Fernando MONTALBÁN
29/10/2019

Résister à la violence que l’on a en soi est possible si nous y sommes attentifs. Quand nous comprenons comment elle nous touche ou peut nous toucher, alors nous choisissons la manière d’y répondre. S’il n’y a pas de prise en compte, il n’y a pas de choix, c’est alors ma propre mémoire qui me dicte comment réagir. Il ne s’agit pas d’endurer, de tolérer ou de se résigner puisque ces concepts impliquent une attitude de défaite devant les difficultés. Résister ne signifie pas se défendre ou se protéger. Ces attitudes font que tout ou tard, nous réagirons avec une certaine violence. On parle dernièrement beaucoup des gens toxiques, et du besoin de s’en éloigner. Mais cela ne résout rien, au contraire, cela nous rend plus faible. De combien de personnes toxiques finirons-nous par nous éloigner ? Et si nous étions nous-mêmes des personnes toxiques, comment fuir ? Cette réaction fait peu sens et nous coupe des gens qui nous entourent. Le problème avec des personnes soit-disant toxiques est celui d’un système de valeur dans lequel ces personnes restent sous un seuil pour tout : argent, patrie, drapeau, banque, travail… Si nous craignons tant ce que l’autre peut nous faire subir, nous devrions comprendre que si nous ne sommes pas attentifs, tout peut nous arriver. Et si au contraire nous nous préparons à être plus attentifs que nécessaire, plusieurs options se présentent et nous avons le choix. Mais, que se passe-t-il avec la violence qui m’est extérieure ? Lire l’article publié sur le site Pressenza