L’humanisme marxiste

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L’humanisme marxiste

Salvatore Puledda. Interprétations de l’humanisme.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le « modèle » marxiste que Lénine avait instauré en Union soviétique semblait désormais marqué par une crise de plus en plus profonde et dramatique. Avec Staline, il prenait le visage d’une dictature impitoyable. C’est dans ce contexte que va se développer une nouvelle interprétation de la pensée de Marx, en opposition et en alternative à l’interprétation « officielle » du régime soviétique, et qui a pris le nom « d’humanisme marxiste ». En effet, ses représentants soutiennent que le marxisme a un « visage humain », qu’au centre de sa problématique se trouve la libération de l’homme de toute forme d’oppression et d’aliénation, et que donc, par essence, il s’agit véritablement d’un humanisme. Un groupe assez hétérogène de philosophes se rattache à ce courant de pensée, parmi lesquels on peut citer Ernst Bloch en Allemagne, Adam Shaff en Pologne, Roger Garaudy en France, Erich Fromm et Herbert Marcuse aux États-Unis.

Ainsi, à partir des années cinquante, avec le défi que l’interprétation théorique de l’humanisme marxiste a lancé à la doctrine « orthodoxe » du régime soviétique, on assiste à une rude confrontation entre deux conceptions de la pensée de Marx, qui s’excluent mutuellement. Mais une situation de ce genre n’était pas une nouveauté ou une anomalie dans l’histoire du marxisme ; c’était, bien au contraire, presque une constante. En effet, la pensée de Marx a connu, durant toute sa phase de développement et pour de nombreuses raisons, une large variété d’interprétations

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