La violence, une défaite

La violence, une défaite

La violence, une défaite

Pierre BOQUIÉ
15/06/2020

Il y a quelques années lors d’un forum en Italie, à cette question d’un jeune étudiant, « Avec tant de violence dans le monde, comment faire triompher la paix ? », Prem Rawat a eu cette réponse : « Notre seul espoir est que la voix de la paix soit plus forte que celle de la violence. » Il entendait par là qu’il est inutile d’essayer d’agir directement sur la violence pour en faire baisser l’intensité, que c’est par un engagement de plus en plus large en faveur de la paix que la violence finira par être abandonnée. Dans ce grand moment de protestation contre les violences policières, et particulièrement les violences racistes, j’ai l’impression de voir rejouer un film que j’ai déjà vu jouer à maintes reprises. Le privilège de l’âge me donne un certain recul sur les événements. Néanmoins, j’y vois un élan international très positif qui, en réaction à un nième crime raciste, démontre combien cette question est toujours présente dans les cœurs et dans les esprits. La flamme n’est pas éteinte. Et ça aussi j’ai pu l’observer au fil des ans. C’est sur cela que je m’appuie pour garder espoir. Mais est-ce que dénoncer la violence suffit à la faire reculer ? C’est une vraie question. Lire l’article publié sur le site Pressenza

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