pouvoir de la colère, Marabout, 2018

Le déchaînement du monde

François CUSSET
11/06/2018

L’historien des idées, convié à la 4e édition du Monde Libre, animée par Aude Lancelin, s’est exercé à une réélaboration du concept de violence. Pour celle-ci dorénavant invisible et vraisemblablement exacerbée par le néolibéralisme, le professeur de civilisation américaine à l’Université Paris-Nanterre privilégie désormais un statut durable, installé dans les institutions, plutôt qu’un statut d’exception, plus ordinairement employé. Lire l’article paru le 11/06/2018 sur le Site LeMédiapresse

Le Déchaînement du monde, Editions La Découverte, 2018

La non-violence est-elle un mode d’action efficace ?

Dominique BOISVERT
29/05/2018

Avocat et écrivain québécois. Dans son dernier ouvrage : un plaidoyer dans lequel il défend la non-violence comme le mode d’action le plus efficace. Une thèse certes discutable mais dont il tient à démontrer la cohérence. Lire l’article paru dans Les Inrockuptibles

Nonviolence. Une arme urgente et efficace, Ecosociété Eds, 2018

Qu’est-ce que la violence légitime ?

Thomas SCHAUDER
09/05/2018

Le professeur de philosophie analyse “La violence est un état de fait, elle est aussi un problème de droit. Sans une certaine dose de violence, l’ordre peut-il être respecté ? Et sans violence, l’ordre pourrait-il être renversé ?
Lire l’article paru dans Le Monde.fr

Là où la violence psychique relevait de l’exception, elle est aujourd’hui l’ordinaire

François CUSSET
20/04/2018

L’historien, dans son dernier livre, réfute l’idée que nous vivons aujourd’hui dans une société plus apaisée qu’hier. Selon lui, la violence a changé de visage, devenant plus sournoise et psychique, à mesure que l’injonction à jouir se faisait plus pressante. Et si nous étions, au quotidien, confrontés à une brutalité inédite ? Lire l’interview parue dans Libération

Le déchaînement du mondeÉditions La Découverte, 2018

Empathie, solidarité, coopération, non-violence, spiritualité et respect de la nature pourraient nous unir

Piero P. GIORGI
11/04/2018

Neuroscientifique italien dont l’enseignement l’a conduit de Bologne au Royaume-Uni, en Suisse puis à l’Université du Queensland à Brisbane en Australie, où il a créé un programme de Master en Études de la Paix.
Lire l’interview parue dans Pressenza

70 ans après Gandhi, les non-violents poursuivent la lutte

Andrés ALLEMAND
30/01/2018

Les manuels de résistance civile mettent la non-violence à la portée de tous. Plus besoin de leaders! Ses adeptes vantent des stratégies plus efficaces que la brutalité. Lire l’article paru le 30/01/2018 sur le Site Le Matin Dimanche

Il est urgent de transmettre le désir de paix

Marc CRÉPON
30/01/2018

Face à la propagation des messages belliqueux, le philosophe rappelle la tâche essentielle de l’éducation critique.
Lire l’article paru sur le Site La Croix

La colère peut être positive si elle est contrôlée

Arun GANDHI
28/01/2018 

Si nous étions capables de contrôler la colère, de l’utiliser de façon efficace, nous serions capables de réduire la violence“. Les 70 ans de la mort du Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence et père de la nation indienne, seront célébrés lundi. Son petit-fils Arun Gandhi, qui a repris le flambeau de son grand-père, était l’invité de l’émission C’est arrivé demain. A 84 ans, il a expliqué en quoi la pensée de son aïeul inspirait toujours. Lire l’interview publié le 28/01/2018 sur le Site Europe 1

La diminution de la violence dans le monde est un phénomène massif et incontestable

Steve PINKER
17/11/2017

Professeur de psychologie cognitiviste à l’université Harvard, dans son ouvrage “La part d’ange en nous” vise à démontrer et à expliquer la baisse de la violence au fil des siècles, l’humain accorde beaucoup plus d’importance à la vie aujourd’hui, et c’est sans doute pour cela que le nombre d’accidents diminue sans cesse. Lire l’interview publiée par Libération

La part d’ange en nous, Les Arènes édition, 2017

Comment résister aux microviolences du quotidien

Simon LEMOINE
18/04/2017

Philosophe, chargé de cours à l’université de Poitiers : “Nous sommes chaque jour bourreau et victime d’une multitude de toutes petites violences, qui mises bout à bout, nous façonnent et nous empêchent de nous rebeller“.
Lire l’interview parue dans Les Inrockuptibles

Microviolences, le régime du pouvoir au quotidien, CNRS éditions, 2017

L’homme est-il violent par nature ?

Diane MELLOT
04/01/2017

“Terrorisme, génocides, massacres d’Hommes et d’animaux, meurtres, conflits en tous genres, maltraitances… Le monde dans lequel nous vivons semble de plus en plus violent. Depuis l’apparition de l’Homme sur Terre – il y a 2,5 millions d’années – son histoire se caractérise par une violence non seulement constante et universelle mais également protéiforme, envers ses semblables ainsi que l’ensemble du vivant. Où la violence trouve-t-elle ses racines ? Est-elle intrinsèque à la nature humaine ? Pouvons-nous la juguler ? “. Lire l’article paru dans notre-planète.info

Il s’agit de résister à la banalité de la violence

Marc CRÉPON
18/11/2016

Philosophe, en partant des effets de la violence et non de ses causes, Marc Crépon refuse la spirale de sa justification. Sans bonne conscience mais loin du nihilisme, il propose le «consentement meurtrier», une lucidité active qui rend possible la protestation. Lire l’interview parue dans Libération

L’épreuve de la haine, Odile Jacob, 2016

Quand la violence s’infiltre dans le quotidien

Olivier SPINNLER
09/11/2016

Psychiatre et psychothérapeute à Lausanne. Jeux de pouvoir ou petites manipulations, la violence est parfois subtile. Mécanismes et pistes pour la contrer. Lire l’interview parue dans planète santé

Vivre heureux avec les autres, Odile Jacob, 2012

La Non-violence comme stratégie

Jean-Marie Muller
28/01/2015

Dans cet article, Jean-Marie Muller parle de la notion de fin et de moyens et du principe de non-coopération et recadre le défie à la répression.
Extrait : …”Henri David Thoreau, qui veut parler en homme pratique et en citoyen, prend soin de préciser qu’il ne se situe pas du point de vue de ceux qui se disent anarchistes et demandent d’emblée « point de gouvernement ». Ce qu’il veut d’emblée c’est « un meilleur gouvernement [6] ». Il affirme que, pour remplir son devoir de citoyen, l’individu ne doit pas orienter son comportement selon les obligations de la loi, mais selon les exigences de sa conscience. « Ne peut-il exister de gouvernement, s’interroge-t-il, où ce ne seraient pas les majorités, en quelque sorte, qui trancheraient du bien et du mal, mais la conscience ? (…) Le citoyen doit-il jamais un instant, si peu que ce soit, abdiquer sa conscience au législateur ? À quoi bon la conscience individuelle alors ? Je crois que nous devrions être hommes d’abord et sujets ensuite. Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien…”  Article paru sur le Site Web de la Revue des Ressources

La Non-violence comme philosophie

Jean-Marie MULLER
26/01/2015

Tout un chacun est prêt à reconnaître que notre monde est violent. Mais l’est-il davantage que les époques qui l’ont précédé ? La violence n’est-elle pas constitutive de toute société, comme René Girard l’a démontré ? Comment, dès lors, envisager de ne pas s’y résigner et lutter contre son empire ? Dans un diptyque dont voici le premier volet, le philosophe Jean-Marie Muller nous incite à l’optimisme, au pragmatisme et à la lutte. Lire l’article paru sur le Site La Revue des Ressources

Agir collectivement contre la violence à l’école

Cécile VAN HONSTÉ
12/2013

La violence en milieu scolaire est une préoccupation centrale pour tous les acteurs de l’école. Pour y faire face, plusieurs pistes d’intervention sont possibles. Au lieu de se centrer sur les sanctions et l’exclusion des « responsables », auteurs de cette violence, nous proposons dans cette analyse d’adopter une autre posture : la prévention et la sensibilisation. La violence à l’école est un phénomène complexe et global, lié au « climat » d’un établissement, au ressenti de certains actes perçus comme violents, à un sentiment d’insécurité. Il ne suffit pas d’écarter certains individus pour éradiquer un climat « violent ». Tous les acteurs peuvent agir ensemble, dans un projet commun, pour y mettre un terme : enseignants, directions, pouvoirs publics, associations mais aussi et surtout… les parents. Disponible sur le Site de la FAPEO

TABLE DES MATIERES
Introduction, Pourquoi lutter contre la violence à l’école ? À qui la faute ? Un problème collectif, Conséquences importantes, pour tous, Quelles pistes pour intervenir ? Agir ensemble, dans la durée, Politiques scolaires globales : échec scolaire, relégation, dispositifs d’accrochage scolaire, Réflexion sur le climat scolaire et espaces de paroles, Pratiques éducatives, Règles, cadre et sanctions, Dispositifs de sensibilisation et médiation scolaire, Intervention du système policier et judiciaire, Conclusion. Annexe : référentiel pratique pour les parents, L’école et les centres PMS : premiers référents en matière de violence à l’école, La Ligne Ecole et Parents : ligne d’écoute et de conseils, La médiation par les pairs, La formation de délégués de classe, Les Services de promotion de la santé à l’école (PSE), Les Services de médiation scolaire, Les Aides en Milieux Ouverts, Les Services d’accrochage scolaire, Les Cellules Bien-être, Les « évènements d’exception », Les aides judiciaires et policières, Bibliographie.

La non-violence, une force pour le 21e siècle

François VAILLANT
14/06/2013

La non-violence se présente comme une voie pour humaniser les sociétés humaines. Elle développe des exigences éthiques qui ne font que rejoindre les grandes sagesses séculaires des civilisations. Le problème de notre époque étant de plus en plus celui de la violence, comment est-il possible de sortir de la spirale de la violence ? Agir de manière non-violente envers le violent pour résoudre un conflit, est-ce efficace et réaliste ? Cet article tente d’apporter des réponses à ces questions, tout en posant les principes fondamentaux de la non-violence. Lire l’article paru sur le Site eesc.europa

Essai de morale fondamentale, Editions Le cerf, 1990

La violence totalitaire

Nicolas WERTH
15/01/2013

Directeur de recherches au CNRS-IHTP : “La violence est au cœur du fonctionnement des régimes totalitaires, qui visent ainsi à éradiquer toute forme d’opposition et à créer un État et une société homogènes”Lire l’article paru dans Histoire n° 1048

La non-violence : le mythe et les réalités

Domenico LOSURDO
4/03/2010

Dans un ouvrage édité en Italie, La non-violenza. Una storia fuori dal mito, le professeur Domenico Losurdo explore le concept de non-violence et son usage dans l’histoire contemporaine. Loin des idées reçues, il montre ses ambivalences. Souvent exigence pacifiste, elle peut-être aussi une fuite des responsabilités, et devient aujourd’hui un habillage de propagande pour toutes sortes d’ingérences. Il répond ici aux questions de Marie-Ange Patrizio.
Marie-Ange Patrizio : Le concept de non-violence nous fait immédiatement penser à Gandhi : quel jugement exprimes-tu sur cette grande personnalité historique ?
Domenico Losurdo : Il faut distinguer deux phases dans l’évolution de Gandhi. Au cours de la première phase, il ne pense pas du tout à une émancipation générale des peuples coloniaux. Il appelle au contraire la puissance coloniale, la Grande-Bretagne, à ne pas confondre le peuple indien —qui à l’instar des Anglais peut faire état d’une antique civilisation et d’origines raciales « aryennes »— avec les noirs, avec, même, les « grossiers cafres, dont l’occupation est la chasse et dont la seule ambition est de rassembler une certain nombre de têtes de bétail pour conquérir une femme et mener ensuite une existence d’indolence et de nudité ». Lire la suite de l’entretien publié sur le site Voltairenet.org

L’homme non violent et sa présence à l’histoire

Paul RICOEUR
02/1949

… Ces notes consacrées à la violence et à la non-violence procèdent d’une question centrale : à quelles conditions le non violent peut-il être autre chose qu’un yogi au sens de Koestler, qu’un pur en marge de l’histoire… Lire l’article parue dans le numéro de février 1949 de la revue Esprit